dimanche 29 juin 2008

Hommage au Dr Maxime Rousselle .


Je tiens aujourd’hui à rendre hommage sur mon blog avec respect et considération à une immense personnalité qui a rendu et rend toujours des services éminents à notre pays. Il s’agit de mon grand ami le DR Maxime Roussel vivant aujourd’hui à Talence en France

Cher ami et confrère, je n’estime pas avoir le talent suffisant pour que ce simple message soit à la hauteur de votre personne

Pour parler objectivement de votre carrière de médecin et d’écrivain au Maroc, c’est une biographie qu’il faudrait écrire et cela me semble relever du travail d’un professionnel de l’écriture. De toute évidence, mon billet sera très insuffisant. Il ne peut englober votre riche carrière de longue haleine au Maroc.

En 1951, à la fin de vos études de médecine, vous avez demandé à servir dans un poste de bled plutôt qu’en ville. Au moment où vos camarades de promotion avaient choisi de s’installer en privé, vous rentrez dans la santé publique. La fortune ne vous intéressait pas.

Vous dites dans le préambule de votre bouquin intéressant « le médecin du bled » : « je me sens incapable de demander de l’argent à des gens pauvres, malades de surcroit. Au moins à la santé publique, je n’aurais pas à tendre la main pour vivre. «

Et vous ajoutez : « si à défaut de se remplir les poches on s’enrichit l’âme, n’est ce pas la meilleure façon de vivre ? » Quelle leçon d’altruisme et d’oubli de soi !

Vous étiez affecté à Tounfite et vous vous étiez voué corps et âme à votre vocation de médecin. Vous aviez œuvré avec des moyens de bord aidé par un aide soignant que vous aviez formé sur le tas ( Ali Oudbib que Dieu ait son âme !) dans les régions enclavées du cercle de Tounfite ( Anemzi, Agoudim, Anefgou, Tirghiste, Izza Atmane, Sid Yahya Ou Youssef), puis Itzer, Aghbalou, Krouchen… avant de continuer dans d’autres régions du Maroc : Erfoud et Rabat où vous avez servi jusqu’en 1975.

Dans l’un de vos e mails vous dites que vous avez laissé un peu de vous au Maroc .
Cela se sent dans tous vos écrits.

A coté de votre travail colossal de médecin vous portez une autre casquette non moins intéressante, celle de l’écrivain chevronné impregné de la culture marocaine, comme en témoigne votre travail « le médecin du bled « Préfacé par Dr Michel Jobert et où vous nous apportez en fin « quassass » ( narrateur ) un témoignage captivant plein d’humour sur ce que vous avez vécu dans le bled.

Dans votre 2è ouvrage d'érudition « médecins, chirurgiens et apothicaires français du Maroc (1577-1907) vous rendez hommage à d’anciens médecins qui avaient pratiqué au Maroc au cours des siècles passés. Sans oublier vos nouvelles pleines d’anecdotes et de légendes marocaines que vous n’avez pas publiées (Tiguelmamines, Ijebli, la buveuse de houle, etc….)

Pour finir, veuillez accepter cher ami, les remerciements et la gratitude de tous ceux qui vous ont connu à travers mon blog.

Je tiens à vous remercier aussi pour les jouets que vous envoyez régulièrement et qui font la joie de petits méritants de l’association.

J’espère, cher ami et confrère, que vous allez garder longtemps votre dynamisme.

mardi 17 juin 2008

RICH : PERSPECTIVES D ’ AVENIR DES DEUX SOURCES


Personne ne parle de la région de Rich, en matière de thermalisme, et pourtant les deux sites sus cités constituent un gisement d’ eaux thermales important. Elles sont exploitées par les curistes locaux, régionaux, nationaux et par des étrangers mais toujours de façon traditionnelle. Dans ce message, nous allons essayer de projeter ce que ,nous voyons comme perspectives d’ avenir de ce potentiel thermal important mais malheureusement mal exploité.

On assiste actuellement à un engouement pour le thermalisme et le tourisme de santé et du bien être un peu partout dans le monde. Nous souhaitons que les décideurs, à l’ instar des pays concurrents, s’ intéressent à ce secteur et feront de la région de Rich une destination thermale digne de ce nom. Les deux sources offrent d’ énormes possibilités pour la création d’ emploi mais aussi pour l’ amélioration du niveau de vie de la population dans la région.

Pour cela des études hydrologiques devraient être faites afin de déterminer la véritable composition chimique des deux sources. Et les données recueillies devraient être illustrées sur des brochures et des CD, pour les présenter aux investisseurs intéressés. Elles devraient également servir à informer le public.
Des études de faisabilité devraient être effectuées par la commune et présentées aux investisseurs privés et au gouvernement pour les intégrer dans le cadre du développement régional.

Les points forts des deux sources :

Leur situation sur un secteur touristique important, celui du Sud Est marocain très fréquenté par les touristes étrangers puisqu’il offre plusieurs produits : - le tourisme du désert : les dunes de Merzouga à Erfoud. - le tourisme des oasis –palmeraies - le tourisme de montagnes : randonnées. - le tourisme culturel : Zaouiat Sidi Hamza, Moussem d ’ Imilchil et celui des juifs de Gourrama.

Les infrastructures d’accueil existantes :

Les deux sources ont motivé quelques opérateurs économiques à investir dans les infrastructures d’ accueil. La commune de Kerandou compte notamment une auberge de 12 lits très fréquentée par les touristes et quelques maisons d’ accueil pour les curistes locaux et régionaux. L ’ entourage des bains compte également quelques commerces et quelques cafés maures. La commune rurale n’ arrive pas encore à commercialiser son tourisme du bien être. Selon le gérant de la source thermale Moulay Ali Chrif, le flux touristique étranger demeure insignifiant. Toutefois, les grandes vacances connaissent une affluence assez bonne grâce à la clientèle marocaine résident à l’ étranger , qui vient profiter des effets bénéfiques des deux sources. Ces infrastructures existantes sont dans un état assez dégradé et ne mettent pas en valeur le potentiel important des deux stations.

Propositions :

Le projet proprement dit consiste en un réaménagement des stations :

* Construction d ’ une cité thermale avec toutes ses composantes et éléments collectifs en intégrant des piscines et des bains, avec apport de matériel répondant aux normes internationales en matière de thermalisme.

* Construction d’ un hôtel de capacité moyenne d’ une centaine de lits près de la station thermale. - Construction d ’ appartements pour les curistes venant en famille.

*Construction d ’ un jardin d ’ enfants, de mosquée et de commerces.
Aménager des surfaces pour le sport . Et des habitations du personnel qui, lui-même, devrait être formé et qualifié pour ce genre de prestations.
L ’ investissement global doit s ’ élever à mlusieurs millions de DH. En plus de l ’ investissement, le ministère de tutelle devrait promouvoir le tourisme de santé en général pour développer ce secteur dans tout le pays à l’ instar de la Tunisie et de la France qui mettent tout en œuvre pour faire de leurs sources thermales de vrais temples de bien être et de remise en forme et pour attirer une clientèle qui cherche de plus en plus à combattre le stress, l’ obésité, le tabagisme, plus qu’ à soigner des maladies proprement dites.

Photo publiée d'une station thermale européenne modèle, revons d'en avoir une station semblable dans notre belle vallée de Kerrandou.



jeudi 12 juin 2008

Rich : Fréquentation et constitution des eaux des deux sources


Les deux sources sont fréquentées par les curistes locaux, régionaux et également nationaux - Pour la source Moulay Hachem , Les curistes viennent faire une cure hydrique . Ils emmènent également des réserves d’ eau de sources pour finir la cure à domicile. De la route, le nombre de bidons qu ’ on peut voir est impressionnant.
Pour la source chaude Moulay Ali Chrif, et selon le gardien, une moyenne de 60 personnes viennent chaque jour prendre des bains. Ceux qui viennent de loin logent chez l’ habitant, étant donné qu’ il n’ y a ni auberge ni hôtel sur les lieux.

La constitution des eaux des sources : Aucune analyse récente ne figure sur les lieux ni dans la monographie de la ville de Rich. Les gens utilisent l’ eau de Moulay Hachem pour soigner les maladies rénales et digestives. Ils l'assimilent à l’ eau Sidi Hrazem qui est bicarbonatée magnésienne.
L’ eau chaude de Moulay Ali Chrif est sulfureuse comme en témoigne la forte odeur qui s’ en dégage. Elle ressemble beaucoup à l’ eau de Moulay Yacoub, et elle est employée pour soigner les maladies de la peau. Il n’ est pas signalé de composition sur les lieux mais une pancarte indique les usages que l’ on peut en faire.