mercredi 8 avril 2015

Tounfite- Zaouiat Sidi Yahya Ou Youssef.



La zaouia ou confrérie mystique de Sidi Yahya ou Youssef est un lieu religieux se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Tounfite. Elle aurait été fondée, selon, certaines sources, au XIe siècle JC par Sidi Yahya Ou Youssef, un saint idrisside.
La fondation de la Zaouia est relatée dans une légende racontée et perpétuée par ses descendants, et que voici:

Sidi Yahya est un descendant du fondateur de la ville de Fès (Idriss II). Il revendique son appartenance biologique à Idriss II descendant du prophète par l’intermédiaire de sa fille Fatima Zahra.

Yahya Ben Youssef avait étudié à Fès, il était cheikh d'une confrérie. Il quitte Fès pour contribuer au progrès de l'islamisation en profondeur du pays.

Dans son périple spirituel, le saint passe par l'ouest du pays et se rendit dans la vallée du Drâa qu'il quitte pour poursuivre son voyage en longeant Oued Ziz jusqu'à ce qu'il arrive dans les sommets de la chaîne Est d'El Ayachi. Là, sa chamelle blanche, qui le précède pour lui indiquer, comme le veut la tradition, le lieu de son installation, refuse de franchir le col de cette chaîne( d'où le nom de Tizi N'Telghoumt: col de la chamelle).

Interprétant cela comme un signe de la volonté de Dieu, le Cheikh rebrousse chemin et suit sa chamelle qui , cette fois ci, franchit facilement le col de Tagount et s'arrête dans la vallée de Oued Ouirine, près d'une falaise curieuse de schiste. Le Cheikh décide alors de construire sa Zaouia dans ce lieu qu'il trouve propice à la méditation. Depuis, le cheikh confirme son autorité spirituelle et sa baraka que les tribus avoisinantes venaient chercher dans son sanctuaire et auprès de ses descendants, héritiers généalogiques de ses pouvoirs mystiques.
Il faut noter que la Zaouia possède des annexes à Ait bAyach, chez les Ait Boumoussa ( Igouramen), chez les Ait Bouziane d'Itzer et ceux de Ennd.Tiré de mon travail"Midelt  esquisses historiques et culturelles "qui verra le jour incessamment. 

lundi 2 mars 2015

Outat- Missour- Oulad El Haj

Oulad El Haj( tribu mère des Oulad Khaoua)


Oulad El Haj avaient prospéré au cours du XVIIIè siècle dans la région d'Outat El Haj, ils obtinrent l'appui des Oulad Youssef, tribu comprenant de nombreuses fractions, parmi lesquelles les Oulad Abdelkrim les plus nobles , les touals, les Morafira, les Oulad Nfir, les Mouarif, les Oulad Aissa, les Oulad El Bekri, les Fotfala, les Oulad Nasser. Leurs chefs et leurs Caids furent choisis chez les Oulad Abdelkrim qui groupèrent les Oulad El Haj.

Les Oulad El Haj établirent leur dominations sur les tribus voisines. Les berbères des environs vinrent se réfugier chez eux. Les Oulad El Haj ainsi renforcés luttèrent contre les arabes de la Dahra ( les bni Mguil), contre les Houara, les Marmoucha et les Ait Boughanem. Il y eut à cette époque, beaucoup de sang répandu et beaucoup de ruines accumulées.
On disait en parlant des Oulad El Haj que:« leurs biens se trouvaient dans leurs montures» .

A la deuxième moitié du XVIIIè siècle, des luttes intestines éclatèrent entre les Oulad El Haj. Elles persistèrent l'espace de toute une génération ( luttes dans lesquelles vieillit le nouveau né). Le vieux détesta son voisin, et toute la région fut profondément troublée. Alors, les Oulad Aissa, les Maârif, les Achach et les Hmouyine s'enfuirent chez les Houara. Les oulad Hmid se séparèrent également des Oulad El Haj et allèrent habiter chez Oulad Sidi Yaacoub. D'autres vont vers la région de Ksabi et d'Outat, ce sont Oulad Khaoua.

Les berbères d'Almiss, Trioura, Bni Hayoun, Oulad Said rejoignent leurs frères dans la montagne.

Les Oulad El Haj et les Oulad Khaoua ont été comme déjà mentionné des nomades, ils ont mené une vie collective qu'exigeait le bien commun, vie dans le même pâturages, dans les mêmes zones de nomadisation, la défense contre les razzias. Il y avait chez eux la croyance en un ancêtre commun, le cheikh respectable et responsable de leur tribu. Les noms de ces ancêtres se perpétuent aujourd'hui chez les Oulad El Haj et Oulad Khaoua, malgré l'affaiblissement de la vie communautaire. On est fils de: des Oulad et des Ben.

Oulad El Bekri, Oulad Aissa, Oulad Dahmane, Oulad Hachlaf, Oulad Cherif, les Ben Taher, les Benikhlef....

Texte tiré de mon livre qui verra le jour très prochainement: "Midelt- Esquisses Historiques et Culturelles".

mercredi 18 février 2015

Il neige sur Midelt



Il neige sur Midelt. Cette fois c'est une véritable neige , la ville n'a jamais vu autant de neige depuis plusieurs années. Le paysage immaculé que nous voyons de la terrasse de notre igloo est fantastique. Les noyers , les cyprès et les pommiers de la place verte sous la neige offrent aux yeux une image idyllique. Un silence absolu règne sur le quartier, on le dirait tiré de l'éternité.


Mais à côté de ce tableau féerique, il y a le revers de la médaille, Midelt et sa région sont isolés. Les régions enclavées de l'arrière pays le sont encore plus avec la neige. Les denrées alimentaires et le bois de chauffage risquent de manquer si la neige continue avec la même cadence.