<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820</id><updated>2012-01-27T09:27:20.629-08:00</updated><category term='it'/><category term='anes'/><title type='text'>Les echos de Midelt.</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>190</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-8164910233410137236</id><published>2012-01-27T09:19:00.000-08:00</published><updated>2012-01-27T09:27:20.641-08:00</updated><title type='text'>ADIEU ROUI…CHA*, REPOSE EN PAIX  Par Salah Abdelmoumen</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Wmv2A_lOoIQ/TyLebe9F-II/AAAAAAAAAf4/dAE5qp4iS3M/s1600/rouicha.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 96px; height: 128px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Wmv2A_lOoIQ/TyLebe9F-II/AAAAAAAAAf4/dAE5qp4iS3M/s320/rouicha.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702364641951611010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je ne saurai dire si avec ma plume aussi acérée soit elle, en transcrivant quelques gallicismes placés bout à bout plus ou moins adroitement, je pourrai rendre hommage à ce grand homme, à Rouicha l’unique, l’incomparable. Mais je supplicierais le verbe sans hésitation, en guise de reconnaissance, pour parler de cet être fabuleux et affable, humble et courtois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet homme qui a su pendant de longues années faire vibrer à travers son timbre de voix et son « Raghoul » la corde de l’espoir dans les cœurs meurtris de ses auditeurs les rendant complètement ralliés à sa cause.&lt;br /&gt;Ce fut l’un des rares chanteurs à avoir fait l’unanimité chez le public Marocain qu’il soit arabophone ou berbérophone.  Il avait un don du ciel  depuis son jeune âge et bien vite tous les jeunes de son époque, n’ayant pas résisté à l’attrait de sa musique, l’ont pour la plupart adopté définitivement et nombreux d’entre eux se sont mis sur ses traces en imparfaits imitateurs.  Moi-même, j’ai troqué mon luth dans le temps pour me convertir à l’Outar, cet instrument que Feu Mohamed Rouicha adulait et cajolait comme un enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet instrument qui incarne la culture amazigh dans l’Atlas  et  qui risquait de tomber dans la désuétude renait de ses cendres grâce  aux doigts en or du maitre et à son potentiel créatif inouï. Eh oui l’histoire se rappellera  que cette sublime innovation du rajout de la quatrième corde qui lui est attribuée sans aucune contestation a permis à cet instrument de gagner ses titres de noblesses au point qu’il fut plus tard introduit dans de grands orchestres de musique classique au Maroc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mohamed Rouicha, l’empathique, le généreux est parti en laissant derrière lui un registre plein de chansons et de réalisations qui ont fait le bonheur de ses contemporains. Ses innombrables albums  sont une richesse pour le patrimoine culturel marocain. Je me rappelle, sa maison et notamment un grand salon au rez-de-chaussée orné de tapis  zaianis  où il recevait ses visiteurs les bras ouverts et donnait sans compter. Il prodiguait conseils aux apprentis « outairis »  dont je faisais partie dans le temps sans la moindre réserve. Que Dieu l’accueille dans sa céleste demeure au milieu des sains musulmans de ce monde et qu’il le recouvre de sa miséricorde. &lt;br /&gt;Que ses amis et inséparables « Mouloud ou Hammouch », Lahcen «dit el mouftil », Mustapha menni et bien d’autres ainsi que tous ses fans trouvent ici l’expression des mes sincères condoléances. Que ses enfants sachent que tous les marocains se joignent à eux dans cette douloureuse circonstance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*ROUI..CHA : Concocte quelques choses (en berbère)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salah ABDELMOUMENE- Rabat&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-8164910233410137236?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/8164910233410137236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=8164910233410137236' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8164910233410137236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8164910233410137236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2012/01/adieu-rouicha-repose-en-paix-par-salah.html' title='ADIEU ROUI…CHA*, REPOSE EN PAIX  Par Salah Abdelmoumen'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Wmv2A_lOoIQ/TyLebe9F-II/AAAAAAAAAf4/dAE5qp4iS3M/s72-c/rouicha.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5637047489045365961</id><published>2012-01-22T11:26:00.000-08:00</published><updated>2012-01-22T11:46:30.675-08:00</updated><title type='text'>FEU ROUICHA a trépassé pour allumer des brasiers ailleurs : Par Majid Blal</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-K-LAU5rYT20/TxxkTuek4uI/AAAAAAAAAfs/wSFEgOxWGyc/s1600/images%2B%25281%2529.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 231px; height: 218px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-K-LAU5rYT20/TxxkTuek4uI/AAAAAAAAAfs/wSFEgOxWGyc/s320/images%2B%25281%2529.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5700541518400774882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'OUTAR EST TRISTE, L'OUTAR EST DEVENU ORPHELIN!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Feu Rouicha, tu avais allumé le brasier de la culture marocaine avec ton Outar et la lumière des étincelles risque de nous réconcilier avec nous mêmes!&lt;br /&gt;Au-delà des gouts musicaux. Au-delà des clivages identitaires et des perceptions biaisées de certains modernismes qui refusent et méprisent l’authentique, il y a le constat de l’apport de Rouicha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Au-delà des particularismes régionalistes, linguistiques, claniques, tribaux, il y a des marocains qui se reconnaissent dans leurs artistes qu’importent d’ou ils émergent. Quartier, montagne, plaine, ville, campagne…&lt;br /&gt;Au-delà de ces complexées de l’histoire qui ne valorisent les leurs que s’il y a boomerang par le label occident et de la certification « Produit reconnu par les pays clinquants », il y a les connaisseurs de la trame marocaine. &lt;br /&gt;Ce genre de sans personnalités qui ont attendu que le Jazz fasse du « Gnaoui » un genre respectable pour qu’ils l’adoptent dans leurs mœurs et lui donnent la stature dans leur appréciation, n'est souhaitable que comme exception. &lt;br /&gt;Je n’impose rien ni culpabilise personne. Je constate que certains marocains ne reconnaissent la valeur de leur patrimoine que si l'occident leur en dit du bien, que si l’occident le leur dit…Je ne parle pas des gouts et des couleurs où chacun peut vaquer à sa guise...&lt;br /&gt;Rouicha devrait être une icône de l’appartenance au pays des Atlas, un symbole exhibant un patrimoine dans le quel s’identifient toutes les composantes de la société. &lt;br /&gt;Une fierté de tous les enfants de ce pays qui voient un chantre de la culture incarner leur Maroc pluriel. La spécificité de la phrase musicale de Rouicha empreinte de Marsaoui comme de plusieurs autres apports locaux, n’est que le fruit d’un mÉtissage en cours depuis si longtemps avec le reste de l’humanité &lt;br /&gt;Rouicha n’est pas uniquement le chantre d’un genre musical ni d’une ethnie, ni du moyen et du haut Atlas. Il était l’aboutissement d’un combat pour se faire une place dans le cœur de tous.&lt;br /&gt;Ce serait de mauvaise foie, malhonnête et surtout suffisant d’en faire uniquement le chantre de l’amazighité. Le représentant troubadour d’une partie de la population non citadine,… Penser ainsi c’est lui accoler un statut réducteur, lui concéder et le confiner dans une reconnaissance minimaliste, méprisante et méprisable. &lt;br /&gt;Rouicha était autant à l’Outar que ce qu’était Ravi Shankar à la cithare. Comme ce dernier, Rouicha ne mérite pas plus qu’un statut national pour la dimension identitaire des marocains et un statut d'artiste universel pour la dimension musicale et culturelle.&lt;br /&gt;Alors si vous êtes marocains(es), ne me dites pas Winekh ! Comme un clin d’œil complice et complaisant mais dites moi Winekh où vous êtes inclus(es) comme référence à un particularisme commun, qu’on met au service de l’universalisme. &lt;br /&gt;Rouicha le symbole d’un Maroc qui veut se débarrasser des démons de l’essentialisation par la Musique.&lt;br /&gt;Adieu Rouicha, on t’aimait bien&lt;br /&gt;Salut l’Artiste, je t’aimais bien&lt;br /&gt;Sherbrooke le 17 janvier 2012&lt;br /&gt;&lt;iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/cmpAeIWnuPM" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5637047489045365961?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5637047489045365961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5637047489045365961' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5637047489045365961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5637047489045365961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2012/01/feu-rouicha-trepasse-pour-allumer-des.html' title='FEU ROUICHA a trépassé pour allumer des brasiers ailleurs : Par Majid Blal'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-K-LAU5rYT20/TxxkTuek4uI/AAAAAAAAAfs/wSFEgOxWGyc/s72-c/images%2B%25281%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1616265966477109457</id><published>2012-01-17T11:32:00.000-08:00</published><updated>2012-01-17T15:17:09.544-08:00</updated><title type='text'>Mohamed ROUICHA n'est plus</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Q9YqFBP_M90/TxXQLqEq7UI/AAAAAAAAAfg/gPNTnwoaXxA/s1600/imagerouicha.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 226px; height: 223px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-Q9YqFBP_M90/TxXQLqEq7UI/AAAAAAAAAfg/gPNTnwoaXxA/s320/imagerouicha.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698689802198248770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est en ce mardi gris d'hiver, ce 17 Janvier 2012, que le grand artiste de l'Atlas Mohamed ROUICHA nous quitte à l'âge de 62 ans.&lt;br /&gt;La disparition de ce grand chanteur marocain est une douloureuse épreuve pour son grand public, à l'intérieur et à l'extérieur du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce grand spécialiste de l'Outar (instrument typiquement marocain), a eu une réussite dans le monde artistique de l'Atlas sans équivalent.&lt;br /&gt;Avec sa voix ensorcelante, et le rythme envoûtant de son "outar", il a su se maintenir des décennies durant, en haut de l'affiche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le talent de Mohamed ROUICHA  a été salué par tous les marocains, arabophones et berbérophones .&lt;br /&gt;La fin de ROUICHA, que Dieu ait son âme, est également la fin d'une époque. La chanson amazigh, est désormais un peu orpheline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous souviendrons de toi Si Mohamed, nous écouterons tes chansons aussi longtemps que nous vivrons&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Dieu nous sommes et à lui nous retournons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1616265966477109457?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1616265966477109457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1616265966477109457' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1616265966477109457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1616265966477109457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2012/01/mohamed-rouicha-nest-plus.html' title='Mohamed ROUICHA n&apos;est plus'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Q9YqFBP_M90/TxXQLqEq7UI/AAAAAAAAAfg/gPNTnwoaXxA/s72-c/imagerouicha.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-179059263272417255</id><published>2012-01-10T12:03:00.000-08:00</published><updated>2012-01-14T08:31:46.514-08:00</updated><title type='text'>Elisabeth Lafourcade "la toubiba" de Midelt</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-w29-aLz-JgI/TwycaYHrFqI/AAAAAAAAAfU/jKKDbnfRrvU/s1600/imagelafourcade.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 296px; height: 251px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-w29-aLz-JgI/TwycaYHrFqI/AAAAAAAAAfU/jKKDbnfRrvU/s320/imagelafourcade.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5696099605682001570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dr Elisabeth Lafourcade a eu une très bonne réputation dans la région de Midelt où elle a exercé comme chirurgien pendant plusieurs années. A mon arrivée à l'hôpital de Midelt en 1981, le personnel ancien de l'hôpital  me parlait de sa compétence, sa droiture, son dévouement aux pauvres... "Tamraboute" , comme l'appelaient les berbères de la région, était très aimée de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce billet, je me permets de publier le témoignage de quelqu'un qui l'a bien connue pour avoir pratiqué dans la même période qu'elle mon grand ami  ami Dr Maxime Rousselle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;De Tunis à Sousse, puis au Maroc, dans le bled, le docteur Elisabeth Lafourcade a donné l'exemple d'une vie entièrement consacrée aux autres, sans jamais abdiquer sa forte personnalité qui masquait mal une bonté et une compétence étonnantes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elisabeth Lafourcade est née le 18 septembre 1903 à Mourmelon où son père, officier colonial, était alors en garnison. Orpheline assez tôt, elle est élevée par sa grand­mère dont les ressources sont très modestes.&lt;br /&gt;Attirée par la vie africaine qu'elle connaît par quelques séjours faits, enfant, avec son père, elle se sent attirée par le mode de vie du Père de Foucauld, mais ne se reconnaît pas la vocation religieuse. Alors, pour "servir" elle entreprend grâce à une bourse, des études de médecine, à Paris d'abord, puis à Montpellier, y menant la vie d'une étudiante pauvre. Pourtant, ainsi que la décrit une de ses condisciples, externe des hôpitaux comme elle, c'est une fille gaie, enjouée, dont les réparties sont fines, justes, précises, pétillantes de malice sans méchanceté, boute-en-train, mais aussi profondément sérieuse et recueillie quand elle faisait ses retraites à Lourdes. Elle a très tôt la vocation chirurgicale et elle est rapidement appréciée par les équipes auxquelles elle s'intègre. C'est avec une grande simplicité - dit un de ses patrons - qu'elle se penchait au chevet de ses malades ou des opérés et personne ne fut long à s'apercevoir, sans qu'elle en parlât jamais, qu'elle s'attachait surtout aux déshérités et que sa vigilance à leur égard ne s'éteignait pas avec la fin des soins d'hôpital.&lt;br /&gt;En juillet 1929, elle est recrutée comme chirurgien à l'hôpital de Tunis. Son arrivée est mal perçue par les milieux intégristes tunisiens qui critiquent la nomination d'une femme, d'abord, mais aussi d'une femme qui n'hésite pas à afficher sa foi chrétienne. Si cette femme ne part pas, on emploiera les moyens efficaces pour la faire partir, note-t-on dans un de leurs journaux! Elle n'en a cure. Les autorités la soutiennent et elle est rapidement acceptée par les musulmans eux-mêmes.&lt;br /&gt;En 1937, elle est mutée à l'hôpital de Sousse où elle entreprend d'améliorer la formation professionnelle des infirmiers, tout en continuant son activité chirurgicale. &lt;br /&gt;La seconde guerre mondiale, par les restrictions qu'elle impose, complique toutes les tâches, pénurie en médicaments, en matériel, etc ... Lors du reflux des armées allemandes de Tripolitaine vers Tunis, sa maison est soufflée par un bombardement et elle trouve refuge dans une maison close de la ville. La tenancière la prend sous sa protection et l'accompagne quelquefois lors de visites de malades la nuit. &lt;br /&gt;En avril 1944, elle est affectée à l'hôpital maritime de Sidi-Abdallah, avec un contrat qui l'assimile à un médecin de marine à deux galons. Malheureusement, le 2 juillet, elle contracte une fièvre typhoïde, qui pour être relativement bénigne, n'en inspire pas moins beaucoup d'inquiétude car une radio pulmonaire montre, en plus, des lésions tuberculeuses aux sommets des poumons. &lt;br /&gt;Elle surmonte cette épreuve et reprend volontairement son service quelques semaines plus tard. Ne pouvant la garder en service actif, la marine l'envoie au Centre de phtisiologie de Meknès (Maroc). Elle y voit un signe de la Providence, car c'est au Maroc que Dieu me voulait dit-elle. Après sa convalescence, elle est nommée, par les Services de Santé chérifiens, chirurgienne à l'hôpital indigène Cocard de Fès (avril 1945). &lt;br /&gt;En 1948, elle demande à aller à Ksar-es-Souk, dans le Tafilalet (sud marocain) où on vient de créer un poste de chirurgien. Elle y sera le seul chirurgien pour une population de plus de cent mille habitants répartis sur un territoire de 400 kms du Nord au Sud et presque autant de large. Elle est attachée à 1 'hôpital où se trouve le "plateau technique chirurgical" le plus complet, mais elle sera tenue de desservir les hôpitaux annexes de Midelt et d'Erfoud, à jours fixes mais aussi pour répondre aux urgences intransportables. Tous ses confrères sont persuadés que la rigueur du climat va lui être fatale, mais elle s'obstine et débarque à l'hôpital du Tafilalet qu'elle ne devait plus quitter. Lorsque je l'ai rencontrée pour la première fois en 1952, elle avait presque la cinquantaine. C'était une femme frêle, la poitrine légèrement rentrée, vêtue d'une robe très simple, la tête recouverte d'un petit fichu bleu qu'elle ne quittait que pour coiffer le calot de la salle d'opération. Elle me faisait penser à une religieuse laïque. Ce n'est que bien plus tard que j'appris qu'elle dépendait de l'association Jésus Ouvrier, car elle n'en faisait jamais état. Etant alors médecin-chef de l'hôpital d'Erfoud, j'avais été surpris, lors de la première visite que je lui fis, de ne pas la trouver dans un de ces logements de fonction que la Santé publique mettait à la disposition de ses médecins du bled. C'est elle qui ne l'avait pas voulu. Elle avait fait vœux de pauvreté et occupait une petite maison marocaine traditionnelle en terre, comme celle de ses malades. Un minuscule jardin servait aux ébats de Seringa, son chien et de sa gazelle, don d'une famille de malades reconnaissants.&lt;br /&gt;Elisabeth Lafourcade venait régulièrement tous les quinze jours, dans son vieux Bedford, opérer Ge lui servais d'assistant) les malades que je lui avais triés. Suivant la tradition du bled, elle déjeunait à la maison ou chez quelques autres amis. Elle en avait beaucoup ! Cette fille d'un dévouement extraordinaire, avait parfois une brutalité de langage qui surprenait ceux qui la connaissaient mal. Très souvent elle "engueulait" ses malades. Après quoi, elle passait toute la nuit à leur chevet pour les surveiller. A côté de cela, une naïveté désarmante et une grande piété qui en faisait réellement une missionnaire. Tous les Marocains du Tafilalet la connaissaient et on peut même dire qu'il vénéraient leur toubiba. Un jour je suis appelé par le chef du poste de Taouz, à 75 km au Sud: ''Allo, toubib, venez vite. Nous avons un blessé grave. Il a les tripes à l'air. L'histoire est simple: un jeune homme en voulant entraver un chameau s'est fait mordre. L'animal a saisi le garçon dans sa longue et puissante mâchoire, au niveau du flan et de la région lombaire. Les incisives tranchantes ont fait une plaie avec eviscération au niveau de l'abdomen et une importante contusion dans la région lombaire. Le blessé est choqué et avec les faibles moyens dont je dispose je n'ai que la solution de l'évacuer vers Erfoud en prévenant la toubiba, à Ksar-es-Souk, de nous rejoindre. L'évacuation est lente, pour ne pas trop secouer le blessé. En arrivant à l'hôpital d'Erfoud, la toubiba est déjà là, faisant les cent pas sur le perron. Il est dix huit heures trente. "Enfin vous voilà, quelle saloperie me ramenez-vous ?"&lt;br /&gt;Sur la table d'opération, c'est encore plus grave que je ne le croyais. En plus de l'éventration, il y a rupture du rein qu'il faut enlever. Toute l'intervention se fait, bien sûr, avec le seul moyen d'anesthésie dont nous disposons, le vieil Ombredanne, et sans possibilité de transfusion sanguine, rien que des liquides de remplissage : plasma et subtosan.&lt;br /&gt;Vers dix heures le blessé est mis dans un lit, toujours sous le choc dont il ne semble pas vouloir sortir. Lafourcade, Hamani (l'infirmier du bloc) et moi restons près de lui.&lt;br /&gt;Un peu après minuit, arrêt cardiaque, et malgré tous nos efforts nous ne parvenons pas à réanimer le pauvre gosse. Lafourcade lâche un juron, se ressaisit aussitôt et se laisse tomber sur une chaise, immobile, les mains jointes, je crois qu'elle prie un instant. - Bon, ce n'est pas tout, il faut que je reparte. J'ai un gros programme opératoire demain marin à Ksar-es-Souk. Il faut que j'aille dormir un peu.&lt;br /&gt;- Mais il est plus d'une heure du marin. Ce n'est pas prudent, toute seule, sur la route. Je vais vous accompagner.&lt;br /&gt;- Ah! vous m'embêtez, je suis assez grande pour rentrer toute seule ...&lt;br /&gt;- Et si vous creviez?&lt;br /&gt;- Allah est miséricordieux! Fichez-moi la paix et donnez-moi un café.&lt;br /&gt;Ainsi était la toubiba. Je l'ai vue faire près de 500 km dans une journée au volant de sa voiture, pour une opération, puis reprendre son travail après quatre heures de sommeil. Ses moments de repos, elle les occupe à tricoter des brassières pour les nouveau-nés de la maternité. Elle accompagne, quand elle le peut, les équipes qui font les vaccinations dans le bled. Ces séances donnent lieu à de grands rassemblements et elle en profite pour dépister des malades ou des blessés qui négligent souvent d'aller en consultation. Elle se tient au courant des progrès de la chirurgie et si un instrument lui manque, plutôt que d'attendre des jours et des jours que l'administration veuille bien le lui fournir, elle n'hésite pas à l'acheter sur ses propres deniers. Dans la période trouble qui précède l'indépendance du Maroc, elle reconnaît qu'elle n'a aucun engagement politique. Son seul souci, ce sont les malades ou les blessés de quelque côté qu'ils soient. En décembre 1955, elle fait un séjour en France, à la maison-mère de Jésus Ouvrier à Tours. Elle en profite pour aller consulter ses anciens patrons de la Faculté de Montpellier pour un nodule sous le bras. Le diagnostic est formel, il s'agit d'un cancer du sein quelque peu négligé. Elle revient à Meknès, est opérée à la clinique Cornette de Saint-Cyr où elle reçoit la visite du Sultan Mohammed V venu voir une de ses sœurs également hospitalisée. Elle raconte elle-même : Sa Majesté a exprimé des vœux de guérison et le souhait que je veuille considérer le Tafilalet comme une seconde patrie, mais qu'avant de mourir, il faut que je vive longtemps pour soigner ses sujets. ... Cela valait le jus!&lt;br /&gt;En janvier 1957, son état empire. Elle refuse les divers traitements qu'on lui propose. Son &lt;br /&gt;courage, elle le puise dans ses retraites au monastère de Tioumliline ou à Lyon (retraite organisée en août 1957 par l'Association Jésus Ouvrier). A son retour, elle apprend qu'elle vient d'être nommée Chevalier de la Légion d'Honneur ce qui la comble de confusion. &lt;br /&gt;Fin 1957, son état décline mais elle reste toujours attentive à tous ceux qui l'entourent. Tous se pressent pour l'aider, le chauffeur musulman de l'hôpital vient presque tous les jours pour la conduire à la messe, tandis qu'à ses infirmiers et au personnel de l'hôpital elle distribue de l'argent pour faire un arbre de Noël à leurs enfants.&lt;br /&gt;Le 7 janvier, vers 6 heures du matin -moralement en paix- elle remettait son âme à Dieu. A son inhumation dans la terre marocaine qu'elle avait tant aimée et tant servie, il y avait foule. Non seulement tous ceux qu'elle avait soignés, mais également les autorités marocaines représentées par le docteur Faraj, ministre de la Santé, le délégué de l'Ambassade de France au Maroc, le consul de France, ainsi que la fondatrice de Jésus Ouvrier et un chanoine du clergé de Tours. En tout, plusieurs milliers de personnes de toutes origines. Le docteur Faraj devait prononcer une émouvante allocution, rendant hommage à son ardeur et à son dévouement sans limite. Au nom de sa Majesté Mohammed V, il déposa sur son cercueil la décoration d'officier du Ouissam Alaouite, pour les services éminents rendus par elle au Maroc. Elisabeth Lafourcade s'était voulue essentiellement témoin de la médecine française par sa technicité. Par son dévouement et son rayonnement, elle fut aussi témoin de la chrétienté en terre d'Islam, non en prêchant l'Evangile, mais en le vivant.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Docteur Maxime Rousselle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;ex-médecin de la Santé Publique au Maroc.&lt;br /&gt; BIBLIOGRAPHIE:&lt;br /&gt; * Blanche Poupineau et Marcel Delabroye. Elisabeth Lafourcade. Editions du Centurion. Paris 1965.&lt;br /&gt;*Docteur Maxime Rousselle, Médecins du Bled.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-179059263272417255?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/179059263272417255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=179059263272417255' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/179059263272417255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/179059263272417255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2012/01/elisabeth-lafourcade.html' title='Elisabeth Lafourcade &quot;la toubiba&quot; de Midelt'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-w29-aLz-JgI/TwycaYHrFqI/AAAAAAAAAfU/jKKDbnfRrvU/s72-c/imagelafourcade.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4272065211801766600</id><published>2012-01-01T11:47:00.000-08:00</published><updated>2012-01-01T12:00:49.146-08:00</updated><title type='text'>Bonne Année 2012</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-6B-JNr5lau8/TwC7aVmltkI/AAAAAAAAAfI/fVf3DUViLOc/s1600/mideltimage.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 280px; height: 180px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-6B-JNr5lau8/TwC7aVmltkI/AAAAAAAAAfI/fVf3DUViLOc/s320/mideltimage.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5692755990146299458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A tous les lecteurs du blog, je souhaite une nouvelle année 2012, riche en belles surprises, pleine de bonheur et de santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d'entre vous ont continué à fréquenter echomidelt en dépit de mon éclipse de plusieurs mois de la blogosphère.&lt;br /&gt;Sachez que ce blog est le votre , vous pouvez participer à son amélioration par vos suggestions et vos articles .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2012, je vous promets un blog perfectionné avec plus d'articles sur différents thèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne et Heureuse Année à vous tous!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4272065211801766600?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4272065211801766600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4272065211801766600' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4272065211801766600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4272065211801766600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2012/01/bonne-annee-2012.html' title='Bonne Année 2012'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-6B-JNr5lau8/TwC7aVmltkI/AAAAAAAAAfI/fVf3DUViLOc/s72-c/mideltimage.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5661738687714173173</id><published>2011-08-01T13:19:00.000-07:00</published><updated>2011-08-01T13:21:44.043-07:00</updated><title type='text'>Saîd Guennoun- l'auteur de " la Montagne Berbère" - suite</title><content type='html'>Dans la cinquième partie de son livre « la montagne berbère » - (Edition du Comité de l’Afrique Française, Paris 1929- ) Saîd Guennoun retrace toutes les phases de la « pacification »du pays des Ait Oumalou (versant nord de l’Atlas) à partir de 1914 jusqu’en janvier 1926, moment où s’achève l’occupation du pays des Ichequirn et où lui-même, à son grand regret, devra quitter cette région. En effet, dès l’occupation d’El Kebab, en mai 1922, il en était devenu chef de poste.  Après avoir rempli les mêmes fonctions, non loin de là, à Ait Ishaq, pendant deux ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aime passionnément ce moyen Atlas, où, sans doute, il se sent chez lui, d’autant plus que Hadda, sa campagne, est une très jeune berbère de Krouchen.&lt;br /&gt;Le succès de cette publication – qui obtient le prix Montyon en 1930- l’entraine à se mettre en travail pour préparer un nouvel ouvrage, la voix des monts, édition Oumnia, Rabat 1934. C’est presque son journal de bord de 1921. &lt;br /&gt;A El Kebab, Said Guennoun , en tant qu’officier des affaires indigènes, aménage le territoire qui lui est confié, traçant des pistes, construisant une école et des bâtiments administratifs, rendant la justice  etc…&lt;br /&gt;Proche des gens dans leurs travaux agricoles comme dans leurs fêtes, il représente pour la population une troublante énigme : il incarne l’autorité de la France et, en même temps, il se dit berbère et musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains de ses officiers supérieurs savent reconnaitre les qualités de cet officier français, resté berbère, ainsi quel le déclare cette citation de 1924 : «  officier de renseignement de tout premier ordre, dans la profonde connaissance de la langue et des mœurs  berbères, jointes aux plus belles qualités d’audace et d’énergie, a rendu à l’œuvre de «  pacification » sur le front Zaiane des services inappréciables.&lt;br /&gt;Par contre, d’autres officiers n’ont pas compris l’énorme avantage que représente chez lui, cette culture berbère, et cette proximité de ses frères de race. Ce sont ceux sans doute pour qui le militaire prime où ignore le politique. En tout cas, moins d’un an après l’hommage rendu par la citation de 1924, le futur général De Loustal qui veut l’écarter de son secteur, le condamne : «  il a un commandement très personnel et une tendance à s’émanciper…il peut être un très bon agent, à condition que ses chefs ne se laissent pas influencer par lui… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profondément affecté par le départ forcé du Moyen Atlas, Said  Guenoun prend, dans sa maison de Meknès, une permission d’une année après laquelle il rejoint son nouveau poste dans le nord, près d’Ouazzane. Plus tard il sera nommé à Séfrou, en 1928, puis à Itzer où il retrouve les montagnes qu’il aime et où il écrit en 1938 « la Haute Moulouya », véritable monographie de la région. C’est là où il continue également sa recherche sur la culture et la littérature berbère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En 1939, Said est muté à Meknès, c’est là dans sa petite maison qu’il meurt le 25Fevrier 1940, ayant professé devant témoin sa foi musulmane et légué ses affaires à sa fille qui vit à Khénifra. On l’enterre selon sa volonté formelle dans le cimetière qui s’étend au près du tombeau de Sidi Mohamed Ben Aissa, le célèbre Cheikh El Kamel.&lt;br /&gt;FIN&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NB : Texte tiré des notes de Michel Lafont.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5661738687714173173?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5661738687714173173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5661738687714173173' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5661738687714173173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5661738687714173173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2011/08/said-guennoun-lauteur-de-la-montagne.html' title='Saîd Guennoun- l&apos;auteur de &quot; la Montagne Berbère&quot; - suite'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1115565786646241027</id><published>2011-05-22T04:03:00.000-07:00</published><updated>2011-05-22T04:33:57.563-07:00</updated><title type='text'>Said Guennoun - l'auteur de la " Montagne Berbère)</title><content type='html'>Said Guennoun est né en 1887 à Oulad Aissa, canton de Dra El Mizane. Il est donc, par son origine, un kabyle d'Algérie. Brillant élève, le jeune Said avait accompli des études assez poussées pour l'époque, brevet supérieur en Français, et , en Arabe, Diplôme de Adl( clerc de Qadi)de la medersa d'Alger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Said possédait une parfaite connaissance de l'arabe et du berbère.&lt;br /&gt;En 1902, il s'engage dans les tirailleurs algériens, où ses capacités lui font , en quelques années, gravir tous les échelons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1912, il était promu Sous Lieutenant. A la veille de la grande guerre de 1914, il est naturalisé français et il se trouve plongé dans le monde berbère marocain au cours de ce qui fut appelé "la pacification".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était officier des détails au bataillon du commandant Fages, du 5è régiment de tirailleurs algériens à la petite bourgade de Khénifra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laverdure qui commande ce poste avancé, veut tenter contre le célèbre chef berbère Moha Ou Hammou, à Lehri, un coup de main audacieux qui tournera à sa défaite. Le soir du 13 Novembre 1914.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Affecté au camp en 1914, Said Guennoun assistera en témoin impuissant à la déroute de l'expédition du colonel Laverdure, Il écrit: " en quelques minutes, malgré leur sang froid admirable, et celui de leur officier, nos soldats furent bousculés, submergés, anéantis par les flots de cavaliers et de fantassins venus même de la Moulouya.&lt;br /&gt;Ils ne purent que bien mourir, et c'est ce qu'ils firent sous les yeux même de leurs camarades restés à Khénifra".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1915, Said Guennoun quittait le moyen Atlas pour aller aux tranchées où s'affrontaient les armées françaises et allemandes en Champagne et à Verdun. Il a été grièvement blessé le 17 Avril 1917.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour au Maroc, Said Guennoun portait sur ses manches les galons de Capitaine, et sur sa poitrine, les médailles de la légion d'honneur, de la croix de guerre, à côté de celle du Wissam Alaouite.... ( à suivre)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1115565786646241027?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1115565786646241027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1115565786646241027' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1115565786646241027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1115565786646241027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2011/05/qui-est-said-guennoun-lauteur-de-la.html' title='Said Guennoun - l&apos;auteur de la &quot; Montagne Berbère)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-6316645724844318832</id><published>2011-03-18T14:52:00.000-07:00</published><updated>2011-03-18T14:59:15.475-07:00</updated><title type='text'>L’Occident et la richesse Halal - Par Majid Blal.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-QYo2cnQCkE0/TYPVrTlvapI/AAAAAAAAAew/gAeHsXMmx14/s1600/image001.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 160px; height: 120px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-QYo2cnQCkE0/TYPVrTlvapI/AAAAAAAAAew/gAeHsXMmx14/s320/image001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5585542902839208594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une immense station service en plein désert&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les politiques occidentales dans le monde arabe ainsi que leurs pendants en missions commerciales, n’ont jamais été contre le label Halal puisqu’ils consomment allégrement et sans retenues, les richesses bénies des pays agenouillés par fortes soumissions et avec l’aide de leurs hommes de main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la découverte du pétrole, le monde arabe n’est plus qu’une immense station service en plein désert de droits, de respect et de dignité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les pays colonisateurs ainsi que les nouvelles puissances n’ont négligé aucun stratagème pour se servir dans cette manne rendue puante par tant de sang, d’oppression et d’exploitation éhontée. Immonde par tant de promesses non tenues, par des politiques coloniales où le Realpolitik n’est rien qu’une méthode systématique et systémique de justifier l’hypocrisie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Long processus pour entretenir le constant désir, devenu viscéral, de dominer les peuples et les populations impuissantes et surtout de faire des affaires « Ce n’est pas personnel, c’est juste du bizness » Capiche paisano ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ton destin est ainsi c’est écrit…Mektoub mon frère !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Populations Arabes, a qui on tricoté un destin de sous-hommes et qu’on a parqué dans le grenier de la fatalité. On leur a tressé un raisonnement sur mesure de passivité puis on leur a écrit un parcours-argumentaire sur le parchemin du Mektoub. On s’est bien efforcé, de lobotomiser leur volonté d’éducation, d’émancipation et de réalisation de soi comme individu et comme entité par injection sous cutanée de l’adage « Quand le temps n’arrange pas les choses, il attend qu’on s’y habitue » Amen…&lt;br /&gt;Et quand cela ne suffisait pas, on fait appel aux gérants des succursales pour amender les doléances par la peur, la corruption, la misère, l’ignorance… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des gérants de succursales qui on fait de la citation de Napoléon Bonaparte une règle immuable, universelle et indiscutable « On gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus. » De toutes les façons, leur ont enseigné leurs maîtres, « Ces Gens là! Et c’est connu, ne comprennent que le langage de la force… » Comme quoi dans le gène de l’Arabe, Il est inscrit qu’il n’a pas besoin d’institutions démocratiques fortes mais d’hommes puissants pour le mettre  au pas.&lt;br /&gt;Les momies, les fossiles et la voix de son Maître…&lt;br /&gt;Et pour l’énergie fossile, il fallait momifier les dirigeants, les mœurs, les mentalités pour en faire un espace en dehors du temps et de l’évolution universelle. Une terre où les hommes comme les richesses sont des fossiles qu’on s’amuse à dater au carbone 14 pour justifier leur besoin de l’occident moderne, triomphant pour avancer dans le concert des nations de la contemporanéité.  &lt;br /&gt;‎"Les démocraties fabriquent les armes, les dictatures les achètent et les diplomates s’arrangent pour que personne ne soit au courant"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis les médias occidentaux ont pris le relais pour palabrer et focaliser sur le "Realpolitik", la meilleure façon de justifier l'indifférence de leurs sociétés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de tous ces intérêts convergents vers les richesses de ces contrées, on s’était mis d’accord que la « Mauvaise monnaie chasse la bonne » et qu’il fallait s’affairer à la garder sale puis on en a fait une suite arithmétique : La mauvaise gouvernance chasse la bonne, la docilité chasse la compétence, la mauvaise foi chasse la bonne intention, l’intérêt des nostalgiques du colonialisme chasse l’espoir de l’indigène… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que sont multipliés et ont pullulé dans ce terrain de jeux,  les proxénètes, les financiers, les faux culs, les détenteurs de la vérité absolue, les arrivistes, les aventuriers sans scrupules...qui ont chassé et muselé les derniers des mohicans porteurs de la justice sociale et de la dignité et de l’espérance.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Hogra-mépris, Internet, wikileaks et les mots-cailloux…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis à Tunis et sortis de derrière leurs claviers ! Des gavroches de la communication internet. Des Gavroches qui montent les barricades. Qui montent aux Barricades à l’assaut de la parole et de l’indignation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je suis tombé par terre&lt;br /&gt;C’est la faute à Voltaire&lt;br /&gt;Le nez dans le ruisseau&lt;br /&gt;C’est la faute à Rousseau »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je traduis pour les Gavés-de-roches arabes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis dans le bordel,&lt;br /&gt;C’est la faute au pétrole&lt;br /&gt;Je suis bien méprisé,&lt;br /&gt;C’est mieux qu’être ignoré&lt;br /&gt;Je ne veux plus être entubé&lt;br /&gt;Et par le Gaz Oil lubrifié…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interloqué ! Le monde a cligné des yeux, incrédule, ébahis. Du haut de sa suprême compassion et de la tribune des droits de l’homme, il a regardé les dégâts pour découvrir que là-bas aussi, les populations aspirent à être des Hommes, des Femmes, des Humains tout court…&lt;br /&gt;Tocqueville disait : “La société était coupée en deux: ceux qui n’avaient rien unis par une envie commune et ceux qui avaient tout unis dans une terreur commune”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Majid Blal, Sherbrooke, le 1 Mars 2001&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-6316645724844318832?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/6316645724844318832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=6316645724844318832' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6316645724844318832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6316645724844318832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2011/03/loccident-et-la-richesse-halal-par.html' title='L’Occident et la richesse Halal - Par Majid Blal.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-QYo2cnQCkE0/TYPVrTlvapI/AAAAAAAAAew/gAeHsXMmx14/s72-c/image001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2648054355252155681</id><published>2011-03-12T10:48:00.000-08:00</published><updated>2011-04-03T04:26:00.324-07:00</updated><title type='text'>Midelt et le  grand changement.</title><content type='html'>L'opinion publique locale à Midelt considère que le discours royal du 09/03/2011 annonce un grand changement dans l'histoire du Maroc.&lt;br /&gt;Le souverain a su endiguer l'onde de choc des bouleversements venant du monde arabe. Dans son discours courageux, le Roi annonce, sans aucun tabou, le renouvellement de la constitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Maroc sera doté dans trois mois d'une constitution prenant en considération l'identité Amazigh, le renforcement du pouvoir du premier ministre et celui du parlement, l'indépendance de la justice, le découpage du pays en régions....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question qui se pose d'elle même est de savoir si l'électeur de Midelt va être à la hauteur des nouvelles responsabilités citoyennes? Maintenant que l'état de droit va être renforcé, l'électeur et l'élu vont-t-ils s'impliquer dans une vraie démocratie...&lt;br /&gt;Est ce que les ennemis de la démocratie vont laisser faire?&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, je reste un peu sceptique. Les trente années que j'ai passées dans la région me laissent penser que les marchands des élections vont défendre becs et ongles leurs situations actuelles en dépit de Leur mauvaise gestion de plusieurs décennies qui a conduit les affaires publiques vers l’abîme. Ils n'accepteront pas facilement la démocratie Car, elle va tarir leur source d'argent sale et les faire tomber dans une espèce d'oubli. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeunes, intellectuels et toutes les bonnes volontés de la société doivent toutefois garder espoir et descendre sur le terrain pour  combattre les ennemis de la démocratie. Ce sera une guerre des idées contre l'argent sale, le seul argument qu'ils ont. &lt;br /&gt;Ce que nous aurons à défendre est un bien très cher: la démocratie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2648054355252155681?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2648054355252155681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2648054355252155681' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2648054355252155681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2648054355252155681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2011/03/midelt-et-le-grand-changement.html' title='Midelt et le  grand changement.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-258064435578797347</id><published>2011-02-27T09:38:00.000-08:00</published><updated>2011-02-27T10:17:33.728-08:00</updated><title type='text'>Tour de Babel à Midelt</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-RoKHaIKbAWY/TWqVG2pEwJI/AAAAAAAAAeo/qrC8XwSsAJc/s1600/P1000955.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-RoKHaIKbAWY/TWqVG2pEwJI/AAAAAAAAAeo/qrC8XwSsAJc/s320/P1000955.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578435033431326866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-BhPNSFVtdGk/TWqUkkvoIzI/AAAAAAAAAeg/mSAd8rT41Og/s1600/P1000501.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-BhPNSFVtdGk/TWqUkkvoIzI/AAAAAAAAAeg/mSAd8rT41Og/s320/P1000501.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578434444511421234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-cMK-yNIdF5Q/TWqTmZYGvAI/AAAAAAAAAeQ/JMDvDhF0wrE/s1600/P1000950.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-cMK-yNIdF5Q/TWqTmZYGvAI/AAAAAAAAAeQ/JMDvDhF0wrE/s320/P1000950.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5578433376308083714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Du 08 Janvier au 12 Février 2011, des jeunes de l'association Al Amal ( Association pour l'aide de l'enfant et de la femme en difficulté à Midelt) étaient ravis. Au sein de notre centre socio-éducatif, ces jeunes étaient encadrés par Melle Geneviève Tremblay, comédienne appartenant à l'équipe canadienne de " Tour de Babel".&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Au cours de ces cinq semaines, nos jeunes ont vécu un des moments trop rares dans nos contrées: s'initier aux techniques de base dramatiques. C'est à dire, la présence en scène, l'expression corporelle, le jeu d'acteur, l'improvisation, le mime, le jeu clownesque etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette jeune spécialiste a adapté et mis en scène, avec l'aide de traducteurs locaux, un conte marocain. Elle a dirigé les enfants, en dépit de l'handicap de la langue, dans la confection des costumes et l'interprétation des personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'initier à l'abc du théâtre est une chance extraordinaire pour les jeunes qui en avaient bénéficié à Midelt et à Flilou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nom du bureau de l'Association Al Amal et en mon nom propre, je tiens à remercier Melle Geneviève Tremblay pour cette initiative louable, celle de venir dans notre région du centre du Maroc, pour donner un peu de rêve à nos enfants démunis en les faisant, par le biais du théâtre, glisser du réel à l'imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous remercions également l'équipe de "Tour de Babel" , une mention spéciale pour notre ami Hamid Aatany , l'intermédiaire de cette initiative.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-258064435578797347?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/258064435578797347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=258064435578797347' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/258064435578797347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/258064435578797347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2011/02/tour-de-babel-midelt.html' title='Tour de Babel à Midelt'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-RoKHaIKbAWY/TWqVG2pEwJI/AAAAAAAAAeo/qrC8XwSsAJc/s72-c/P1000955.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-6343949769102060392</id><published>2011-01-18T10:41:00.000-08:00</published><updated>2011-01-18T10:50:44.881-08:00</updated><title type='text'>Le Monde de Aicha Bassou disponible.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TTXg_JNQvqI/AAAAAAAAAeA/hSpf8tDbALo/s1600/Photo0080.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TTXg_JNQvqI/AAAAAAAAAeA/hSpf8tDbALo/s320/Photo0080.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563600290094038690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Seize mois après avoir lancé le projet sur mon blog, le roman " le monde de Aicha Bassou" est publié.&lt;br /&gt;Vous avez été nombreux, amis et anonymes, à m'accompagner dans ce travail. Vous m'avez rassuré et encouragé . Je vous remercie énormément pour votre retour positif et vos encouragements.&lt;br /&gt;Le livre est imprimé à InfoPrint / Fès. Il existe aujourd'hui dans les librairies de Midelt. Bientôt, il sera en dépôt vente dans les kiosques des grandes villes.&lt;br /&gt;Une mention spéciale à Yassan qui a fait la traduction en tamazight.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes contacts pour une commande directe: &lt;br /&gt;Adresse : 2 Rue My Rachid Midelt 54350&lt;br /&gt;Email : dr.mouhib@gmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-6343949769102060392?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/6343949769102060392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=6343949769102060392' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6343949769102060392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6343949769102060392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2011/01/le-monde-de-aicha-bassou-disponible.html' title='Le Monde de Aicha Bassou disponible.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TTXg_JNQvqI/AAAAAAAAAeA/hSpf8tDbALo/s72-c/Photo0080.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-6973282994603977983</id><published>2011-01-04T10:11:00.000-08:00</published><updated>2011-01-04T10:20:55.182-08:00</updated><title type='text'>Voeux</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TSNksgKUuDI/AAAAAAAAAd4/inf8U9csdo4/s1600/Photo%2B781.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 232px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TSNksgKUuDI/AAAAAAAAAd4/inf8U9csdo4/s320/Photo%2B781.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558397080815581234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A l'occasion de la nouvelle année 2011, je tiens à présenter tous mes voeux de bonheur, de prospérité et surtout de santé à tous les lecteurs du blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l'année 2011 soit une année de partage et une année où la culture trouvera la place qui lui incombe. Il est vrai que sans culture il n'y a pas de développement possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureuse Année 2011 à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.B : dessin d'un enfant de l'association Al Amal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-6973282994603977983?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/6973282994603977983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=6973282994603977983' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6973282994603977983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6973282994603977983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2011/01/voeux.html' title='Voeux'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TSNksgKUuDI/AAAAAAAAAd4/inf8U9csdo4/s72-c/Photo%2B781.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-702134345488430041</id><published>2010-12-12T08:58:00.000-08:00</published><updated>2010-12-12T09:31:03.064-08:00</updated><title type='text'>Remerciements pour le Don d'Ordinateurs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TQUFieQG28I/AAAAAAAAAdY/DVtNPiVyOcE/s1600/P1010028.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TQUFieQG28I/AAAAAAAAAdY/DVtNPiVyOcE/s200/P1010028.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549848205598317506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le Bureau de l'Association Al Amal ( pour l'Aide de la Femme et de l'Enfant en difficulté à Midelt et Région) tient à remercier Mr le Proviseur du Lycée Gabriel Faure 007300 Tournon sur Rhône / France, pour le don de 50 ordinateurs que son lycée a bien voulu octroyer à notre association.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TQUF2q1WGZI/AAAAAAAAAdg/lTCh2k5lTZ8/s1600/P1010037.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TQUF2q1WGZI/AAAAAAAAAdg/lTCh2k5lTZ8/s200/P1010037.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549848552573114770" /&gt;&lt;/a&gt;Nous remercions également, Mme Leconte, Mr Didier Leconte , l'instigateur de cette opération et Mr Bernard Kawala , l'enseignant et responsable du réseau informatique du lycée , pour tout ce qu'ils ont fait pour l’aboutissement de cette opération louable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TQUGsBh1kbI/AAAAAAAAAdo/2l8rxSKKom0/s1600/P1010019.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TQUGsBh1kbI/AAAAAAAAAdo/2l8rxSKKom0/s200/P1010019.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549849469198373298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le bureau de l'association n'oubliera jamais tous les efforts qu'ils se sont donnés , tous les trois, pour nous ramener les ordinateurs sur place, par leurs propres moyens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une mention spéciale pour le conseil administratif du Lycée Edgar Faure, sous la présidence de Mr Patrick Château, Proviseur, en présence de Mme l'intendante et de Mr le Proviseur adjoint qui avaient voté à l'unanimité la cessation à titre gratuit de ces ordinateurs en très bon état à notre association.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos remerciements vont également à Mr Patrick Hierard pour sa contribution à cette opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachez qu'avec votre don l'Association va pouvoir concrétiser son objectif de doter en outil informatique certains collèges et écoles de la ville de Midelt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'association vous tiendra au courant, après distribution finale , de la liste des établissements bénéficiaires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-702134345488430041?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/702134345488430041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=702134345488430041' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/702134345488430041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/702134345488430041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/12/remerciements-pour-le-don-dordinateurs.html' title='Remerciements pour le Don d&apos;Ordinateurs'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TQUFieQG28I/AAAAAAAAAdY/DVtNPiVyOcE/s72-c/P1010028.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1236983414251204072</id><published>2010-09-12T12:38:00.000-07:00</published><updated>2010-11-05T15:36:30.912-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  -   Épilogue .</title><content type='html'>Le mariage eut lieu à Taghzout dans les jours qui suivirent, le père d’Ouadichane, content du retour de son fils, n’avaient pas lésiné sur les moyens. Au cours des préparatifs de la noce, il déclara à son épouse et à ses filles : « Said est mon seul fils, il faut que son mariage soit exceptionnel. Nous allons inviter divers groupes folkloriques : ahidous, imediazen et même B'Oughanime. &lt;br /&gt;Les festivités avaient duré plusieurs jours. &lt;br /&gt;Oujaghrour, le père de Tassekourt, qui ressentait il y a quelques jours la plus véhémente répulsion et le grand mépris pour les Ait Ouadichane, leur témoignait aujourd'hui le plus fougueux attachement. Dans ses habits des grands jours, il était fier et ne cessait d'incliner son turban en cotonnade jaune, en signe de profonde satisfaction. Le sage Oubennacer , qui avait remarqué ce subit revirement s'adressa à Ali Outamghart:&lt;br /&gt;- Laâjab ( bizzare), comme les gens changent!&lt;br /&gt;- Une véritable girouette! Baz assidi! ( quel culot!), répondit Ali.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coté des femmes, Aicha Bassou discutait avec sa bru :&lt;br /&gt;- Je suis très contente de ce mariage. Je savais que Tassekourt était faite pour Ouadichane et Ouadichane pour Tassekourt. Partout, les gens parleront, cette année, de leur mariage. Cette fête a dépassé en splendeur tous les mariages vécus jusqu’à ce jour dans notre région. Oubaw,dans sa prison crèvera de jalousie quand il apprendra le faste et la magnificence avec lesquelles s'était déroulée la fête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain de la nuit n’oukechoum, le couple était heureux et transporté de joie. Tassekourt, touchait son mari comme, pour mieux se persuader qu’elle ne rêvait pas, qu’elle avait vraiment quitté la maison de ses parents. Cette maison, ou plutôt cette prison, devant la porte de laquelle son pére  montait la garde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sentiment de sécurité s’empara d’Ouadichane qui rôdait dans les ruelles étroites de son village. Il n’éprouvait plus aucune inquiétude. Il savait qu’il se retrouvait dans son élément naturel au milieu des siens, dans un monde où les lois de solidarité et d’entraide étaient encore respectées. Il se sentait libre, délivré de la vie trépidante et artificielle de la ville. Finies les traites de fin de mois, finies les échéances des crédits inutiles de consommation, finis le stress des lundis et finie aussi la pollution des tuyaux d’échappement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’aide de sa famille et de ses amis, il avait construit une belle maison en pisée, non loin de la source de Tighermine,et à quelques métres seulement de la maison des Ait Bassou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avenir apparait à Ouadichane plus souriant et les images qu’il en faisait se dessinaient plus clairement devant ses yeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mois passèrent, Ouadichane s’adaptait à sa nouvelle vie, la devise de solidarité de sa tribu devenait sienne : « ou tout le monde ou personne !»&lt;br /&gt;Il se donnait, désormais, corps et âme au service de la tribu. Ouadichane qui passait à Meknès et à Midelt tout son temps libre sur les terrasses des cafés, se sentait dans son fief, avoir plusieurs bras . Il soignait les petits bobos des gens du village, il participait à la touiza ( travaux collectifs), il procédait même au toilettage rituelle des morts en l'absence du fqih.&lt;br /&gt;Ouadichane vivait, à l’instar des siens, du rendement de l’élevage et de la culture céréalière du champ fertile hérité de sa mère. Oukezza et Ali Outamghart lui passèrent le virus de la chasse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au crépuscule d’un après midi du mois de Mars, Ouadichane, le dos courbé, les bras à l’effort. Il creusait dans son jardin des cuvettes pour la plantation d’une dizaine de pommiers. Quand il leva les yeux, sa bien aimée était là. Elle lui avait apporté le thé et le pain qu’elle venait de tirer du four à main. L’odeur du pain chaud se mélangeait à la douceur printanière. Tassekourt était accompagnée d'Ouskay, un chien de garde de race locale, un berger de l’Atlas. Il sautait à sa gauche et à sa droite, il aboyait de joie. &lt;br /&gt;Ouadichane essuya le front au revers de sa manche. Il lui dit, en portant l’index à son ventre rond : «  j’espère que l’enfant que tu portes là te ressemblera ». Taskourt souriait, son beau sourire s'harmonisait avec l'aspect fantastique, que donnent les différents tons dorés à ces hauteurs du haut atlas. Les reflets crépusculaires tranchaient avec la belle  couleur ocre de la petite maison de Taskourt et Ouadichane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1236983414251204072?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1236983414251204072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1236983414251204072' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1236983414251204072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1236983414251204072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/09/le-monde-de-aicha-bassou-epilogue.html' title='Le monde de Aicha Bassou  -   Épilogue .'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-3623754227773445557</id><published>2010-09-11T11:30:00.000-07:00</published><updated>2010-11-05T15:50:01.412-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (52)</title><content type='html'>Le lendemain, Aicha Bassou confia le contact de Tassekourt à sa grande amie demeurant à Taghzout;Aabi Taboazizt. Tassekourt qui connaissait la relation intime qui existait entre Aicha Bassou et Taboâzizt, comprit à la vue de cette dernière qu'elle  n’était pas venue pour la féliciter mais pour autre chose.&lt;br /&gt;Profitant des discussions animées et du brouhaha qui emplissait la pièce, Taboâzizt s’approcha de la jeune fille. Elle lui chuchota à l’oreille les détails de son plan de fuite.&lt;br /&gt;- Je t’attendrai après demain à l’aube, je t’attendrai chez moi. Tu dois venir les mains vides, les gens de la famille ne doivent avoir aucun soupçon.&lt;br /&gt;Tassekourt n’en croyait pas ses oreilles.&lt;br /&gt;- Je ne rêve pas ? Est-il possible qu’un tel jour arrive ? Merci mon Dieu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil qui se prodiguait ce 15 juillet arriva à réchauffer l’atmosphère, toujours froide de ces hautes altitudes. Tassekourt portait un costume n’ouchegual (moissonneur) avec sa djellaba d’homme, sa faucille sur l’épaule et son chapeau de paille aux bords larges (tarazel) sous lequel elle avait dissimulé ses cheveux épais. Elle marchait droit d’un pas dégagé, pour rester au milieu de ses deux compagnons, Ali Outamghart et M'ha, tous les deux déguisés également en moissonneurs. Sa grande taille, sa bonne condition physique, lui permettaient d’adopter sans difficulté l’attitude et le mouvement masculin tout en marchant. Même sa mère ne la reconnaitrait pas ainsi. Le sentier qu’ils empruntérent était étroit,il les obligea de marcher l'un derriere l'autre.ils marchaient en silence. Ali Outamghart était devant.Il portait un petite sacoche en bandoulière. A mesure que Taskourt marchait , sa joie renaissait. L’itinéraire était fort pittoresque, il suivait le cours supérieur de Oued Laâbid (assif nouirine), le terrain mamelonné était couvert de chênes verts. Devant eux s'étagent majèstueusement les cimes de Mouaskar. M'ha montra à taskourt les traces fraîches d'un sanglier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers dix heures du matin, ils arrivèrent au hameau dispersé d’Igourdane .&lt;br /&gt;Tassekourt qui était intriguée et soucieuse à la sortie de Taghzout se sentait, à la vue de ce hameau,  un peu en sécurité. S’adressant au mari de sa tante qu’elle appelait Khali et à M'ha, le mari de sa cousine :&lt;br /&gt;- Je ne sais vraiment comment vous remercier. Sa voix vibrait d’une émotion si forte qu’elle était au bord des larmes et elle ajouta : j’étais comme une brebis dans l’attente d’aller à l’abattoir, vous m’avez sauvée. &lt;br /&gt;- On n’est pas encore aux remerciements, dit M'ha, pressons le pas, on est qu’à la moitié du chemin de notre destination. Que ferions-nous si Oubaw nous poursuivait ? Il pourrait envoyer iârimen (des jeunes) partout à notre recherche. Et il n’est pas dit qu’il ne nous retrouverait pas à mi chemin. Et cela flanquerait tout par terre !&lt;br /&gt;Ali Outamghart, qui avait déjà plusieurs fois refléchi à cette éventualité objecta avec assurance :&lt;br /&gt;- Rassurez vous, Oubaw n’agira pas ainsi, ce qui compte pour lui, c’est de se sauver la face. Il ne va pas crier sur les toits que Tassekourt ne voulait pas de lui et qu’elle s’est enfuie.&lt;br /&gt;-Mais alors, que fera t'il? Il ne pourra tout de même pas la laisser s’en aller sans rien faire, demanda M'ha.&lt;br /&gt;-  D’après moi, dit Ali, cela n’ira pas plus loin que quelques grosses colères et quelques disputes avec Oujaghrour.&lt;br /&gt;Un sourire éclaira le beau visage de la jeune fille et son cœur s’emplissait d’une joie qui avait le goût de vengeance. Et Ironiquement, elle dit :&lt;br /&gt;- Je m’en balance, de ce qui va leur arriver à tous.&lt;br /&gt;Ils court-circuitérent le village d’Igourdane pour arriver vite et aussi , pour ne pas rencontrer de gens,ils suivirent un sentier étroit,tracé par les caprins,rocheux et glissant.Des perdrix s'envolèrent à leur approche. Vers le haut du sentier,ils pénétrèrent dans un belle clairière, se trouvant au centre d'une forêt de cèdres. Au bout de quelques centaines de mètres ils arrivèrent à une source qui donnait, rien qu'à la voir , l' idée de fraîcheur. Ils lavèrent leurs visages noircis par la poussière du chemin et buvèrent avec entrain. Ils déjeunérent au pied d'un cèdre plusieurs fois centenaire . Le repas était simple, fait de dattes et de pain et surtout de bonne humeur. M'ha se tournait vers Taskourt et dit: &lt;br /&gt;- Oubaw doit être furieux, il doit bouillonner comme un source chaude de Moulay Yaâcoub.&lt;br /&gt;Taskourt éclata de rire . D'un rire qu'elle n'avait pas eu depuis fort longtemps.&lt;br /&gt;Ali Outamghart souriait à son tour et ordonna de se mettre en route:&lt;br /&gt;- Allons-y, nous avons encore une bonne trotte devant nous. La dernière piste qu'ils prenaient était bien tracée, ses berges étaient boisées par endroits.&lt;br /&gt;Après l’appel de la prière d’el asr, ils arrivèrent enfin à leur destination,le beau village Izza Atmane.&lt;br /&gt;Tassekourt était reçue chez l’oncle de M'ha et son épouse bien aimée Taoudouhante avec de grands youyous. Elle était harassée de fatigue, mais la joie décuplait ses forces. &lt;br /&gt;Aicha Bassou, Rabha , Hajjou et d’autres femmes de la famille s’étaient réunies en un groupe joyeux, pour bavarder longuement avec la jeune fille qui retrouvait son calme intérieur.&lt;br /&gt;Ouadichane était aux anges, il avait salué sa bien aimée pudiquement avant d’aller dans la chambre où se tenaient les hommes. Il ne cessait de remercier Ali Outamghart et M'ha pour leur aide inestimable.&lt;br /&gt;Dans la cour de la maison, M'ha aidait son oncle à sacrifier un mouton. L’atmosphère était à la fête.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-3623754227773445557?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/3623754227773445557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=3623754227773445557' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3623754227773445557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3623754227773445557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/09/le-monde-de-aicha-bassou-52.html' title='Le monde de Aicha Bassou (52)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5130470496593025740</id><published>2010-09-10T11:22:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T01:14:57.723-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  ( 51)</title><content type='html'>Ouadichane, apprit par les passagers du camion que l’on mariait cette semaine la fille d’Oujaghrour avec le vieux Oubaw. Il apprit même que la nuit n’oukechoum (de noces) sera célebrée le 15 juillet. Il reçoit cette nouvelle comme un seau d’eau glacée. Il était consterné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande joie que lui procurait sa décision de retourner vivre chez lui&lt;br /&gt;S’évanouissait. Il allait presque crier, mail il arriva à se dominer. Un courage jusqu’alors inconnu de lui, l’anima. Et intérieurement, il se dit : je ne pourrais rester là à ne rien faire pour la sauver ?  Et quel moyen ai-je pour la secourir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé à Taghzout, et au lieu de rentrer chez lui, il décida de continuer son chemein chez les Ait Bassou.&lt;br /&gt;Aicha Bassou ne leur avait elle pas promis, il y a quelques mois de faire tout son possible pour les aider à réaliser leur rêve, Tassekourt et lui ?&lt;br /&gt;Malgré la rage qui le tenait à la gorge, Ouadichane ne perdit pas espoir. Il redevint calme et mobilisa toute son énergie pour trouver la meilleure issue à son problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chemin faisant, un plan qu’il avait longtemps ressassé s’imposa à son esprit : celui d’aider sa bien aimée à s’évader la veille de la nuit de noce. Il pressa le pas pour ne pas perdre la moindre seconde de son temps. Il arriva chez les Ait Bassou au moment du souper.&lt;br /&gt;Après les salutations d’usage qui étaient chaleureuses, Aicha lui fit signe d’aller s’assoir auprès d’elle . De l’autre côté de la table basse, il y avait Rabha, Hajjou, Ali Outamghart et M'ha. Les enfants étaient dans l’autre chambre avec le vieux N'barch. Les Ait Bassou partagèrent un repas fait d’ahrir ( semoule bouillie au lait). Rabha donna un bol chaud à Ouadichane&lt;br /&gt;- Our ghifem trourikh, walou menizey ikka ( je n’ai pas d’appétit).&lt;br /&gt;Toute la famille l’exhortait à manger un peu. Il avala brusquement quelques gorgées et déposa le bol.&lt;br /&gt;Après le diner, Aicha Bassou s'adressa à Ouadichane :&lt;br /&gt;- Nous nous sommes terriblement morfondus ces derniers jours quand nous avions appris la date du mariage. J’ai beaucoup pensé à toi, je t’avais envoyé un arekas ( intermédiare) qui ne t’as pas trouvé à l’hôpital de Midelt. Heureusemnent que maintenant tu es là, profitons en bien et voyons ensemble ce que nous pouvons faire. Ne perdons pas de temps. Ouadichane, hôchait respectueusement la tête en guise d’approbation à tout ce que disait la vieille femme. Il se gratta un peu la tête avant de dire :&lt;br /&gt;- Bien, comme vous dites Khalti Aicha, nous devons nous mettre à l’œuvre.&lt;br /&gt;- Que voulez vous dire ? demanda Ali Outamghart.&lt;br /&gt;Ouadichane leur fit part de son plan de faire fuir Tassekourt la veille de son jour n’oukechoum. &lt;br /&gt;- Il va falloir que vous me donniez un coup de main.&lt;br /&gt;- Tu peux compter sur nous , répondit Aicha Bassou.&lt;br /&gt;- Ah, je crains que cela ne marche pas, c’est beaucoup plus difficile pour une femme de s’évader, dit Ali Outamghart un peu sceptique.&lt;br /&gt;- Peu importe la difficulté , intervint Hajjou.&lt;br /&gt;- Je pense que nous n’échouerons pas, ajouta Rabha en arborant un petit sourire tranquille.&lt;br /&gt;- De toute façon, même s’il devait y avoir echec, nous tenterions notre chance, dit Ouadichane en esquissant un sourire vengeur des coins des lèvres.&lt;br /&gt;Ouadichane et les Ait Bassou employèrent une bonne partie de la nuit à mettre les détails du plan au point.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5130470496593025740?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5130470496593025740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5130470496593025740' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5130470496593025740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5130470496593025740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/09/le-monde-de-aicha-bassou-51.html' title='Le monde de Aicha Bassou  ( 51)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5578952542936085727</id><published>2010-09-06T14:45:00.000-07:00</published><updated>2010-09-30T15:52:09.387-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (50)</title><content type='html'>Au début du mois de juillet, Ouadichane, alors qu'il partait à l'hôpital , reçut une lettre de la délégation médicale de Khénifra. Ses doigts s'énervaient à ouvrir:"...honneur...regrets de ne pouvoir satisfaire votre demande de mutation à Tounfite... et ce pour besoin de service..."&lt;br /&gt; Ouadichane était atterré . Il lui semblait que tout s'effondrait autour de lui.&lt;br /&gt; - Et Tassekourt! Qu'allait elle dire?  Il frissonna, laissa échapper quelques larmes. N'avait il pas promis à sa bien aimée de revenir travailler à tamazirt(fief)? Il restait là , sur une chaise hébété, comme s'il avait reçu un coup de bâton sur la tête. Sa pomme d'Adam fait des va et vient sous sa peau.&lt;br /&gt; Son collègue et confident, l'infirmier Mimoun, remarqua sa préoccupation et lui dit dans sa langue.&lt;br /&gt; - Et quoi? Cela ne va pas? &lt;br /&gt; Ouadichane lui tendit la lettre. Après avoir lu son contenu, Mimoun lui conseilla de sortir prendre un peu d'air. Il ajouta : &lt;br /&gt; - je préviendrai le surveillant géneral de l'hôpital de ton absence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ouadichane partit tout droit devant lui. Il marcha, marcha, et se trouva vers onze heures dans les champs verdoyants de Taâkit. Cependant, il n'avait pas le cœur à contempler la nature. Il avait toujours les yeux rivés au sol. Perdu dans ses méditations, son esprit et ses pensées erraient sans cesse d'une chose à l'autre pour se fixer à la fin sur une décision qui, trottait dans son esprit depuis fort longtemps. Celle de tout plaquer, de tout laisser tomber, pour retourner vivre près de sa bien aimée et au sein de sa famille dans sa tribu. &lt;br /&gt; - Je voudrais, se dit-il intérieurement, retrouver la bonne vie , la simple vie de mes ancêtres. Elle est un peu rude, certes, mais elle est dénudée de mensonges et d'hypocrisie. Je suis fatigué de cette vie citadine qui ne voit que le côté extérieur, le côté brillant des choses. A Taghzout, avec la solidarité et l'entraide des miens je n'aurais besoin de rien, j'en suis sûr. Chez moi, je retrouverai le détachement de tout, la fierté, le goût de la terre et de la forêt. L'appel des champs de mon pays natal me pousse à abandonner mon poste dans la fonction publique! Je me passerai bien de leur salaire de misère!.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'un coup, un vent extraordinairement violant se leva, il inondait Ouadichane d'une poussière blanchâtre venant D'Assaka, et le délesta de sa casquette à plusieurs reprises. Il ne voyait pas à plus de 50 centimètres. Après Cette horrible tempête qui a duré une bonne demi heure, Ouadichane se dirigea d'un pas assuré vers la maison de son grand ami Bouifoulloussen, passa dans sa chambre , empila à la hâte  ses effets dans sa valise et dans son sac fourre-tout, prit congé de son grand ami et se dirigea vers le camion d'Ourribane.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En attendant le démarrage du camion, Ouadichane jeta un coup d'oeil sur son maigre bagage,et dans sa tête il se dit: " tout ce que j'ai gagné en ces trois années et de mi de travail dans la fonction publique, rien du tout! Je sors vraiment hazzodi ( nu) de cette expérience.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5578952542936085727?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5578952542936085727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5578952542936085727' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5578952542936085727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5578952542936085727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/09/le-monde-de-aicha-bassou-50.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (50)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-3189788127664488811</id><published>2010-09-03T14:36:00.000-07:00</published><updated>2010-10-23T16:29:23.733-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (49)</title><content type='html'>Le mois de juin était fini. La chaleur était revenue . Au retour des champs, &lt;br /&gt;les hommes de Taghzout se réunissaient dans la place centrale du village.&lt;br /&gt;Les enfants jouaient à quenyoufer(cahe-cache) où à(tiqouâa)osselets sur les aires d'abattage . Les femmes, après le diner, venaient s'assoir au seuil de leurs maisons.&lt;br /&gt;A Taghzout, à Tighermine et dans tous les villages du dir du Haut Atlas on ne parlait que des démêlées d'Oubaw et de sa bande de voleurs de cèdres&lt;br /&gt;avec la justice. Plusieurs exploitants forestiers, ainsi que  certains gardes&lt;br /&gt;forestiers véreux, étaient accablés par le rapport de l'inspection des eaux&lt;br /&gt;et forêts. Ils seront, selon ce rapport, poursuivis pour " dilapidation des forêts de chêne et de cèdre, depuis plusieures années, à des fins d'enrichissement personnel".&lt;br /&gt;Oukezza avait même divulgué la dâte du jugement d'Oubaw. Ce sera le quinze juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oubaw feignait ne pas prêter attention à ce qui se disait autour de lui.&lt;br /&gt;Il était resté égal à lui même, hautain et orgueilleux. Il comptait, comme &lt;br /&gt;d'habitude, sur la complicité et les connivences qu'il a su nouer dans toute &lt;br /&gt;la région avec son argent sale.&lt;br /&gt;Une minorité des hommes du village dignes de ce nom l'évitait. D'autres ,&lt;br /&gt;les hypocrites, dont fait partie Oujaghrour, le père de Tassekourt, le &lt;br /&gt;côtoyaient avec des paroles aimables comme s'il n'étaient au courant de rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour montrer aux villageois qu'il était l'homme le plus puissant de&lt;br /&gt;la région qui ne craignait pas la justice. Il avait tenu à fixer la date &lt;br /&gt;de son mariage avec Tassekourt , le même jour où il devait se présenter &lt;br /&gt;devant le magistrat, pour les faits graves qui lui étaient  reprochés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour officialiser sa demande de mariage , Oubaw avait envoyé à la &lt;br /&gt;maison de la jeune mariée une offrande faite de pins de sucre, &lt;br /&gt;de bidons d'huile, de sacs de farine , du henné, des œufs dures, des dattes &lt;br /&gt;et d'un mouton à sacrifier. Les cadeaux étaient transportés par des jeunes&lt;br /&gt;filles qui chantaient , dansaient et lançaient des grands youyous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La famille de Tassekourt, de son côté, invita avec fierté les voisins&lt;br /&gt; et les membres de la famille pour l'aider à la préparation de la cérémonie&lt;br /&gt; qui, selon Oubaw, devrait durer au moins une dizaine de jours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Une angoisse et un désespoir infinis burinaient le beau visage de Tassekourt&lt;br /&gt; Elle sanglotait à fendre l'âme. A côté d'elle, sa grand mère maternelle&lt;br /&gt; la consolait à voix basse. Sa mère lui répétait comme d'habitude:&lt;br /&gt;- Calme toi, ma petite, ton mariage avec Oubaw tient de la prédestination!&lt;br /&gt;mimounem ayin ( c'est ta chance) . Il faut l'accepter. En plus, Oubaw est &lt;br /&gt;un homme riche, il te rendra sans aucun doute heureuse.&lt;br /&gt;Une jeune voisine qui avait le même destin que Tassekourt comprenait &lt;br /&gt;son embarras et son tourment, s'adressant à sa voisine en chuchotant:&lt;br /&gt;- Nous les femmes, nous sommes vraiment bien peu de chose devant la &lt;br /&gt;nature masculine de la trempe d'Oubaw.&lt;br /&gt;Les Ait Bassou et d'autres membres de la famille , qui ne voulaient pas entendre parler de ce mariage, n'étaient pas présents à ces préparatifs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-3189788127664488811?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/3189788127664488811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=3189788127664488811' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3189788127664488811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3189788127664488811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/09/le-monde-de-aicha-bassou-49.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (49)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4728940004095533603</id><published>2010-08-28T15:55:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T03:13:23.153-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (48)</title><content type='html'>Les jours passèrent, ils rallongeaient et les pluies du printemps achevèrent de faire fondre le manteau neigeux  de la steppe et des forêts de la haute Moulouya orientale. Midelt et son cercle, Itzer, Boumia, Tounfite n'étaient plus isolés du reste du pays. Les col du Zad , de Talghoumt, de Tanout Oufilal étaient ouverts à la circulation .&lt;br /&gt;Le camion d’Ait Ouribane , reliant Taghzout à Midelt, reprenait son activité. C’était  Ouchari , le conducteur du camion qui rapporta à Ouadichane  la rumeur qui circulait pendant plusieurs mois à Taghzout, concernant Oubaw et les autres mafieux du cèdre. Il lui confia, autour d’un verre de thé, dans le café habituel d’Ouadichane (café d’Addi) :&lt;br /&gt;- Si la rumeur s’avère véridique, Oubaw et sa clique seront dans de beaux draps.&lt;br /&gt;C'était une bonne nouvelle, et pourtant, nulle trace de joie n'apparut sur le visage d'Ouadichane. Il répondit avec grand scepticisme :&lt;br /&gt;- Ecoute mon ami, Oubaw est sans aucun doute le plus puissant, le plus orgueilleux et le plus débauché de tous les habitants de Taghzout. Il s’est engraissé comme tu le sais dans le commerce illégal du cèdre. Il est devenu avec l’argent sale l’un des maitres de la région. Les décideurs locaux et régionaux le craignent, ils le mettront sans aucun doute à l’abri de tout danger.&lt;br /&gt;Puis, se reprenant :&lt;br /&gt; De toute façon, gloire à Dieu, seigneur des mondes, il est là, lui qui m’a facilité la séparation avec Souad éloignera sans aucun doute cette crapule d’Oubaw de notre route, Tassekourt et moi. Il laissa s'écouler un long silence avant d'ajouter:&lt;br /&gt; Mon oncle disait toujours "que le bien est récompensé par le bien, le mal par le mal". Si les hommes de bien subissent des dommages et les mauvaises gens obtiennent satisfaction, alors ...  "besslama, nemsamah"(au revoir)&lt;br /&gt;- Je suis parfaitement de ton avis. Au fait, depuis quand vous vous êtes séparés Souad et toi ?&lt;br /&gt;-  Il y a à peine quinze jours. Il ajouta : j’ai passé un hiver très dur dans les tribunaux. Dieu merci, les trois années d’enfer passées avec Souad sont aujourd’hui oubliées. Il porta son verre aux lèvres , le but jusqu'au bout avant d'ajouter:&lt;br /&gt;Je me sens libre maintenant. Je pense à mon avenir avec Tassekourt . Tout ira sûrement mieux. Je suis entrain d’effectuer toutes les  démarches administratives nécessaires pour me rapprocher de ma bien aimée et des miens. Je viens de demander mon affectation au centre de santé le plus proche de chez moi, celui de Tounfit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4728940004095533603?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4728940004095533603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4728940004095533603' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4728940004095533603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4728940004095533603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/08/le-monde-de-aicha-bassou-48.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (48)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-9023179175460798732</id><published>2010-08-15T08:13:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T03:19:35.790-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (47).</title><content type='html'>De sa petite fenêtre, Tassekourt observait un beau spectacle, taghbalout (la source), l’abreuvoir et le mausolée du marabout du village étaient sous ibel3ichen (gros flocons de néige).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le froid était glacial et pénétrant, pas une âme qui passait. Un grand silence régnait sur le village de Taghzout. Il n’était rompu que par quelques braiements des ânes. Il avait neigé sans répit plusieurs  jours de suite. Les hommes déblayaient la néige des toitures deux fois par jour. Elle s’accumulait dans les ruelles, autour des maisons. Au bout de quelques jours son épaisseur dépassait la hauteur des murs. Les portes étaient bloquées, et les hommes étaient obligés de sortir par les lucarnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Ait Taghzout  s’unissaient volontairement pour déblayer les toitures des plus vieux et des veuves. Elles défrayaient difficilement des chemins entre les murs et la congère. Lorsque les vivres, le fourrage ou simplement tamtount (la levure) s’épuisaient chez les voisins, ils n’avaient de ressource que de pratiquer un étroit sentier pour arriver à la porte d’en face et requérir ou offrir des choses.&lt;br /&gt;Tassekourt restait confinée à la maison pendant plusieurs semaines, elle vivait avec sa petite famille dans la seule chambre épargnée par timeqa (les gouttes de pluie filtrées du toit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle aimait cette chambre pour les souvenirs qui s’y attachaient. Elle y était née et avait toujours vécu là entre ces murs patinés par le temps.&lt;br /&gt;Ces derniers temps, la mère de Tassekourt avait remarqué que sa fille devenait indifférente à ce qui se passait autour d’elle. Elle semblait se désintéresser de son père toujours davantage. Quand il rentrait, elle tournait vers lui ses yeux froids et vides. S’il lui demandait quelque chose, elle lui répondait par un mot, rien de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tassekourt devenait étrangère. Elle n’avait plus seulement l’air ennuyé comme avant, elle avait encore l’air distraite. Quand elle pensait à ce qui l’attendait comme seconde épouse chez les Ait Oubaw, elle se mettait à réfléchir un grand moment  sans rien voir ni rien entendre. Et, en revanche, quand elle se remémore les belles promesses de son bien aimé Ouadichane, elle devenait brusquement très gaie et se mettait à rire pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une voisine Tabouhedoute , qui ne pouvait entretenir son feu toute la journée, à cause de ses entrées et sorties fréquentes chez les voisins , venait un soir quémander  aghenja (une pelletée) de braises chez les Ait Oujeghrour, elle rapporta à Tassekourt une rumeur concernant Oubaw, qui circulait avec force  dans les chaumières du village.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-9023179175460798732?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/9023179175460798732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=9023179175460798732' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/9023179175460798732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/9023179175460798732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/08/le-monde-aicha-bassou-47.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (47).'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-542370547661745325</id><published>2010-08-03T14:38:00.000-07:00</published><updated>2010-08-03T14:41:07.850-07:00</updated><title type='text'>Trappistes et Soeurs Franciscaines à Midelt.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TFiM4DcA1yI/AAAAAAAAAdE/fBgRzT1h28o/s1600/kasbah+Meryem+Midelt.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 141px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TFiM4DcA1yI/AAAAAAAAAdE/fBgRzT1h28o/s200/kasbah+Meryem+Midelt.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501301839456425762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au pied de Jbel Al Ayachi, dans la petite vallée pittoresque d’Outat (&lt;br /&gt;l’ancien Midelt), au sein de la population Ait Yafelmane ( ceux qui&lt;br /&gt;ont trouvé la paix), vivent six moines cisterciens (dont deux rescapés&lt;br /&gt;de Tibhirine.)&lt;br /&gt;Depuis leur arrivée à Midelt, en Mars 2000, la petite communauté des&lt;br /&gt;moines trappistes ne cesse de faire des aménagements dans les&lt;br /&gt;bâtiments de l’ancienne Casbah Meryem&lt;br /&gt; ( construite à la fin des années 20 par les sœurs franciscaines). Ce&lt;br /&gt;qui signifie très probablement que ce havre de paix convient pour&lt;br /&gt;réaliser leur idéal spirituel.&lt;br /&gt;Avec les sœurs franciscaines de Marie qui habitent une maison située à&lt;br /&gt;quelques mètres de la Casbah, les moines trappistes vont perpétuer la&lt;br /&gt;tradition de la présence chrétienne dans la région.&lt;br /&gt; Cette petite communauté chrétienne vit avec la population locale dans&lt;br /&gt;un esprit de convivialité et de bon voisinage.&lt;br /&gt;«  Nous vivons avec les gens d’ici une fraternité quotidienne et un&lt;br /&gt;accueil réciproque » dit une ancienne sœur qui vit à Midelt depuis las&lt;br /&gt;années soixante ; et elle ajoute : «  les gens sont simples, ouverts&lt;br /&gt;et très hospitaliers ».&lt;br /&gt;Pour F. Jean Pierre , le prieur du groupe trappiste dans une interview&lt;br /&gt;accordée à une revue ( Tel Quel du 29/06/2009) a dit: «  nous nous&lt;br /&gt;enrichissons au contact de l’autre , et quand nous pouvons mettre à&lt;br /&gt;profit nos modestes capacités pour aider ceux qui souffrent, nous&lt;br /&gt;savons alors que notre présence n’est pas vaine ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sœurs franciscaines : arrivées à Midelt en 1926 , elles ont été&lt;br /&gt;rapidement adoptées par la population. Les berbères les appelaient&lt;br /&gt;timraboutines ( amrabet= adepte d’une zaouia). Leur action sanitaire&lt;br /&gt;était bien accueillie ( elles élevaient les orphelines et soignaient&lt;br /&gt;les malades . ) Les premières sœurs de la Casbah rendaient visite aux&lt;br /&gt;patients à domicile , et pour les ksour lointains , Tachaouite et&lt;br /&gt;Tatiouines, elles se rendaient à dos d’âne . Plus tard, au début des&lt;br /&gt;années 80, sœur Cécile avait inventé le dispensaire itinérant , avec&lt;br /&gt;deux autres franciscaines , elles suivaient les nomades Ait Morghgad (&lt;br /&gt;autre fraction des Ait Yafelmane ) dans leur transhumance. Aujourd’hui&lt;br /&gt;encore, les sœurs dont le nombre se réduit inexorablement , continue à&lt;br /&gt;aider les femmes et les enfants démunis : alphabétisation, soins&lt;br /&gt;médicaux,  apprentissage de couture et de tissage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-542370547661745325?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/542370547661745325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=542370547661745325' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/542370547661745325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/542370547661745325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/08/trappistes-et-soeurs-franciscaines.html' title='Trappistes et Soeurs Franciscaines à Midelt.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TFiM4DcA1yI/AAAAAAAAAdE/fBgRzT1h28o/s72-c/kasbah+Meryem+Midelt.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4688856786976842195</id><published>2010-06-24T13:15:00.000-07:00</published><updated>2010-06-25T00:00:09.454-07:00</updated><title type='text'>Remerciements pour les dons de lunettes.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPC60qodaI/AAAAAAAAAc8/Y5CZj3ZMuE4/s1600/410.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPC60qodaI/AAAAAAAAAc8/Y5CZj3ZMuE4/s200/410.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5486443086893053346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPCizzGYkI/AAAAAAAAAc0/_qPzP4pcyLo/s1600/372.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPCizzGYkI/AAAAAAAAAc0/_qPzP4pcyLo/s200/372.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5486442674343273026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPBMeGG19I/AAAAAAAAAcs/U0PCxmEz5fU/s1600/398.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPBMeGG19I/AAAAAAAAAcs/U0PCxmEz5fU/s200/398.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5486441191048665042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPA__XPH1I/AAAAAAAAAck/dL1Sbyv-LUk/s1600/396.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPA__XPH1I/AAAAAAAAAck/dL1Sbyv-LUk/s200/396.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5486440976640581458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPA3oYmooI/AAAAAAAAAcc/MOYF1Zb4ip8/s1600/368.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPA3oYmooI/AAAAAAAAAcc/MOYF1Zb4ip8/s200/368.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5486440833033347714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPAb28yOfI/AAAAAAAAAcM/pDtTHPtTXIc/s1600/404.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPAb28yOfI/AAAAAAAAAcM/pDtTHPtTXIc/s200/404.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5486440355906861554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ya quelques semaines, Mustapha, appelons le ainsi, la cinquantaine passée, est arrivé au centre de l’association Al Amal. Il était catastrophé, il venait de casser ses anciennes lunettes d’une forte myopie. Sur le grand étal de la très bonne moisson de lunettes, et avec l’aide de Fettoum, la directrice du centre, il a trouvé ce qu’il cherchait. Arrivé avec un grand brouillard devant les yeux, il est ressorti avec une vision  nette. Très heureux, Mustapha n’a cessé de remercier l’association Al Amal.&lt;br /&gt;Rien que ce cas particulier, et il y en a tant d’autres, nous encourage à renforcer notre action humanitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nom de Mustapha  et au nom de tous les bénéficiaires des dons de lunettes, je tiens à remercier tous ceux qui participent à cette activité louable. Une mention spéciale à mon ami &lt;br /&gt;Patrick Hierard, l’instigateur de cette initiative et qui a tenu, en plus de l’envoi postale, à ramener, début Juin, une malle de 17 kilos de lunettes. Il a assisté en personne, avec son aimable épouse, à la première distribution de montures de lunettes.&lt;br /&gt;Mes remerciements vont également à la présidente de l’association «  Espoir » Madame Rajaa Bassetti-Lahssaini qui nous a envoyé, lors de son dernier séjour au Maroc, un bon colis de lunettes.&lt;br /&gt;Je tiens à remercier également Mme Françoise Forestier qui m’a donné, en mains propres, le 12 Avril, passé, une bonne récolte de lunettes.&lt;br /&gt;Mes remerciements et ma reconnaissance vont également à mon grand ami Mr Maxime Rousselle, ex médecin de la Haute Moulouya Orientale qui nous a envoyé un colis de lunettes  en plus de ses envois réguliers de jouets et peluches qui font la joie de nombreux enfants démunis.&lt;br /&gt;Enfin, un grand merci à la maison Krys pour sa générosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.B : Notre stock compte environs mille lunettes, il est ouvert à tous les nécessiteux de Midelt et région.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4688856786976842195?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4688856786976842195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4688856786976842195' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4688856786976842195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4688856786976842195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/06/remerciements-pour-les-dons-de-lunettes.html' title='Remerciements pour les dons de lunettes.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TCPC60qodaI/AAAAAAAAAc8/Y5CZj3ZMuE4/s72-c/410.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-8942445528143903318</id><published>2010-06-05T15:16:00.000-07:00</published><updated>2010-06-05T15:42:52.288-07:00</updated><title type='text'>Caravane Catalane 2010 à Midelt.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TArQnRoguFI/AAAAAAAAAb8/ndoSV-6__Kc/s1600/13065_105632236115103_100000049816262_146981_3715474_n.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TArQnRoguFI/AAAAAAAAAb8/ndoSV-6__Kc/s320/13065_105632236115103_100000049816262_146981_3715474_n.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5479421269816424530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’occasion de la fête du livre et de la fleur, Midelt a eu le grand honneur de recevoir le 23 Avril la Caravane Catalane. Cette caravane culturelle et économique présidée par Mr Pierre-Paul Haubrich a rendu visite à la même occasion dans les autres pays du Maghreb.&lt;br /&gt;La décision de la visite de Midelt  capitale de la pomme et de la vanadinite (pierre semi précieuse) a été décidée en coordination avec le jeune Hicham Koulli, originaire de Midelt  et président des étudiants de France (région du sud).&lt;br /&gt; Avec l’arrivée de cette caravane de l’amitié et du rapprochement humain entre la rive nord et la rive sud, une « brise de culture » a soufflé sur notre petite ville. Le weekend end du 23 -25 Avril était plein d’activités culturelles et humanitaires :&lt;br /&gt;- Exposition artisanale&lt;br /&gt;- Exposition d’art plastique &lt;br /&gt;- Soirée de poésie à l’hôtel Tadart où un grand hommage a été rendu à de grands poètes de Midelt, Mr Hassan Aourid et Mr Majid Blal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de toutes ces activités, des concerts de musique étaient improvisés par les artistes catalans et des jeunes musiciens mideltis. Le rythme des percussionnistes traditionnels local associé à la musique catalane et accompagné de youyous des femmes avait une connotation féerique.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TArRZu3q75I/AAAAAAAAAcE/k9eZtgEnhFk/s1600/MIDELT%2BJUILLET%2B2007%2B368.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TArRZu3q75I/AAAAAAAAAcE/k9eZtgEnhFk/s200/MIDELT%2BJUILLET%2B2007%2B368.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5479422136658096018" /&gt;&lt;/a&gt;La matinée du 25 Avril était consacrée aux  handicapés et aux jeunes enfants des associations Nichane et Al Amal. Deux ateliers artistiques ont eu lieu dans le centre de l’association Al Amal.&lt;br /&gt;L’atelier de peinture consacré aux handicapés était dirigé avec beaucoup de pédagogie par l’artiste catalane. Et chose unique, deux musiciens catalans  accompagnaient le déroulement des dessins.&lt;br /&gt;Dans le grand local de la bibliothèque du centre où s’est tenu le deuxième atelier, la musique battait son plein, un jeune musicien a répété avec une trentaine d’enfants une chanson sur l’environnement improvisée et composée la matinée même. L’ambiance dans le centre était des plus joyeuses. Un moment de pur bonheur pour les enfants et leurs mamans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nom de l’Association Al Amal, je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont participé à la réussite de cette manifestation culturelle du rapprochement humain. Pour plus de détails et , photos à l’appui, veuillez visiter le lien suivant : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;https://docs.google.com/viewer?a=v&amp;pid=gmail&amp;attid=0.1&amp;thid=128daa143a281522&amp;mt=application%2Fpdf&amp;url=https%3A%2F%2Fmail.google.com%2Fmail%2F%3Fui%3D2%26ik%3D5670b38efb%26view%3Datt%26th%3D128daa143a281522%26attid%3D0.1%26disp%3Dattd%26zw&amp;sig=AHIEtbTEG_gaKTnX61ufj_X7QgVrbNQrmQ&amp;pli=1&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-8942445528143903318?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/8942445528143903318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=8942445528143903318' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8942445528143903318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8942445528143903318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/06/caravane-catalane-2010-midelt.html' title='Caravane Catalane 2010 à Midelt.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/TArQnRoguFI/AAAAAAAAAb8/ndoSV-6__Kc/s72-c/13065_105632236115103_100000049816262_146981_3715474_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4380778132462402883</id><published>2010-05-16T15:15:00.000-07:00</published><updated>2010-05-16T15:25:12.126-07:00</updated><title type='text'>Les cigognes à Tounfite.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S_BvaoGSuSI/AAAAAAAAAb0/B75a78ZkmSI/s1600/cigogne.jpeg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 124px; height: 93px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S_BvaoGSuSI/AAAAAAAAAb0/B75a78ZkmSI/s320/cigogne.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5471996050486245666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le vieux Moha Ou Bassou des Ait Ali Ou Brahim m’a dit qu’autrefois les cigognes venaient en grand nombre à Tounfite, mais chaque année leur nombre a diminué. Aujourd’hui, deux seulement reviennent au pays pendant l’été. Elles n’ont qu’un nid. Les gens ne savent pas pour quelle raison elles ont quitté ce pays.&lt;br /&gt;Un jour de l’hiver dernier un vent terrible fit tomber leur nid qui était sur un arbre devant la boucherie. Comme les gens de Tounfite aiment beaucoup les cigognes, les bouchers remirent le nid sur l’arbre, mais pas comme il était la première fois. Les cigognes reconstruisirent un nouveau nid au Ksar des Ait Abdi. Mais cet hiver, quelqu’un a coupé l’arbre, et à leur retour le 21 Janvier, elles ont repris leur premier nid du grand Ksar…&lt;br /&gt;Voici ce qu’on raconte à Tounfite sur les cigognes :&lt;br /&gt;Il était une fois une femme qui trayait sa vache près de la mosquée où des chérifs tolbas faisaient leur prière. Le diable les poussa à se baigner dans du lait. Ils en demandèrent à la brave femme.&lt;br /&gt;La religion défend de gaspiller le lait.&lt;br /&gt;Le matin, de bonne heure, les gens du pays les cherchèrent mais ils ne trouvèrent que des oiseaux qu’ils n’avaient jamais vus. Les gens comprirent que c’étaient les chérifs tolbas qui avaient commis la faute et que Dieu avait punis en les changeant en oiseaux. Ils appelèrent ces oiseaux les cigognes (bellarj). Depuis ce temps là, elles restent dans le pays pendant l’été, tandis qu’au premier jour de l’automne, elles partent vers des pays chauds inconnus. Là, elles reprennent leur forme humaine qu’elles gardent une partie de l’hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte écrit par  Moulay Driss, élève à l'école de Tounfite en 1953 – « Tiré d’un opuscule rédigé par des élèves des écoles musulmanes de la région de Meknès »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tiens à remercier vivement mon grand ami Maxime Rousselle Ex Médecin à Tounfite et à Itzer pour l’envoi du livret intitulé  (  la cigogne dans le folklore marocain )  d'où est tiré ce texte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4380778132462402883?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4380778132462402883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4380778132462402883' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4380778132462402883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4380778132462402883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/05/les-cigognes-tounfite.html' title='Les cigognes à Tounfite.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S_BvaoGSuSI/AAAAAAAAAb0/B75a78ZkmSI/s72-c/cigogne.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2357548184152161817</id><published>2010-02-06T08:09:00.000-08:00</published><updated>2010-02-09T12:27:40.080-08:00</updated><title type='text'>Midelt- Chef Lieu de la Haute Moulouya Orientale.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S22k6fU46UI/AAAAAAAAAbs/di8DN0DkgGE/s1600-h/fichier3,2+172.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S22k6fU46UI/AAAAAAAAAbs/di8DN0DkgGE/s320/fichier3,2+172.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5435181650054539586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En 1955, un Super Caid était placé à la tête de Midelt. La petite ville de quelques milliers d'habitants dépendaient en cette période de la province nouvellement créée, Meknès.&lt;br /&gt;Par la suite, Midelt était rattachée à la province de Ksar Souk (Errachidia).&lt;br /&gt;Depuis le début des années 70, et jusqu'à aujourd'hui, Midelt dépend de la province de Khénifra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce tiraillement administratif était mal perçu par la population de la haute moulouya orientale qui était obligée de se rendre au siège de la province pour toute affaire administrative ne pouvant se régler qu'à l'échelon provincial. Ce qui posait problème de déplacements, surtout en période d'hiver, à cause de l'enneigement fréquent dans cette région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, Midelt devient province, fini le tiraillement administratif entre Meknès, Errachidia et Khénifra. La population est optimiste , pour elle, "le présent est gros d'avenir". Elle souhaite que leur charmante ville retrouve la splendeur et l'aisance qu'elle a connu au moment des vaches grasses (période de l'exploitation minière). Pourquoi pas, Midelt et sa région recèlent des potentialités énormes dans différents domaines: touristique, agricole et minier.&lt;br /&gt;N.B : Photo - Siège de la nouvelle Province .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2357548184152161817?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2357548184152161817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2357548184152161817' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2357548184152161817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2357548184152161817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/02/midelt-chef-lieu-de-la-haute-moulouya.html' title='Midelt- Chef Lieu de la Haute Moulouya Orientale.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S22k6fU46UI/AAAAAAAAAbs/di8DN0DkgGE/s72-c/fichier3,2+172.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2643160204353251636</id><published>2010-01-24T10:30:00.000-08:00</published><updated>2010-01-24T12:30:28.711-08:00</updated><title type='text'>Midelt - Mine de Rien.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S1yt2qC11uI/AAAAAAAAAbk/4QMZW1kE9v4/s1600-h/fichier3,2+083.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S1yt2qC11uI/AAAAAAAAAbk/4QMZW1kE9v4/s320/fichier3,2+083.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5430406405212722914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Grâce à ses mines d’Aouli et de Mibladen, La ville de Midelt est très connue dans le monde des musées, des scientifiques minéralogiques et des collectionneurs .&lt;br /&gt;Son cristal phare, la splendide vanadinite, a fait et fait toujours de Midelt un pôle d’attraction pour les amateurs de minéraux.&lt;br /&gt;A côté de la vanadinite, cette pierre, devenue aujourd’hui rare à la suite de la fermeture des mines, il existe d’autres cristaux exploités de manière artisanale à Midelt et région : cérusite, wulfénite, barytine, fluorite, azurite- malachite (de Krouchen) grenat, gypse, calcite, bilinite, apatite(Imilchil) agate.….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S1yrcEeLe8I/AAAAAAAAAbU/S_ZdN1uSOeI/s1600-h/fichier3,2+082.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S1yrcEeLe8I/AAAAAAAAAbU/S_ZdN1uSOeI/s320/fichier3,2+082.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5430403749426985922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les échantillons minéralisés présentent un intérêt économique non négligeable pour la région de Midelt. Le nombre de commerces de minéraux ne cessent d’augmenter dans la ville.&lt;br /&gt;Les vendeurs de pierres de Midelt sillonnent aujourd’hui les bourses minéralogiques du monde entier. Il serait temps de s’intéresser de près à ce secteur encore désorganisé, et d’organiser une bourse minéralogique à Midelt. Et pourquoi pas un musée de cristaux et fossiles de la région, à l’instar de ce qui se fait sous d’autres cieux. A Bon Entendeur Salut !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S1ysxhw9Q4I/AAAAAAAAAbc/Jzn83u4N8NM/s1600-h/fichier3,2+081.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S1ysxhw9Q4I/AAAAAAAAAbc/Jzn83u4N8NM/s320/fichier3,2+081.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5430405217579254658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.B :Photos collection familiale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2643160204353251636?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2643160204353251636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2643160204353251636' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2643160204353251636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2643160204353251636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/01/pierres-mineraux-et-fossiles-de-midelt.html' title='Midelt - Mine de Rien.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S1yt2qC11uI/AAAAAAAAAbk/4QMZW1kE9v4/s72-c/fichier3,2+083.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2745730080772457836</id><published>2010-01-17T11:12:00.000-08:00</published><updated>2010-01-17T11:13:10.433-08:00</updated><title type='text'>Midelt- Traces du passage des Bni Hssen.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les Bni Hssen, les habitants actuels de la plaine du Gharb, région de Sidi Kacem, Sidi Slimane, Kénitra…. Transhumaient au XIVè siècle selon les historiens du sud est marocain dans les plateaux de la haute Moulouya orientale ,  région de Midelt.&lt;br /&gt;L’historien Georges Marçais disait d’eux : «  ils y faisaient figure de grands nomades puissants… »&lt;br /&gt;Au fil des siècles, les Bni Hssen avaient abandonné la haute Moulouya orientale pour se stabiliser au XVIIè siècle dans le Gharb. Ces arabes maâqil possèdent, encore aujourd’hui, un ksar au nord est de Midelt : il s’agit de Ouizert Ouled Abbou (Archives Françaises).&lt;br /&gt;Une autre trace de leur passage dans la région de Midelt se matérialise par l’existence n’issendal n’bni hssen (le cimetière des Bni Hssen) se situant à Tachaouit près du cours d’eau qui traverse ce ksar. (Voir le travail de Mme Amina Aouchar : colonisation et campagne berbère au Maroc, page 22, ed Afrique Orient).&lt;br /&gt;Les Bni Hssen avaient quitté  la région, selon plusieurs historiens, suite à des années répétées de sécheresse.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2745730080772457836?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2745730080772457836/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2745730080772457836' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2745730080772457836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2745730080772457836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/01/midelt-traces-du-passage-des-bni-hssen.html' title='Midelt- Traces du passage des Bni Hssen.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5823213637865812696</id><published>2010-01-09T06:46:00.000-08:00</published><updated>2010-01-09T06:56:53.848-08:00</updated><title type='text'>Meilleurs Voeux à Tous.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S0iZKgtKaMI/AAAAAAAAAa8/4I46AH7LKMY/s1600-h/fichier3,2+059.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424754157024864450" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S0iZKgtKaMI/AAAAAAAAAa8/4I46AH7LKMY/s320/fichier3,2+059.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Enfin, la première neige de l'hiver arrive, sa blancheur a englouti Midelt et sa région pendant notre sommeil , nous découvrons au matin de vendredi un paysage splendide. Tous les jardins et les champs de voisinage de chez moi sont blancs . Les saules pleureurs de saha l'khadra sont couverts de givre. Un beau cadeau du ciel que j'ai tenu, à l'orée de cette année 2010, à partager avec les nombreux lecteurs du blog.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Que cette année apporte à tous santé, bonheur et prospérité!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5823213637865812696?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5823213637865812696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5823213637865812696' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5823213637865812696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5823213637865812696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2010/01/meilleurs-voeux-tous.html' title='Meilleurs Voeux à Tous.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/S0iZKgtKaMI/AAAAAAAAAa8/4I46AH7LKMY/s72-c/fichier3,2+059.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-6074561172156967697</id><published>2009-12-13T11:14:00.000-08:00</published><updated>2010-10-23T16:33:58.969-07:00</updated><title type='text'>Ighssan ( les ossements) !où le degré zéro de la culture</title><content type='html'>Il ya quelques années, des chercheurs de fossiles avaient découvert dans le sous sol de Mibladen (à 10 Km au nord de Midelt) le squelette d’un gigantesque poisson marin. Les profanes parlaient d’un  dinosaure marin qui date, selon le géologue local, de la période où la haute Moulouya orientale était sous la mer.&lt;br /&gt;Sous d’autres cieux, cette découverte aurait intéressé les décideurs locaux, régionaux et même le ministre de tutelle.&lt;br /&gt;A Midelt, la découverte du poisson marin est passée sous silence. L’élu de la localité où la découverte a eu lieu n’a même pas daigné aller voir sur place. Sa réponse à celui qui lui en avait parlé était : « mayd rikh adikh sighssan » (je n’ai rien à faire des ossements).&lt;br /&gt;Il ignorait la valeur historique d’une telle découverte , et, qu’avec de tels ossements ainsi qu’avec les fossiles dont regorge la région, il pouvait par exemple, créer un musée qui intéresserait les enfants de la région ainsi que les milliers de touristes qui traversent Midelt chaque année.&lt;br /&gt;A mon humble avis, l’écrasante majorité de nos élus illettrés a besoin dans son travail quotidien de l’apport des intellectuels.&lt;br /&gt;En occident, les intellectuels sont sollicités par les politiques de tous bords, ils n’arrêtent pas de travailler pour les conseils municipaux et même pour les partis politiques qui cherchent en permanence à connaître le malaise de leur pays et à trouver les solutions et de nouvelles idées.&lt;br /&gt;Nos intellectuels à nous, surtout dans les localités rurales, restent hors structure. Ils ont choisi d’être libre et à l’abri de toute contrainte, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne pensent pas à leur pays. La majorité sont bénévoles à condition que les décideurs locaux le leur demandent. Sans le concours des intellectuels , les conseils ruraux continueront à tourner en rond.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-6074561172156967697?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/6074561172156967697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=6074561172156967697' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6074561172156967697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6074561172156967697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/12/ighssan-les-ossements.html' title='Ighssan ( les ossements) !où le degré zéro de la culture'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-3230204268727576244</id><published>2009-12-06T03:16:00.000-08:00</published><updated>2009-12-06T03:24:55.727-08:00</updated><title type='text'>Midelt se métamorphose.</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/SxuTMQUhxtI/AAAAAAAAAaw/l3mZsHXWW1M/s1600-h/Midelt+002.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412081215964563154" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/SxuTMQUhxtI/AAAAAAAAAaw/l3mZsHXWW1M/s320/Midelt+002.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;En cette fin d’année 2009, la ville de Midelt est en train de changer de visage. Dans l’un des anciens messages de ce blog, j’avais parlé de l’agonie de cette ville. Aujourd’hui, je peux constater, avec enthousiasme, qu’elle se réanime et sort petit à petit de sa léthargie.&lt;br /&gt;Son passage au chef lieu de province, ses multiples chantiers de mise à niveau en témoignent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les potentialités de la région de Midelt sont énormes : elles sont d’ordre agricole, touristique, minier et culturel. Elles ont besoin, pour être mises en valeur, du concours de l’état, mais aussi des bonnes volontés communales et associatives locales.&lt;br /&gt;Pour sortir de l’ignorance, de l’analphabétisme et de la misère qui l’accablent depuis la fermeture des mines, Midelt et sa région ont aussi besoin d’un bon engagement citoyen.&lt;br /&gt;Puisse chacun acquérir la notion du devoir civique et de la conscience sociale et apporter sa pierre à l’édifice.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;N.B : Photos de la fontaine récemment construite en face du commissariat. Je l'offre à tous ceux qui portent cette ville dans leur coeur.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-3230204268727576244?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/3230204268727576244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=3230204268727576244' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3230204268727576244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3230204268727576244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/12/midelt-se-metamorphose.html' title='Midelt se métamorphose.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/SxuTMQUhxtI/AAAAAAAAAaw/l3mZsHXWW1M/s72-c/Midelt+002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-8416030999432410272</id><published>2009-10-19T12:29:00.000-07:00</published><updated>2009-10-19T12:30:39.332-07:00</updated><title type='text'>Caravane Médicale.</title><content type='html'>Pendant la journée du 18/10/2009 le centre socio-éducatif de l’Association Al Amal / Midelt a été le théâtre d’une consultation de masse. Les patients étaient nombreux à profiter du passage d’une caravane médicale humanitaire, venant de Rabat, pour se faire examiner.&lt;br /&gt;Deux professeurs, Seize médecins spécialistes et huit paramédicaux ont été mobilisés par le Professeur Brahim El Gueddari, le Patron de l’équipe, pour cette consultation gratuite.&lt;br /&gt;Nous soulignons que la caravane médicale a réalisé cinq cent quatre vingt dix neuf consultations multidisciplinaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consultations de dépistage du sein et du col : 158 cas&lt;br /&gt;Consultations ophtalmologiques : 257 cas.&lt;br /&gt;Consultations ORL : 110 cas.&lt;br /&gt;Consultations pédiatriques : 59 cas.&lt;br /&gt;Consultations Urologiques : 15 cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médecins avaient procédé également à la distribution de quelques médicaments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La directrice de l’hôpital de Midelt a participé activement à cette journée par sa présence et par la mise  à la disposition de l’équipe médicale du matériel de sa formation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nom de l’Association Al Amal, je tiens à exprimer mes vifs remerciements au Professeur El Gueddari de l’Institut National d’Oncologie ( Rabat) et à son honorable équipe .&lt;br /&gt;Je tiens à remercier également les autorités locales et les volontaires du Conseil Municipal , aux bienfaiteurs et à la Direction de l’Hôtel El Ayachi pour leur contribution,  chacun dans son domaine, à la réussite de cette opération de solidarité. Une mention spéciale pour Melle Hafsa Bechar , l’instigatrice de cette consultation au profit des démunis de Midelt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-8416030999432410272?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/8416030999432410272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=8416030999432410272' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8416030999432410272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8416030999432410272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/10/caravane-medicale.html' title='Caravane Médicale.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-3871437916675720794</id><published>2009-10-14T16:36:00.000-07:00</published><updated>2009-10-14T17:10:17.044-07:00</updated><title type='text'>La Tomate de Tissouit N'ait Sghrouchen</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/StZoKbLlo8I/AAAAAAAAAao/IVNQL7vSQ3E/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 108px; FLOAT: left; HEIGHT: 144px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5392612132127089602" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/StZoKbLlo8I/AAAAAAAAAao/IVNQL7vSQ3E/s320/images.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Une mouche appelée par les scientifiques Tuta Absoluta  a ravagé cette année des champs entiers de tomates dans plusieures régions du Maroc , ce qui a eu comme conséquence une augmentation du prix de la tomate qui a atteint des niveaux record 15 dh le kg et plus .&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Tissouit N’Ait Saghrouchen, une petite bourgade de quelques dizaines d’habitants sise au pied d’El Ayachi , a sauvé la face . Sa production de quelques tonnes n’a pas été touchée par cette mouche mineuse de tomates.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;De Juin à Octobre&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;, les paysans de Tissouit dotent le souk de Midelt d’une tomate de bonne qualité. De calibre moyen , non uniforme , couleur inhomogène , un dégradé de rouge, chair épaisse , la tomate de Tissoit est juteuse regorgée d’eau de roche des sources d’El Ayachi. Sa saveur dégage le gout d’une véritable tomate naturelle.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Bravo aux producteurs de cette tomate bio qui ne ressemble certes pas aux tomates rouges calibrées des étales des supermarchés, ces tomates sont très belles mais regorgent de produits chimiques et sont dépourvues de gout.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-3871437916675720794?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/3871437916675720794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=3871437916675720794' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3871437916675720794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3871437916675720794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/10/la-tomate-de-tissouit-nait-sghrouchen.html' title='La Tomate de Tissouit N&apos;ait Sghrouchen'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/StZoKbLlo8I/AAAAAAAAAao/IVNQL7vSQ3E/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1152627755189097026</id><published>2009-10-04T05:33:00.000-07:00</published><updated>2009-10-05T00:55:20.585-07:00</updated><title type='text'>Midelt: une rixe entre juifs berbères</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/SskhJ0hK4II/AAAAAAAAAag/FXiUJUrXKw0/s1600-h/Sans+titre.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388874881725816962" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/SskhJ0hK4II/AAAAAAAAAag/FXiUJUrXKw0/s320/Sans+titre.JPG" /&gt;&lt;/a&gt; Ancienne photo du Ksar Athmane Oumoussa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;Comme &lt;/span&gt;je l’avais mentionné dans l’un des anciens billet publiés dans ce blog, l’Outat ( l’actuelle Midelt) offrait au début du 19 eme siecle une image différente de celles des autres agglomérations bérberes du Moyen et du haut Atlas : Ethniquement, la population était composite : en plus des tribus dominantes, les Ait Izdeg et les Ait Ouafella , il y avait plusieurs catégories d’éléments allogènes : les Iguerouanes, les Ait Seghrouchen, Les Oulad Khaoua, Les Ait Hdidou, les Filalas et les Juifs.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Les juifs Ait Ouafella vivaient dans Ksar Lekbir. Les juifs Zedgui vivaient à Ksar Athmane Ou Moussa et à Ksar Bousmella.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Le Marquis de Segonzag rapportait qu’à la fin du XIXè siècle : « les juifs ont une situation exceptionnelle chez les Ait Izdeg et les Ait Ouafella ». &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Les témognages oraux des anciens &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Outatiens nous rapportent qu’ils avaient des rapports de bon voisinage avec les juifs qui vivaient avec eux dans les Ksars suscités. Les juifs Zedguis et Afellaouis étaient fellahs et possédaient les terrains qu’ils travaillaient eux-mêmes ou qu’ils faisaient travailler par des khemas (métayers au cinquième).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Une source orale , un vieil homme de Ksar Tamoussa Ouâlit nous rapporte qu’il avait assisté , dans les années 30 du siècle passé, à une rixe entre les juifs Zedguis de Bousmella et ceux de Athmane Oumoussa. En quelques minutes la bataille s’engageait , l’honneur des deux ksars était en jeu. La bagarre entre les deux clans s’était produite non loin du sanctuaire du Saint Sapharide , Moul El Kaf. Toujours, selon notre source, des coups de Bouheba (ancien fusil) étaient échangés.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Alerté, l’Amghar de Athmane Oumoussa arrivait en trombe sur son mulet, agita sa tarrezet ( turban) pour annoncer qu’il venait en parlementaire. Quelques minutes après, tout était entré dans l’ordre. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Les raisons d'un tel déchainement ? notre source pense qu'il s'agissait d'un problème d'honneur. La rixe avait été brève. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Ce qui concordait avec ce que disent les Imazighen : « chez les Imazighen, la colère est comme la flamme, vive et brève, la rancune est comme la braise, invisible mais durable. »&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1152627755189097026?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1152627755189097026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1152627755189097026' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1152627755189097026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1152627755189097026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/10/midelt-une-rixe-entre-juifs-berberes.html' title='Midelt: une rixe entre juifs berbères'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/SskhJ0hK4II/AAAAAAAAAag/FXiUJUrXKw0/s72-c/Sans+titre.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5975334755034554628</id><published>2009-09-26T12:25:00.000-07:00</published><updated>2009-09-26T13:02:13.462-07:00</updated><title type='text'>L'Ecrivain Majid Blal honoré à Sherbrooke.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/Sr5xRu-b9hI/AAAAAAAAAaY/IaW-j1LNb7E/s1600-h/prix+REMI2008.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 213px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5385866753863317010" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/Sr5xRu-b9hI/AAAAAAAAAaY/IaW-j1LNb7E/s320/prix+REMI2008.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Notre ami Majid Blal a eu l'honneur et le privilège d'être le récipiendaire du Prix REMI ( Reconnaissance Mérite Emigrant) 2008, de la ville de Sherbrooke / Canada , pour la personnalité artistique de l'année. La reception a eu lieu au cours d'une cérémonie solennelle le 29/11/2008.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Sachant que ce Mérite honorable doit flatter tous les Mideltis , j'ai tenu à le communiquer à tous les lecteurs du blog, tout en réitérant à notre ami Majid toutes nos sincères félicitations.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Bravo Majid pour ton riche travail intellectuel, ta bonne plume et tes analyses pertinantes qui ont fait , et qui font toujours , de toi, l'une des crèmes de Midelt et de Sherbrooke.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;N.B : La publication de la bonne nouvelle a été retardée, le blog était squaté par "Aicha Bassou".&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5975334755034554628?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5975334755034554628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5975334755034554628' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5975334755034554628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5975334755034554628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/09/lecrivain-majid-blal-honore-sherbrooke.html' title='L&apos;Ecrivain Majid Blal honoré à Sherbrooke.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Pb3pBIOMUEY/Sr5xRu-b9hI/AAAAAAAAAaY/IaW-j1LNb7E/s72-c/prix+REMI2008.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-7727993144935068399</id><published>2009-09-13T16:24:00.000-07:00</published><updated>2009-09-15T13:17:45.065-07:00</updated><title type='text'>Médiocrité des téléfilms ramadanesques.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Dans notre pays beaucoup de choses avancent ces dernières années, mais d’autres reculent. Parmi celles ci, la culture. Nous assistons à un mutisme intégral de nos intellectuels.&lt;br /&gt;Nous traversons une période d’inertie culturelle et intellectuelle sans précédent. Le résultat est que tout cafouille. Plus aucune idée à discuter. Nos partis politiques ne communiquent plus avec les jeunes. Grand nombre d’entre eux ne font que partager les portes feuilles et viser des places au soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre télévision, qui est sensée porter notre cher Maroc vers le monde de la modernité, œuvre dans la médiocrité, l’approximation, la mauvaise improvisation et la production bâclée. Elle reste spécialiste dans le travail de « belmiz » (expression dialectale signifiant « approximativement). Elle oublie que ce qui se joue sur la scène est destinée à toute une communauté. Cette communauté que forment les téléspectateurs. Elle oublie également que la scène, comme le dit Brecht : « apparaît comme le microcosme de la société à laquelle appartiennent ses spectateurs. ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le microcosme que nous présente notre télévision, en ce mois sacré de Ramadan, n’a pas coupé avec l’ancienne méthode de « qdi haja » (laisser aller). Au lieu d’apprendre à nos enfants à respecter le droit d’autrui et à verser dans l’honnêteté, la rectitude et l’altruisme, elle leur inculque, par ses navets, une éducation de la jungle en leur apprenant à être « des loups pour éviter d’être dévoré par d’autres loups ». Elle fait, dans l’écrasante majorité des films qu’elle produit, l’éloge de la richesse ostentatoire et d’un monde où seul l’argent compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’espère que notre télévision cesse de nous présenter ses cafouillis, et qu’elle coupe avec ses méthodes dépassées de « qdi haja » et de « belmiz », qui ont causé et causent encore des dégâts dans plusieurs domaines dans notre pays. Elle devrait mieux miser sur le sérieux et l’exigence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;NB : les lecteurs assidus de « Aicha Bassou » trouveront la fin de l’histoire dans le livre qui paraitra dans quelques semaines.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-7727993144935068399?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/7727993144935068399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=7727993144935068399' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/7727993144935068399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/7727993144935068399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/09/mediocrite-de-telefilms-ramadanesques.html' title='Médiocrité des téléfilms ramadanesques.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1297911413115547607</id><published>2009-09-06T09:24:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T03:49:35.663-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (46)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voici une semaine que Tassekourt était revenue chez elle. Une semaine pendant laquelle il pleuvait inlassablement, mais par à-coups. Une pluie en orages telles que les montagnes d’Al Ayachi, seules, peuvent faire naitre. Pluie bienfaisante, cependant, puisqu’elle permettait aux pauvres paysans de la région, d’être moins inquiétés pour leur année agricole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis son arrivée chez elle, Tassekourt pleurait beaucoup, souvent jusqu’à en avoir les yeux rouges et enflés. Elle ne mangeait pas à sa faim. Elle maigrissait.&lt;br /&gt;Un soir, son père, qui avait eu vent de ses sorties avec Ouadichane à Tighermine et qui avait trouvé une montre d’homme près de son oreiller, lui interdit de sortir de la maison. Il lui rappelait qu’elle n’était plus une toute jeune fille, qu’elle était fiancée et qu’elle devait connaître les règles de bienséance.&lt;br /&gt;- Ton futur mari est un grand monsieur, très connu dans la région, lui dit-il, si jamais il apprend que tu étais sortie avec ce vaurien, il me mépriserait en pensant que je n’ai pas su éduquer mes enfants. Jamais ! Au grand jamais ! Je ne pourrais ainsi perdre la face et devenir tatssa (la risée) du village.&lt;br /&gt;- Ouadichane a de bonnes intentions, il voulait …., et puis Hajjou était toujours avec moi, la pauvre jeune fille essayait de se défendre d’une voix blanche. La colère l’étouffait à en pleurer.&lt;br /&gt;Comme beaucoup de natures faibles, Oujaghrour était violent à l’égard de ceux sur qui il exerçait une autorité.&lt;br /&gt;Il sermonnait sa fille ainée devant ses trois jeunes sœurs qui étaient assises à l’écart près d’almessi. Son épouse , qui était dans la cour, et qui avait tout entendu, accourait .&lt;br /&gt;- Il ne vaut pas la peine de te mettre dans une telle colère pour une si petite affaire. Regarde comme elle a l’air misérable.&lt;br /&gt;- Fest chemine (toi, tais toi ). Qu’est ce que, vous les femmes, vous y comprenez ? lui reprocha Oujarghrour, avec hauteur. Et il ajouta sévèrement :&lt;br /&gt;- Quelle belle éducation tu lui a donnée. Je crois que le mieux serait de l’envoyer, au plus tôt, chez les Ait Oubaw. Avant qu’elle ne m’apporte chan ouhziz (batârd).&lt;br /&gt;La mère de Tassekourt s’arma de courage et vitupéra :&lt;br /&gt;- Tu deviens fou ou quoi ? Oser dire des choses pareilles devant ses filles ! Tu n’as pas honte. Notre fille s’est toujours bien comportée jusqu’ici. Et ne saurait rien faire de mal. Pourquoi cherches-tu à la dénigrer ?&lt;br /&gt;- Ne te mêle pas de ça, dit Oujaghrour d’un geste méprisant de la main, avant de sortir.&lt;br /&gt;Tassekourt devint pâle, elle eut un frisson puis tomba par terre évanouie. Sa mère entreprit de bassiner les tempes de sa fille avec de l’eau de rose. Quelques instants après, la jeune fille retrouva ses esprits, redressa son buste et s’assit, regarda sa mère et ses sœurs assises à ses côtés et se mit à pleurer. Le froid dans la piéce était pénétrant.la neige commençait à tomber sur Taghzout.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1297911413115547607?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1297911413115547607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1297911413115547607' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1297911413115547607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1297911413115547607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/09/le-monde-de-aicha-bassou-46.html' title='Le monde de Aicha Bassou (46)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4157360746707445573</id><published>2009-08-09T10:46:00.000-07:00</published><updated>2010-10-24T00:17:23.340-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  ( 45 )</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le souk de Tounfit était un lieu vivant et sympathique où les habitants de la région des Ait Yahya se rencontraient tous les dimanches, Ils y échangeaient des biens et de la marchandise, ils y réglaient leurs contentieux. Dans l’aguitoune (tente) de Charki achefnaj (marchand de beignets) , trois turbans encerclaient une table basse. Ils ombrageaient les têtes de Ali Outamghrat et le sage Oubennacer ( les deux émissaires de Aicha Bassou) et la tête de Moha Oujaghrour, le père de Tassekourt. La fumée du feu de bois, mêlée aux odeurs du beignet emplissaient l’air.&lt;br /&gt;Après avoir mangé goulûment les premiers beignets et bu les premiers verres de thé , les trois hommes commençaient à bavarder.&lt;br /&gt;Leur conversation au départ était naturellement centrée sur l’ambiance du souk. Ils en vinrent à la fin du repas à parler du problème du mariage de Tassekourt. Le charismatique Oubennacer tamponna de ses deux mains, pleines d’huile de beignets, sa belle barbe poivre et sel, toussota et s’adressa au père de Tassekourt.&lt;br /&gt;- Ecoute, Oujaghrour, Ali et moi nous sommes venus te trouver aujourd’hui pour te soumettre une demande de ta fille. Tout en prenant avec une sorte de familiarité la main de son interlocuteur, Oubennacer continua : le mariage de ta fille avec Oubaw a été décidé par toi seul. Ni ta mère, ni ta femme, ni personne dans la famille ne voulait de ce mariage, et surtout l’intéressée, elle même. Elle refuse catégoriquement l’union avec ce vieux qu’elle n’estime pas. Aussi, Ali et moi, nous sommes là pour te demander d’annuler ce mariage.&lt;br /&gt;Ali Outamghart continua sur le même ton qu’Oubennacer&lt;br /&gt;- Puisque ta fille ne veut pas de cette union et refuse d’entrer dans cette famille de mauvaise moralité, pourquoi n’annule- tu pas cette promesse au mariage ? Tu pourrais ainsi éviter un malheur à ta fille.&lt;br /&gt;Le visage d’Oujaghrour, marqué par les épreuves de la vie, se crispa. Il sentait tout son sang lui affluer à la tête, et la colère lui nouer l’estomac. Il haïssait au plus haut point sa fille et si elle s’était tenue devant lui, il lui aurait administré une belle correction.&lt;br /&gt;- Ecoutez, ayaraou (messieurs), dit Oujaghrour en criant, j’ai promis ma fille à mon ami Oubaw, je savais ce que je faisais et je ne m’en dédis pas . Ce mariage se fera inchaallah, aouna iran aouna ouririn ( de toutes les manières) même si je dois enfermer cette damnée mule dans l’ahanou (cachot) jusqu’à la cérémonie. J’ai donné ma parole, trancha t'il, si je m’en dédiais je perdrais l’honneur. Il ajouta, ne dit on pas chez nous que la parole est comme une balle , une fois partie elle ne revient plus.&lt;br /&gt;- Une promesse n’est pas un engagement,répliqua Ali Outamghart&lt;br /&gt;- Il est arrivé à des personnes parfaitement honorables d’être conduites à rompre des fiancialles, continua Oubennacer.&lt;br /&gt;- Je ne suis pas de cette catégorie de gens. Je ne reviendrai pas sur ma décision.&lt;br /&gt;Et à Ali Outamghart d’ajouter :&lt;br /&gt;- Il y a un jeune fonctionnaire de Taghzout qui s’intéresse à Tassekourt,si tu mets fin à ce mariage il viendrait demander la main de ta fille.&lt;br /&gt;- Ecoutez messieurs, je ne vais , tout de même pas changer un homme intéressant possédant argent et puissance, un homme dont beaucoup d’amis sont de hauts fonctionnaires, par un petit fonctionnaire de Taghzout.&lt;br /&gt;Pas plus tard qu’il y a une semaine, le responsable régional est venu manger chez lui et jouer ronda (jeu de cartes) avec lui. Votre demande ne change rien à ma décision, mes amis. Et s’adressant à Ali, je viendrai récupérer cette taghioult (ânesse) la semaine prochaine. Il termina ainsi son discours sur un ton sans réplique. Oubennacer ne répondit rien, il gardait son verre de thé dans la main en fixant l’ouverture de l’aguitoune par laquelle Oujaghrour était sorti. Ali Outamghart manifestait bruyamment son indignation.&lt;br /&gt;- Les gens comme Oubaw ne seront surement pas récompensés par l’amoutl (tribunal mystique). L’amoutl veille, il les touchera tôt ou tard, inchaallah. Le corrompu Oubaw payera, ses affaires louches péricliteront, et sa fortune colossale et illicite fondera comme neige au soleil. Ali Outamghart disait cela tout en ayant en arrière pensée les dires du cavalier du garde forestier Oukezza, à propos du rapport de l’inspection des eaux et forêts.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4157360746707445573?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4157360746707445573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4157360746707445573' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4157360746707445573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4157360746707445573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/08/le-monde-de-aicha-bassou-45.html' title='Le monde de Aicha Bassou  ( 45 )'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-6788768053020406696</id><published>2009-07-26T11:01:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T04:04:24.052-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  ( 44 )</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ouadichane avait passé la nuit chez son oncle maternel. Un homme respectable qui devait avoir à peu près l’âge de son père. Aveuglé par l’amour de Tassekourt, il ne pensait qu’à son projet. Alors, tout ce que lui avait dit son père ne faisait que lui entrer dans une oreille et ressortir par l’autre. "Mya aydikechmen, mya aydifghen", comme dirait l’expression berbère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il demanda à son oncle d’aller chez son père parler pour lui, il l’implora d’aller le persuader pour qu’il lui cède l’héritage en question. Mais son oncle qui avait pris le parti du père lui répondit :&lt;br /&gt;- Ecoute mon fils, tu dépensais, d’une manière inconsidérée, sans compter, ton salaire que tu gagnais pourtant difficilement, qu’en serait t il de l’argent facile de l’héritage. Je suis certain que tu le dilapiderais en une tjourmit (gorgée). Alors, je te dis franchement que je ne peux assumer la tâche d’aller voir ton père. Il y eut un silence lourd entre les deux hommes avant que le vieil homme ne reprit la parole.&lt;br /&gt;- Mais, en revanche, je peux te garantir, si tu reviens, comme tu le dis, dans la région, de te prêter, sans aucune reconnaissance de dette de ta part, un à deux millions de centimes.&lt;br /&gt;La sœur ainée d’Ouadichane qui avait entendu les dernières paroles de son oncle intervint :&lt;br /&gt;- Pour ma part, s’il revient dans la région et s’il se remarie avec cette belle jeune fille que je connais très bien, je lui donnerais mes quatre Louis d’or et mes deux izebyane (bracelets).&lt;br /&gt;Ouadichane, les larmes aux yeux :&lt;br /&gt;- Ce que vous me dites là est bon à savoir, je n’aurais jamais osé y penser.&lt;br /&gt;A son oncle de conclure :&lt;br /&gt;- Ne sommes nous pas tenus , en ce bas monde, de nous entraider ?&lt;br /&gt;Toute sa vie, Ouadichane devait garder de la reconnaissance à son oncle et à sa sœur pour leur promesse et pour ces gentils mots .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, un dimanche, il partit avant le jour. Il emprunta le camion des Ait Ourribane , le seul véhicule qui assurait la liaison entre Taghzout et Midelt. Il arriva le soir à la ville sans avoir à converser avec personne qu’avec soi même. Il faisait un froid glacial et un vent fort balayait les rues. Il se dirigea vers l’appartement de deux pièces qu’il habitait avec Souad, dans l’immeuble délabré de la santé publique. Il entra dans un couloir aussi sale que la rue. Sachant que la sonnette était en panne. Il frappa de son doigt replié contre la porte.&lt;br /&gt;La porte s’ouvrit instantanément, comme si Souad qui venait d’apparaître, demeurait derrière à l’attendre.&lt;br /&gt;- Wach oujhek hadak ? aould lahram. (tu n’as pas honte, espèce de bâtard ?), et elle ajouta furieuse, ne rentres pas, retourne dans la rue.&lt;br /&gt;Ouadichane a vite compris que son épouse était au courant de son projet de mariage avec Tassekout . Il suspectait l’infirmier Chakor , même s’il ne voyait pas la raison pour laquelle ce dernier aurait vendu la mèche.&lt;br /&gt;De la fenêtre Souad déversa des jurons par dizaines sur Ouadichane. Il n y avait pas d’insultes qu’elle ne lança à son adresse. Elle l’affublait de tous les vices. Elle lui jeta par la fenêtre son seul costume grand carreaux vert, sa seule cravate jaune, ses chaussures, ses pantalons, sous l’œil des voisins qui comptaient les caleçons et les chaussettes d’Ouadichane. Les nombreux bracelets qui ornaient ses gros poignets tintaient pendant qu’elle s’affairait. Elle les repoussait sans cesse vers les coudes et s’efforçait de les faire tenir avant de jeter les derniers effets de son mari.&lt;br /&gt;Ouadichane ramassa ses vêtements sans broncher, une humiliation mêlée de rage l’étouffait. Il fit souvent le geste de rajuster sa casquette qui pourtant n’avait pas bougé sur sa tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son voisin du rez de chaussée lui apporta un grand sac étanche en plastique , il y entassa ses effets et se dirigea sans mot dire vers Ikhremjioun, le quartier où habitait son ami d’enfance , le vendeur de poules , Said Bouyfoulloussen.&lt;br /&gt;Ce soir là, Ouadichane n’arrivait pas à se remettre du terrible choc qu’il avait reçu en voyant voler ses vêtements et en entendant les multiples jurons que son épouse lui avait prodigués devant les voisins.&lt;br /&gt;Les bras sous la nuque , il  essayait de fixer ses idées sur autre chose. L’image de sa bien aimée vint naturellement devant ses yeux. La reverrait il un jour ?&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-6788768053020406696?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/6788768053020406696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=6788768053020406696' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6788768053020406696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6788768053020406696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/07/le-monde-de-aicha-bassou-44.html' title='Le monde de Aicha Bassou  ( 44 )'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-3707583063398225974</id><published>2009-07-19T11:31:00.000-07:00</published><updated>2010-10-24T00:21:53.308-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (43)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Par ce beau jour de Novembre, au ciel sans nuage, Ouadichane cheminait lentement vers Taghzout, son pays natal. Connaissant parfaitement la région qu’il avait sillonnée étant enfant une multitude de fois. Il décida d’emprunter un raccourci, un sentier muletier traversant une forêt de chênes et de genévriers thurifères. Par ce raccourci Taghzout n’est qu’à une dizaine de kilomètres de Tighermine. Tout en marchant, Ouadichane rêvait à son projet. A un certain moment, il leva les yeux et se trouva au tournant de la colline, à l’endroit où celle-ci s’abaisse vers la vallée. Devant lui, s’étendait son lieu natal. Taghzout, un ensemble de maisons en pisée, entouré d’enclos de moutons et de jardins rudimentaires de luzerne, mais, orge , navet et pomme de terre . Dans la majorité de ces jardins, il y avait une taqdouht (marmite noire) sensée, selon la croyance locale, repousser le mauvais œil !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au pied du village, il y a la rivière, presque sèche aujourd’hui. Ouadichane se souvint avec regret, des beaux débits qui la parcouraient jadis, même en été, et de la belle truite « arc en ciel » qu’il pêchait avec ses amis d’enfance dans les gorges de la rivière. La vue des lieux où il avait vu le jour attendrissait son cœur. Il se sentait à son aise. En entrant dans le village, à chaque pas, son cœur palpitait, impatient de voir apparaître un visage connu. Non loin de chez lui, il reconnut un homme dont la haute stature avait résisté au temps malgré la sous alimentation, c’était Hmad Zaouit, le fou du village. Cet homme faisait partie du décor de Taghzout. Il marchait, gesticulait et blasphémait toute la journée. Hmad Zaouit injuriait tout le monde, même ceux qui lui faisait la sadaqa (l’aumone). Les retrouvailles d’Ouadichane avec sa famille furent conviviales. A cette occasion, son père sacrifia un amekartou (bouc) et invita les voisions et proches parents, pour partager le repas spécialement préparé à l’attention de son fils, qu’il n’avait pas vu depuis quelques années .&lt;br /&gt;Cette nuit là, Ouadichane et les siens demeurèrent éveillés jusqu’à la pointe du jour. Le lendemain, après la prière d’al asr, Ouadichane et son père prenaient le thé près d’almessi, ils se ressemblaient trait pour trait. Même front, même nez, et même pomme d’Adam. Ouadichane était inquiet et anxieux. Il ne savait comment aborder le sujet qui lui tenait à cœur. Cependant, une question du père sur la vie en ville, lui donna le prétexte qu’il attendait. Il lui répondit :&lt;br /&gt;- ikhoubi ouadou ( ma situation n’est pas gaie)! En ville, toujours la main à la poche, je n’arrive plus à joindre les deux bouts. Je suis criblé de crédits. J’ai grand besoin d’argent, mon père, et je viens te demander de l‘aide. La réponse du père fut catégorique.&lt;br /&gt;- Abaden, ne compte pas là-dessus, mon fils, tu n’auras pas un soldi iyban (ancien écu percé) de mes revenus durement gagnés.&lt;br /&gt;- Je ne te demande que le champ qui me revient de l’héritage de ma mère, que Dieu ait son âme !&lt;br /&gt;- Il n’est pas question de vendre ce bien de famille. Ne sens tu pas quelle faute tu commettrais envers ta mère, tes grands-parents et tes ancêtres si tu vendais ce terrain. Et le père furieux d’ajouter, ne vois tu pas combien tu serais ingrat envers leur mémoire, eux qui avaient tant peiné pour te laisser une bonne place inyer iâdaouen( parmi les ennemis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouadichane sortit, la mort dans l’âme, sans dire un mot. Il se sentit plus abandonné que jamais. Une fois dehors, il a souhaité prendre la place du fou du village, ne serait ce qu’un instant, il aurait voulu bénéficier de l’immunité terrestre et peut être même céleste dont jouissait Hmad Zaouit. Et ce, pour faire de se grippe-sous de son père qui ne le comprenait pas, la risée des Ait Taghzout .&lt;br /&gt;Tout en marchant vers la maison de son oncle,il se dit :&lt;br /&gt;- Qu’est ce que je suis entrain de dire, suis-je devenu fou ? Ya moulana, pardonnez moi et sauvez moi de ces mauvaises pensées égoïstes du chitane (satan) le lapidé.&lt;br /&gt;A cet instant, il songea à sa mère qui gisait dans le cimetière de Taghzout, et avec laquelle il aurait pu causer pour confier son chagrin. Derechef, à l’évocation de ces souvenirs, des larmes qui venaient de la période de son heureuse enfance jaillirent de ses yeux.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-3707583063398225974?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/3707583063398225974/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=3707583063398225974' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3707583063398225974'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3707583063398225974'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/07/le-monde-de-aicha-bassou-43.html' title='Le monde de Aicha Bassou (43)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-383820766312807946</id><published>2009-07-12T12:45:00.000-07:00</published><updated>2010-09-26T14:52:08.707-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (42)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Avec la complicité de M'ha et de Hajjou, Tassekourt et Ouadichane se voyaient souvent ces derniers jours. On entendit souvent Rabha, la tante  de Tassekourt dire :" mon Dieu, j’ai peur qu’ils  fassent  des bêtises ! " Et la brave Aicha Bassou de répondre :" ils sont sérieux et raisonnables. Pourquoi ne les laisse-t-on pas profiter de la joie d’être ensemble ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, Tassekourt ne pouvait plus tenir sous sa couverture, elle se leva en silence et commença à vaquer à ses occupations. Elle ouvrit la porte sans faire de bruit, dehors le silence régnait partout. Elle traversa la cour, ouvrit la grande porte et alla, comme d’habitude vers la fontaine pour s’y laver le visage et chercher l’eau. Près de l’aghbalou, se tenait un homme qui, penché sur taroua (rigole), se lavait le visage avec empressement. Le cœur battant, Tassekourt reconnut l’homme qu’elle commençait à désirer tant, son Ouadichane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’aghbalou était le lieu où ils se retrouvaient si souvent. Jamais Tassekourt n’avait cherché tant d’eau pour le ménage et jamais Ouadichane n’avait eu tant à se laver le visage et les pieds. Un sentiment singulier inondait les deux cœurs, c’était le désir d’être l’un près de l’autre pour toujours. Mais les circonstances de la vie et le mektoub ne leur permettaient pas de satisfaire tout de suite ce souhait. Ouadichane qui, hier, avait pris congé des Ait Bassou était venu de bonne heure ce matin pour dire au revoir à sa bien aimée, le temps de régler ses problèmes. Il lui offrit la seule chose de valeur qu’il portait, sa montre de marque « Dogma ». Il lui promit de rester toujours à ses côtés, de lui donner la vie dont elle rêvait depuis son enfance.&lt;br /&gt;Tassekourt fut très touchée de ce cadeau, le premier cadeau qu’elle recevait, il lui ajusta le bracelet de cuir sur son beau poignet . A ce moment Tassekourt éclata de rire et dit :&lt;br /&gt;- han ouressinkh itassaât ! (je ne sais pas m’en servir)&lt;br /&gt;- Ne t’en fais pas, après mon retour dans quelques semaines, je t’apprendrai à lire les chiffres inchaâllah !&lt;br /&gt;Afin de conserver tout son éclat, il lui montra comment la nettoyer avec un tissu doux. Et pour son entretien, il lui apprit qu’il serait souhaitable de la remonter régulièrement une fois par jour.&lt;br /&gt;- mimch tegakh ? (comment faire ?)&lt;br /&gt;- C’est simple, lui dit il, quand amesmar arrive sur l’autre amesmar (quand les deux aiguilles sont l’une sur l’autre) sur le chiffre 12, c’est raha ( c’est le milieu de la journéé chez les Ait Yahia), C’est le moment de remonter la montre. Il lui montra comment tourner le bouton dans le sens des aiguilles, sans forcer.&lt;br /&gt;Cette leçon de remontage était bien ancrée dans le crâne de Tassekourt, elle guettait chaque jour raha , et en même temps qu’elle remontait sa dogma , elle pensait à son bien aimé. Elle renouvelait ainsi quotidiennement son amour à Ouadichane.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-383820766312807946?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/383820766312807946/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=383820766312807946' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/383820766312807946'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/383820766312807946'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/07/le-monde-de-aicha-bassou-42.html' title='Le monde de Aicha Bassou (42)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-369613097278539155</id><published>2009-07-05T08:41:00.000-07:00</published><updated>2010-10-24T00:28:12.216-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou ( 41)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le Docteur Boufelja et l’infirmier Chakor avaient regagné l’hôpital de Midelt. Ils étaient contents et satisfaits de leur mission de vaccination bien accomplie. Ils garderaient sans aucun doute, leur vie durant, une bonne impression et un souvenir exquis de leur séjour dans ce Maroc profond.&lt;br /&gt;Ouadichane, lui, avait décidé d’allonger son séjour de quelques jours, dans la région, pour essayer d’arranger quelques problèmes personnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une longue veillée chez son ami Oukezza, Ouadichane n’arrivait pas à trouver le sommeil. Il se retournait toute la nuit sous le lourd Ahedoune, à penser à son manque d’argent. Il se posait beaucoup de questions.&lt;br /&gt;- Pourquoi est ce que je n’ai pas hérité de mes ancêtres le principe qui est le leur et selon lequel " il faut épargner sans même savoir pourquoi et pour qui " ?&lt;br /&gt;Pourquoi est ce que je ne me suis pas comporté comme les miens, les Ait Ouadichane, qui font tout leur possible pour éviter les dettes ? Il soupirait en pensant à tout l’argent qu’il avait vilipendé, sans réfléchir, à Meknès, au début de sa carrière. Il se remémorait également les tournées générales qu’il offrait, avec l’argent de ses premiers rappels, dans différents bars de la ville. Il ne pouvait s’empêcher de penser aux crédits de consommation qui étaient au dessus de ses moyens et qu’il avait contractés , poussé par son épouse et attiré par les publicités mercantiles des banques. Rien que la chambre à coucher, que son épouse avait  d'ailleurs laissée chez sa mère après leur déménagement à Midelt, lui avait couté quinze mille dirhams ! (l’équivalent de quatre mois de son salaire).&lt;br /&gt;On souffre souvent par ses propres fautes, disait Khalti Aicha Bassou. Les braves gens du village, pourtant ignorants, n’auraient pas agi comme il avait agi, lui qui était instruit. Ali Outamghart ne lui avait –il pas dit, sous les chênes jumeaux, quand il lui avait raconté tout cela :&lt;br /&gt;- taghrid alliy t’felsed ! (plus on a de connaissance, plus on est de travers dans la vie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouadichane, dont le cœur aimait, et qui pendant ces dernières semaines,ne rêvait que de son mariage  avec sa dulcinée , avait aujourd’hui, pour arriver à son but grand besoin d’argent. Mais où le trouver ? Il avait tout de suite pensé  à son père. Son père était assez aisé. Il possédait plusieurs lopins de terrains, un bon troupeau de moutons et quelques vaches. Ouadichane n’espérait récupérer que l’héritage lui revenant de sa mère : un iyer n’daou n’taroua (un champ irrigué), dont le coût, selon l’estimation de son oncle, était de quatre vingt dix milles dirhams.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouadichane gardait dans sa tête cette heureuse perspective,et partit loin dans ses rêves.&lt;br /&gt;- J’aurais neuf millions de centimes tout à moi. Je divorcerai avec Souad, je demanderai ma mutation à Tounfit, chef lieu de ma région, et j’irai trouver le père de Tassekourt pour lui dire: je viens te demander la main de ta fille.Je déclinerai mon identité : Ouadichan, l’infirmier major, de la circonscription sanitaire de Tounfit, ayant travaillé à Meknès et à Midelt, fils des Ait Ouadichane. Qui ne connaissait pas  les Ait Ouadichane à Taghzout ? Des gens travailleurs, simples et honnêtes. Des gens brâves qui n’avaient rien à voir avec les Ait Oubaw. L’homme ne pourrait que me faire bon accueil.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-369613097278539155?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/369613097278539155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=369613097278539155' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/369613097278539155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/369613097278539155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/07/le-monde-de-aicha-bassou-41.html' title='Le monde de Aicha Bassou ( 41)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2086286863937225081</id><published>2009-06-21T12:23:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T11:38:24.495-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (40)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Epuisée de lassitude, et de découragement, songeant à son père qu’elle connaissait entêté, Tassekourt, en dépit de l’heureuse perspective d’un mariage avec Ouadichane, sombrait dans des rêveries taciturnes.&lt;br /&gt;Hajjou, qui avait fini de traire la vache, sortit de l’écurie. Elle remarqua que sa cousine était triste.&lt;br /&gt;- Tassekourt, pourquoi donc cette mine d’enterrement, est ce encore cette histoire de mariage avec Oubaw ?&lt;br /&gt;Tassekourt hocha la tête en silence&lt;br /&gt;- Mais tu sais que Nana Aicha, mon père et Ouadichane sauront toujours trouver une solution.&lt;br /&gt;- C’est vrai qu’ils veulent tous m’aider, mais je ne crois pas qu’il puisse y avoir de solution. Je connais le caractère tordu de mon père. Il persistera avec acharnement dans son projet.&lt;br /&gt;- Voyons, ne sois pas pessimiste !&lt;br /&gt;- Tu ne connais pas le tempérament de mon père, Hajjou. Il est plus capricieux que personne, en plus il n’a aucune attention pour moi. Il me déteste.&lt;br /&gt;- Comment peux-tu avoir des idées pareilles ? Qu’elle raison y aurait il pour qu’un père déteste sa fille ?&lt;br /&gt;- Maman me l’avait dit depuis longtemps. Elle m’avait dit que ma naissance lui avait infligé une cruelle déception. Il voulait un fils qui puisse le valoriser aux yeux de tous.&lt;br /&gt;Et il déteste également ma mère qui ne lui avait donné que des filles, quatre filles. Il l’insultait tout le temps. Il lui endossait la responsabilité de la naissance des filles.&lt;br /&gt;- Ne te laisse pas emporter par ton imagination, tu es belle , tu auras , j’en suis certaine, un bel avenir devant toi.&lt;br /&gt;- Ma beauté ? Mon père veut l’exploiter. Quand il a constaté que j’embellis en grandissant , il a cherché à me marier avec quelqu’un comme Oubaw pour que je lui apporte ce qu’un garçon aurait pu lui donner, le soutien matériel et, peut être une position sociale . Ira adiy zenze( il veut me vendre). Mais je ne suis pas une vache. Je refuse cette union, continua alors Tassekourt d’une voix vibrante. Il n’a pas le droit de me marier contre mon gré. Il ne m’unira pas de force avec un vieux dont je ne veux pas ! Un homme que je n’estime pas. Jamais je ne consentirai à ce mariage, jamais ! Elle ajouta: ma beauté, dont tout le monde parle, est la cause de tous mes problèmes. Et, entre nous, Il y a des moments où j'aurais préféré être moche pour ne pas être remarquée et harcelée par des gens comme Oubaw. Si la beauté était un ateffass ( kaftan) je l'aurais déchirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les paroles de Tassekourt  apprenaient beaucoup de choses à Hajjou. Elle réalisait seulement maintenant que l’existence de sa cousine était malheureuse. Elle s’approcha d’elle, lui lissa doucement les cheveux et lui dit :&lt;br /&gt;- Chasse de ton esprit ces images pessimistes et pense à ton mariage avec Ouadichane n’chaallah ! Allons, entrons , il commence à faire froid !&lt;br /&gt;Tout en se dirigeant vers la cuisine, Tassekourt dit :&lt;br /&gt;- Je voudrais bien dire oui à Ouadichane, je voudrais bien lui dire que j’accepte de l’épouser, mais , je crains que cette union ne soit qu'un rêve. Car, en plus de mon énorme obstacle, Ouadichane a également des problèmes à résoudre.&lt;br /&gt;- Ne sois pas pessimiste , encore une fois, Ouadichane est un homme instruit, qui a vécu en ville, il saura sûrement résoudre ses problèmes. Et saches une chose, ce garçon t’adore, je l’ai entendu dire à M'ha que tu es  sa chance, la fille qui va changer complètement sa vie. Il ne cesse de remercier Dieu de l’avoir conduit dans cette expédition médicale à Tighermine pour te connaitre . &lt;br /&gt;Tassekourt se sentait réconfortée. Les belles paroles de sa cousine avaient suffi à soulager la peine qui pesait sur son cœur.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2086286863937225081?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2086286863937225081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2086286863937225081' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2086286863937225081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2086286863937225081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/06/le-monde-de-aicha-bassou-40.html' title='Le monde de Aicha Bassou (40)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1989193300195060619</id><published>2009-06-07T13:26:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T12:25:38.759-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (39)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ce soir là, quand Ouadichane tapa à la porte , Aicha Bassou était installée sous l’asekif en compagnie de sa bru, de Hajjou et de Tassekourt. Elles buvaient toutes les quatre du thé  tout en discutant avec animation. Lorsque Ouadichane pénétra dans la cour, les femmes se turent. Aicha Bassou l’appela&lt;br /&gt;- A memis n’ait Ouadichane, adoud rikh adach saouelekh choui (fils d’Ouadichane, j’ai à te parler).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rabha, Hajjou et Tassekourt quitèrent le préau et laissèrent la vieille femme en tête à tête avec l’infirmier.&lt;br /&gt;- Je croyais trouver ici Ali Ou M’ha , dit il précipitamment pour cacher sa gêne. La vieille femme lui tendit une peau de mouton . Il s’assit près d’elle. Rabha lui apporta un bol contenant du beurre fondu et du miel local avec du pain chaud. Lorsqu’il eut fini de manger , Aicha Bassou qui savait s’y prendre pour faire parler les gens, lui servit encore du thé . On dirait qu’elle lui servait de l’eau de vie. Elle apprit tout ce qu’elle voulait apprendre. Ouadichane débita tout le mal possible sur le compte de son épouse Souad et sur celui de sa belle mère vivant à Meknès. Il lui parla en détails de ses crédits, de la colère que son père avait prise lorsqu’il s’était marié avec une citadine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vieille femme suivait attentivement tout ce que Ouadichane lui racontait , elle apprit ainsi quelles étaient ses conditions de vie en ville . Il l’émouvait , elle pensait qu’il était un être timide et faible. Il lui inspira un sentiment de pitié. Ouadichane aurait il encore vidé son sac si Aicha Bassou ne l’avait pas interrompu. Elle marmonna :&lt;br /&gt;- Khantach youâoud amemi ! ( tu as beaucoup de problèmes, mon fils !)&lt;br /&gt;Elle leva ses yeux vers lui , puis les baissa rapidement , fuyant son regard, et ajouta : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; on souffre souvent par sa propre faute ! &lt;br /&gt;Je ne vois pas comment tu vas pouvoir te depêtrer de cet imbroglio . Le mariage, mon fils, est une responsabilité avec laquelle on ne doit pas jouer. Et elle continua :&lt;br /&gt;- J’aime bien Tassekourt, cette jeune fille est intelligente , travailleuse et son cœur est encore plus beau que son visage. J’espère que si jamais tu l’épouses , tu ne vas pas le faire seulement pour sa beauté , car la beauté s’en va et vient alors l’abandon !&lt;br /&gt;- Non, khalti Aicha, j’adore cette fille et je veux en faire mon épouse n’ouabda (de toujours), je suis sur que notre mariage réussira pour la simple raison que Tassekourt est de mon fief, elle a la même éducation que moi et nous sommes de mentalité semblable. Il baissa tout à coup la voix et implora la vieille femme :&lt;br /&gt;- J’ai une grande faveur à te demander khalti Aicha, essaye de persuader le père de Tassekourt pour qu’il annule sa promesse de mariage avec Oubaw.&lt;br /&gt;- Cela, je comptais le faire , répondit Aicha Bassou. J’aime bien Tassekourt et je commence à t’aimer toi aussi, je ferai de mon mieux pour faciliter votre union , Inchaallah !&lt;br /&gt;Les paroles de la sympathique femme allégèrent le fardeau de desespoir d’Oudichane.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1989193300195060619?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1989193300195060619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1989193300195060619' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1989193300195060619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1989193300195060619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/06/ce-soir-la-quand-ouadichane-tapa-la.html' title='Le monde de Aicha Bassou (39)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-8552967228464849201</id><published>2009-05-30T11:13:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T12:19:43.219-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (38)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;C’était un splendide après midi, du mois de Novembre, on aurait dit une journée de Mai. Le soleil baignait dans le ciel. Telle de la laine cardée , quelques nuées flottaient dans l’azur infini. L’air était d’une fraicheur incomparable. Derrière les gros troncs des deux chênes jumeaux, la brise venant d’Al Ayachi - Moaskar effleura le visage d’Ouadichane. Et comme une caresse, elle lui procurait une sensation de bien être et de joie qui lui faisait oublier momentanément ses soucis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près de la source, des femmes et des jeunes filles avaient déposé leurs Tiqellaline (jarres) en demi-cercles. Elles causaient entre elles à haute voix. Leurs voix étaient harmonieuses et s’apparentaient avec les cris des oiseaux de la région.&lt;br /&gt;A Tighermine on fait grand usage de l’organe vocal, dans la vie quotidienne, les gens exposent leurs problèmes à haute voix et se hèlent de colline en colline :&lt;br /&gt;" Wa M'ha, inas i Said ….."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouadichane, de sa cachette, avait remarqué sa bien aimée. Elle ne portait pas la coiffe du pays. Son opulente chevelure châtain était nattée en tresses lisses (Tiwanziouines.) Elle était drapée d’une Tahendirt blanche . La belle voix de Tassekourt que la brise rapportait de temps en temps à Ouadichane déjouait tout ses systèmes d’alarmes et ravissait son coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était assailli par des sensations sur lesquelles il n’avait aucune prise. Son cœur battait sans pitié. A un certain moment, l’Aghbalou se vidait , Ouadichane vit son aimée avec sa jarre sur l’épaule déboucher dans la ruelle menant à la maison de Aicha Bassou. Il la suivit , et, tel un chasseur qui fonce sur sa proie, il lui emboita le pas sans réfléchir . Il obéissait ainsi à un reflexe de chasse venant de la nuit des temps. Il passa derrière la petite place du village et obliqua sur elle. Au bout d’un moment il marcha au pas de sa belle. Il lui sourit et dit :&lt;br /&gt;- Bonsoir ! Comment vas-tu ?&lt;br /&gt;- Bien, répondit elle, en levant ses beaux yeux vers lui. Elle rougit et baissa rapidement ses yeux fuyant son regard.&lt;br /&gt;Ouadichane perdit la parole. Il avait la gorge sèche. Le silence a duré plusieurs secondes Il fallait pourtant se décider à le rompre. Et c’était Tassekourt qui parla la première. Gagnée par la gêne et la méfiance, elle lui dit :&lt;br /&gt;- Meytrid dghi? our thechimt zi meden ? (que veux-tu ? comment as tu pu agir ainsi devant tout le monde?&lt;br /&gt;Ouadichane qui avait beaucoup de difficulté à s’exprimer parvint tout de même à lui dire :&lt;br /&gt;- Je te demande de me pardonner, je voulais te parler depuis longtemps, mais je n’ai trouvé l’occasion qu’aujourd’hui.&lt;br /&gt;Tassekourt s’arrêta , déposa sa Taqellalt, le regarda en essayant de sourire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Qu’est ce que tu veux me dire ?&lt;br /&gt;- Niytinou tesfa ! rikh achmaoulekh ! (j’ai de bonnes intentions ! je voudrais t’épouser !)&lt;br /&gt;Tassekourt rougit baissa ses yeux, il s’écoula un moment de silence , puis elle reprit sa jarre et se remit à marcher. Elle murmura d’une voix douce :&lt;br /&gt;- Ce n’est pas à moi qu’il faut parler de ces choses là.&lt;br /&gt;- J’irais donc demander ta main à ton père ?&lt;br /&gt;- Non, pas à mon père, répéta -t -elle en hâtant le pas, vas y chez Khalti Aicha Bassou.&lt;br /&gt;Ouadichane poussa un soupir de soulagement. Que pouvait-il espérer de mieux. Sa bien aimée venait de l’inviter à agir. Il se sentait gonflé d’orgueil et de vanité.&lt;br /&gt;Il était heureux. Tassekourt , la maison de Aicha Bassou, Tighermine et l’Aghbalou le soulaient, et l’avenir lui sembla tout à coup facile.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-8552967228464849201?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/8552967228464849201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=8552967228464849201' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8552967228464849201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8552967228464849201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/05/le-monde-de-aicha-bassou-38.html' title='Le monde de Aicha Bassou (38)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5160337037262185790</id><published>2009-05-22T12:05:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T11:39:41.221-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (37)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Une fois de plus, Ouadichane bénéficiait de l’hospitalité des Ait Bassou. Après le départ des autres invités, il sortit se soulager à l’extérieur et retourna dormir dans son coin habituel près du vieux Moha Ounbarch. Sous la lourde couverture de laine, il dormait profondément et fit un rêve : Il se voyait avec sa bien aimée dans une vallée pittoresque, se trouvant au pied de deux crêtes peuplées de majestueux cèdres, plusieurs fois centenaires, de beaux chênes et de genévriers. Dans la dépression de la vallée, un almou (alpage) toujours vert, avec des sources partout alimentant une petite rivière. Bordée de peupliers et de saule pleureurs. Le spectacle des oiseaux était merveilleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence était seulement troublé par le murmure de la petite rivière et les cris des oiseaux : des tourterelles, des perdrix, des cailles, des corneilles ….et d’autres oiseaux spécifiques à la région, des oiseaux "Ait Yafelmane".&lt;br /&gt;Tassekourt était radieuse, et la joie dilatait ses prunelles noires. Elle lui montrait du doigt le lieu où ils allaient s’établir, un petit campement fait de quelques tentes en poil de chèvre appartenant à M'ha et Hajou et aux autres éleveurs de Tighermine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près des tentes, il y avait des groupes d’ovins et de caprins, quelques mulets, des vaches et des chiens, de beaux bergers de l’Atlas.&lt;br /&gt;Ces nombreuses bêtes n’avaient chaque jour que quelques mètres à faire pour se rassasier d’herbes fines et tendres.&lt;br /&gt;Ouadichane se vit grand éleveur, la djellaba et le turban lui allaient à merveille, il était calme et serein, son visage était bronzé comme un soldi (vieil écu). Il suivait son troupeau. Tassekourt n’était pas loin, elle portait dans ses bras un alekagh (agneau d’un jour) d’une blancheur immaculée. Tassekourt aimait les agneaux et les chevreaux .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout au bout de l’alpage Ouadichane , le berger, aperçût Ouadichane l’infirmier. Ce dernier était triste et portait une barbe de plusieurs jours. Cela se voyait qu’il ployait sous le joug des problèmes et des soucis. Les deux Ouadichane , le berger et l’infirmier, se trouvaient face à face. Ils s’observèrent longuement, leur pomme d’Adam montaient et descendaient rapidement. Tout à coup ils commencèrent à se mesurer corps à corps, l’un luttant contre l’autre. Tighilt (lutte berbère) n’a duré que quelques minutes. Le berger parvint à faire tomber l’infirmier au sol. Il remporta le défi. L’infirmier lança un cri qui réveilla le vieil homme à côté. Une odeur nauséabonde remplissait la maison. C’était l’odeur du Fassoukh (une fumigation à base d’une résine de mauvaise odeur) avec laquelle Aicha Bassou - la gardienne des traditions – croyait faire éloigner tit ikhan (le mauvais œil) ainsi que le mauvais sort des nouveaux fiancés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En se réveillant Ouadichane laissa échapper un rire étouffé, le duel du rêve lui fit sentir qu’il était fait d’une trame hétérogène, pour plus que la moitié campagnard, berger et éleveur, et pour un quart seulement infirmier et pour moins d’un quart citadin. Il se répéta, qu’en réalité, il ne serait mieux que dans son fief.&lt;br /&gt;Les odeurs du fassoukh s’éloignèrent et une sorte de paix descendit sur lui. Il prit la ferme décision de vaincre sa timidité et d’affronter sa bien aimée.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5160337037262185790?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5160337037262185790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5160337037262185790' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5160337037262185790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5160337037262185790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/05/le-monde-de-aicha-bassou-37.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (37)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-6070060420671677694</id><published>2009-05-03T10:47:00.000-07:00</published><updated>2010-09-27T15:01:45.938-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (36)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Du côté des femmes, l’ambiance n’avait rien à envier à celle des hommes. L’atmosphère dans Tanesrit était bruyante, le babillage des femmes et de leurs enfants était agréable. La lumière ocre dégagée par l’almessi faisait vaciller les ombres sur le mur en pisée. Les invitées et leurs enfants étaient serrées autour des tajines. Il y avait quatre Tissequimine ( assises autour des plats).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aicha Bassou, toute à ses devoirs d’hôte, invitait à manger.&lt;br /&gt;- Tchat, m’rehba issoun ! (mangez, vous êtes les bienvenues !)&lt;br /&gt;Tamhaouecht, la guérisseuse du patelin s’adressa à son amie Aicha :&lt;br /&gt;- Et c’est pour quand le mariage ?&lt;br /&gt;- Après la moisson, si nous sommes toujours en vie, répondit Aicha.&lt;br /&gt;Taoudouhant n’arrêtait pas de parler avec Tassekourt et Hajjou qui étaient dans sa Tassequimt. Cette femme sympathique avait une bonne humeur qui portait à la conversation. Taoudouhant aimait parler. Elle faisait rire les jeunes filles avec ses potins et ses anecdotes coquines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le diner, la solitaire depuis toujours , Aicha Lahmoum, une vieille femme rabougrie feignit d’être gênée par le froid , étant près de la porte, changea de place. En réalité , elle ne fit que s’approcher de Tassekourt. Curieuse, malgé elle, elle lui posa la question :&lt;br /&gt;- C’est bien toi qu’on veut marier de force à Oubaw ?&lt;br /&gt;Tassekourt hocha de la tête en guise de réponse. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle se demandait ce qu’il y avait dans l’esprit de la vieille dame. Aicha Lahmoum, les mains autour de son verre de thé, buvait à petits coups et commençait à parler de la mère d’Oubaw qu’elle connaissait très bien pour avoir été sa voisine à Taghzout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Zinba N’barch, Aqbou n’jehenem!(une souche d’enfer!), que Dieu t’éloigne d’elle.&lt;br /&gt;Cette femme, toujours debout, avec son trousseau de clés attaché à sa ceinture ne parle que pour donner des ordres. Et à la moindre résistance, on l’entend répéter à ses brus avec colère :&lt;br /&gt;- Ourda sbertoukh, ourta moutekh. (je ne radote pas, je suis encore vivante.)&lt;br /&gt;Zinba N’barch torturait ses brus avec talent. Elle peut même passer aux yeux des gens, qui ne la connaissent pas, pour une sainte.&lt;br /&gt;Tassekourt sentit tout son sang lui affluer à la tête. La colère lui noua l’estomac.&lt;br /&gt;Taoudouhant , qui avait constaté la tension de l’atmosphère, changea carrément de sujet. Elle raconta aux jeunes filles la survenue de ses premières règles.&lt;br /&gt;Un jour, cela remonte déjà à plusieurs années, elle était toute seule dans l’almou (prairie) surplombant leur maison, elle gardait les vaches du village, soudain elle remarqua du sang qui coulait entre ses cuisses, elle commença à appeler sa mère , le visage défiguré de peur :&lt;br /&gt;- Ayou, ayou ! ata yrid âarid syan oucharouid, hatin gounzerekh zi daou !( maman, maman, viens à ma rencontre avec un torchon, j'ai l'épistaxis d'en bas!.&lt;br /&gt;- je n’arriverai jamais à oublier ce moment, conclut Taoudouhante.&lt;br /&gt;Tassekourt, Hajjou et les autres jeunes filles pouffèrent de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de la soirée, sur le seuil de la porte, les femmes ne tarirent pas d’éloge sur l’hospitalité d’Aicha Bassou et sur son excellent diner.&lt;br /&gt;La grand-mère de Rahou , lui ramena , dans son Aâboun ( dorne), une partie de son repas enroulé dans un morceau de papier bleu, servant à l’emballage des pains de sucre.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-6070060420671677694?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/6070060420671677694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=6070060420671677694' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6070060420671677694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6070060420671677694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/05/le-monde-de-aicha-bassou-36.html' title='Le monde de Aicha Bassou (36)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-3562581103686840032</id><published>2009-04-21T12:41:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T11:58:54.211-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (35)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Tandis que M'ha ajoutait des buches dans le feu, la conversation allait bon train. Elle était toujours bruyante et générale. Après les potins et les atroces ragots sur les absents rapportés par Boulakhouad et Said Afyach la discussion reprit , mais cette fois, elle était plus sérieuse. On parlait du temps qu’il faisait , de cette sécheresse qui ne voulait plus prendre fin cette année là. Et l’on se souvenait des temps d’avant, avec les neiges qui couvraient les portes d’entrée. On parlait également de la vie de tous les jours au village, du prix du blé , du bétail et des problèmes d’irrigation….&lt;br /&gt;Il était également, dans cette belle soirée, question  des événements plaisants du passé.&lt;br /&gt;- Plus rien n’est vrai aujourd’hui, dit le vieux Moha Ounbarch.&lt;br /&gt;- Il n’y a plus de sérieux et la baraka s’est envolée, répondit un autre.&lt;br /&gt;- Savez vous pourquoi ? intervint Ouben Said.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Oubensaid était un cousin de Aicha Bassou . Il avait son âge. Tout le monde dans le village louait sa sagesse. Il faisait partie des hommes sollicités dans l’arbitrage des litiges et des controverses entre individus ou même entre tribus. Il buvait son thé en petites gorgées et attendait le moment opportun d’intervenir en arbitre. Il continua :&lt;br /&gt;- Ayaraou ! ( messieurs) Notre société se dégrade continuellement à cause de notre comportement et des entorses que nous portons à nos traditions. On n’est plus fidèles aux anciennes exigences de nos aïeuls. Et il ajouta :&lt;br /&gt;- Mani tazlaft n’ouguerram ? (où est passé le plat que la tribu préparait et dédiait chaque année au Saint du village ?) , mani aâjli l’moussem (où est passé le veau gras que l’on sacrifiait au festival du Mouloud ?)&lt;br /&gt;Il se retourna vers quelqu’un qui avait son âge et poursuivit à voix moins haute :&lt;br /&gt;- Te souviens tu du Moussem de Sidi Cheikh où toute la tribu participait à la fête ? Riches et pauvres se réjouissaient de la même façon. Cela n’était pas désagréable, n’est ce pas ?&lt;br /&gt;Le sexagénaire hocha de la tête , l’air de dire : "très juste ", avant d’ajouter :&lt;br /&gt;- Chaque année après la moisson la tribu allait requérir la baraka du Saint. C’étaient des fêtes champêtres où l’on écoutait Imedyazen et l’on dansait Ahidous .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le discours exaltant d'Oubensaid, intervint pour la première fois dans la soirée Ali Bounnit - un grand travailleur , qui habitait à la lisière de la forêt de chênes, à quelques kilomètres du patelin - d’un ton amer il s’adressa à l’assistance :&lt;br /&gt;- Ayaraou, iboulkhir souten lakhdiyt ibatatanou ! (les sangliers ont impitoyablement saccagé ma pomme de terre), très tôt ce matin , ils avaient fait une descente ravageuse où ils avaient détruit , retourné et piétiné des dizaines de plants.&lt;br /&gt;Boulakhouad esquissa un sourire moqueur , lança une œillade complice à son ami Afiyach et dit :&lt;br /&gt;- Aâmi Bounnit, les pauvres sangliers viennent seulement te rappeler que c’est sur leur territoire que tu es installé. L’assistance s’esclaffa .&lt;br /&gt;Bounnit s’irrita :&lt;br /&gt;- Tu vas te taire, oui ?&lt;br /&gt;Oubensaid attendit un instant que s’estompent les rires soulevés par les paroles de Boulakhouad, et dit , en se tournant vers le cavalier du garde forestier.&lt;br /&gt;- Nous n’allons pas laisser cet animal redoutable et néfaste continuer à détruire l’agriculture de notre ami Bounnit. Nous devons , avec l’aval de Bouâari (garde forestier), préparer une battue où l’on traquerait le sanglier jusque dans ses gites.&lt;br /&gt;- Oukezza (le cavalier du garde forestier), tout en roulant sa cigarette de Tadriha, dit :&lt;br /&gt;- Je transmettrai à mon supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ali Outamghart , profitant du tumulte de la discussion s’inclina sur Oukezza pour lui dire :&lt;br /&gt;- Au fait, comment il est ce nouveau garde forestier ?&lt;br /&gt;- Il est consciencieux et incorruptible. Il ajouta en chuchotant : Boujemâa a jugé qu’il est temps de limiter les dégâts et le pillage occasionnés à nos forêts. Il a adressé à ses supérieurs un rapport accablant les exploitants forestiers ne respectant pas les lois en vigueur, il comprend une liste d'une dizaine de personnes , et à sa tête le véreux Oubaw. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais j'aimerais bien que ce que je viens de te dire restera entre nous.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Han aoualench g'anou! (ton secret restera dans un puits), conclut Ali Outamghrat.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-3562581103686840032?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/3562581103686840032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=3562581103686840032' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3562581103686840032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3562581103686840032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/04/le-monde-de-aicha-bassou-35.html' title='Le monde de Aicha Bassou (35)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-8478795756016126604</id><published>2009-04-12T09:07:00.000-07:00</published><updated>2010-10-24T00:05:31.334-07:00</updated><title type='text'>Le monde Aicha Bassou (34)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Devant la porte, on entendait un grand brouhaha. Les invités parlaient fort et riaient . Talbicht qui jouait avec ses amies sous l’Askif, courut vers la cuisine.&lt;br /&gt;- You hellou, you hellou ! (mère chérie !) , les hommes arrivent.&lt;br /&gt;Aicha Bassou, s’adressant aux femmes qui étaient dans la cour:&lt;br /&gt;- Fghat abrid ! kechmat ! (laissez le passage, entrez !)&lt;br /&gt;Ali Outamghart, suivi de ses invités, se dirigèrent vers la grande salle. Ils se déchaussèrent sur le pas de la porte et rangèrent soigneusement leurs babouches. Il y avait là oukezza le cavalier du garde forestier , Oukousser l’oncle de M'ha, M'ha et son ami le malentendant, d’autres Ijemaân (conseillers) du patelin et Bouykhoudan (le rigolo du village). Ils saluèrent Ouadichan et le vieux Moha Ounbarch et s’assirent sur les tapis de haute laine rouge grenat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’Almessi le grand feu de Taqa (genévrier) volait parfois en paillettes. Dehors, avec la nuit, le froid devenait plus piquant.&lt;br /&gt;Oukousser, dans sa djellaba et son turban des grands jours, officiait le thé pendant que le fquih plasmodiait le Coran.&lt;br /&gt;Ali Outamghart distribuait les verres de thé que les convives dégustaient, à petite gorgée, en claquant la langue. L’odeur de l’absinthe , mélangée à celle de Taqa, embaumait l’atmosphère. Les gens étaient de bonne humeur , ils discutaient tous à la fois . On ne pouvait distinguer que les rires et les interjections. Les relents de Boulfaf (brochettes de foie entourées de graisse) cuit sur les braises emplissaient la pièce. M'ha faisait tourner les brochettes une à une en demandant à chacun de tirer un morceau et en répétant :&lt;br /&gt;- Nzegh tinch (tire la tienne!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le repas , le fquih invita l’assistance à lire la Fatiha (premier verset du Coran), il bénit la famille des Ait Bassou, les jeunes fiancés et récita une Daâoua (prière) pour les enfants morts dans l’épidémie de Bouzougagh (rougeole).&lt;br /&gt;Il parlait à voix basse , les paupières demi closes en levant les mains au ciel. A chacune de ses prières , l’assistance avec les paumes des mains retournées vers le ciel répondit en chœur : Amine.le amine de l'ami sourd de M'ha était prononcé avec beaucoup de retard.&lt;br /&gt;A la fin de sa longue Daâoua , il s’était retourné vers Said Oulhandir , un Ajemaâ qui avait perdu deux de ses enfants dans cette épidémie de  rougeole, lui prit la main et lui dit :&lt;br /&gt;- Dieu reprend les petits , les uns après les autres pour en faire des Atbirs (colombes) au paradis.&lt;br /&gt;Oulhandir poussa un long soupir avant de répondre :&lt;br /&gt;- Ayna ira rebbi ! (que la volonté de Dieu soit faite)।&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fquih, devant dormir tôt pour assurer la prière d’Al Fajr ( l’aube), prit congé.&lt;br /&gt;Après le départ du fquih l’atmosphère se détendit , Bouykhoudan , retrouva le sourire et raconta des blagues de toutes sortes et des anecdotes taquines sur les tribus avoisinantes. Ouadichane , qui était blotti contre le mur rugueux en pisée, ne suivait pas la discussion, il pensait à son rival Oubaw , ce grand exploitant forestier, véreux, qui avait sous sa coupe un grand nombre de hauts décideurs locaux et qui ne s’arrêtera devant rien pour arriver à ses fins. Mais le fait , que Tassekourt , elle-même, refusait cette union avec ce vieux, le réconfortait .&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-8478795756016126604?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/8478795756016126604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=8478795756016126604' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8478795756016126604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8478795756016126604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/04/le-monde-aicha-bassou-34.html' title='Le monde Aicha Bassou (34)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5445425022141272406</id><published>2009-04-05T15:02:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T23:51:59.217-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (33)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Cette après midi les visites à la maison de Aicha Bassou n'avaient pas céssé. Ils y avaient toutes les amies de Aicha, celles de Rabha, de Hajjou, les voisines et d’autres encore, et même souvent des femmes et des jeunes filles avec lesquelles les Ait Bassou n’avaient presque pas de relations. Elles venaient tout simplement par curiosité. L’Ahidous , comme la mort , à Tighermine, faisaient oublier toutes les disputes et tout les malentendus . &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Takrirout, la grande amie de la famille ne pouvait malheureusement pas assister aux fiançailles de Hajjou. Elle avait accouché il y a quelques jours et elle observait avec son nouveau né la retraite obligatoire des quarante jours. Période magique, pendant laquelle elle ne pouvait voir une autre accouchée du même mois qu’elle. Dans l’esprit des berbères de l’Atlas, les accouchées de la même lune ne doivent pas se voir. Leur rencontre pourrait nuire à la santé d’un bébé au profit de l’autre.&lt;br /&gt;Au moment où les tenèbres commençaient à atteindre le préau, Taoudouhant, Tassekourt et les autres danseuses entrèrent dans la cuisine et s’assirent autour du feu près des femmes qui préparaient le diner. Elles étaient fatiguées. Rabha leur offrit du thé et du Bouchiar(sorte de crêpes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Taoudouhant, essoufflée, donnait son sein généreux à son enfant. Cet allaitement prolongé possédait à ses yeux le mérite de conserver intact, entre elle et son nourrisson, des liens affectifs appréciables. Taoudouhant aimait allaiter. Aussi voyait-elle chaque fois avec mélancolie le terme des allaitements.&lt;br /&gt;Tassekourt et Hajjou , liaient d’emblée amitié avec cette femme, qu’elle trouvaient sympathique et bonne vivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la cour jouait une foule de gamins dont Rahou et Talebicht. La porte de la maison restait grande ouverte ainsi que la grande salle où allaient diner les hommes.&lt;br /&gt;Après la tombée de la nuit, les invités de Ali Outamghart et de M'ha Oukousser , une douzaine, se trouvaient dans la mosquée sans ménaret du village. Ils gagneraient, comme convenu, la maison de Aicha Bassou après la prière vespérale. Ouadichane, lui, était resté à la maison près de Moha Ounbarch. Le vieil homme lui parlait de la guerre d’Anefgou . Il l’écoutait en hôchant la tête, de temps en temps, mais ses pensées étaient ailleurs.L'amghar (le vieillard) racontait pour lui même. Il savourait avec plaisir les échos des Izlanes et le rythme de l’Ahidous qui résonnaient encore en lui. Ce soir, il avait fait " le plein du désir et des sentiments " comme disait la chanson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques uns des instants de son mariage avec Souad, dans la salle de fête de Meknès, rejaillirent à sa mémoire. Ils lui parurent si ternes que c’était comme s’il ne restait du mariage avec l'infirmiére que son nom. Il se dit intérieurement : amarg ( le désir) que j’ai pour Tassekourt est unique, je souhaite que ce désir reste à jamais incrusté dans mon coeur. &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5445425022141272406?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5445425022141272406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5445425022141272406' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5445425022141272406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5445425022141272406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/04/le-monde-de-aicha-bassou-33.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (33)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1556201595340257457</id><published>2009-03-29T02:45:00.000-07:00</published><updated>2010-09-27T12:03:44.723-07:00</updated><title type='text'>Le monde Aicha Bassou (32)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;En se rendant vers la maison, Ouadichane était parcouru d’ondes de joie et de bonheur. Un peu après la prière d’Al Asr, l’acte du mariage fut établi par le Fquih du village , en présence de quelques notables et des membres de la famille. Toute sa vie Ouadichane devait garder la reconnaissance à Ali Outamghart pour l’honneur qu’il lui avait fait en le faisant participer à cette cérémonie familiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ambiance dans la grande salle était cordiale. Ouadichane avait sympathisé avec le Fquih, un Fquih « light » sans barbe, toujours souriant. Il était très apprécié par les Ait Tigharmine pour sa tolérance, sa conduite complaisante et ses hadiths (prêche) apaisants. Il était de la région et il avait appris son savoir à la Zaouia de Sidi Yahya Ou Youssef, le premier pôle religieux de la haute moulouia orientale .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Juste après la rédaction de l’acte, les youyous des femmes déchirérent l’épais silence de Tigharmin. Sous l’Assequif (sorte de préau), les jeunes femmes dansaient l’Ahidous des Ait Yahya et chantaient les Izlanes en vogue dans la région. Taoudouhant, l’épouse de Rahou Oukousser, menait la danse. La quarantaine passée, Taoudouhant était une femme obèse, elle avait les yeux jeunes et étincelants, et, dans chaque côté de la bouche, quand elle chantait, brillait une dent en or . Son dernier fils de deux ans sur le dos ne la gênait pas. Elle maniait Talount (tambour) avec une dextérité professionnelle. Taoudouhant faisait partie de ces femmes aimables, gardiennes des chants anciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rahou Oukousser officiait le thé dans la salle où se tenaient les hommes, et chaque fois que son épouse changeait d’Izlane( chanson), avec sa voix frisant la raucité, il souriait et inclinait sa Tarezt(turban) avec fierté et même avec un peu de vanité.&lt;br /&gt;Ouadichane , lui, était assis exprès près de la minuscule fenêtre qui se fermait par un volet à bois. Il n’avait d’yeux que pour ce qui se passait sous l’Assequif. Son cœur s’était mis à battre violemment quand il avait remarqué sa bien aimée parmi les danseuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un certain moment, Tassekourt avec son joli Atefas multicolore (caftan) se mit à danser avec une autre jeune fille au centre d’Ahidous. Elle avait le démon de la danse. Elle frémissait son tronc et ses épaules, remuait ses hanches et ondulait son ventre avec une aisance et une élégance extraordinaires. A la voir ainsi Ouadichane était aux anges. Il sentit son sang cogner dans toutes ses veines .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tassekourt avait été le clou , presque le délire de la soirée. Elle avait été rappelée par les encouragements des femmes présentes, et évoluait plusieurs fois , sur un tapis rouge grenat, d’un coin à l’autre de l’Assequif . Taskourt, enchanta une fois de plus Aicha Bassou ,qui lui trouvait un air des Ait Bassou , et même une certaine ressemblance avec la jeune fille qu'elle avait jadis été. &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1556201595340257457?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1556201595340257457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1556201595340257457' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1556201595340257457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1556201595340257457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/03/le-monde-aicha-bassou-32.html' title='Le monde Aicha Bassou (32)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-7029481566717688536</id><published>2009-03-22T11:30:00.000-07:00</published><updated>2010-09-26T16:42:31.110-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (31)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les deux hommes s’assirent sur une grosse racine saillante de deux chênes jumeaux. Ali Outamghart entama la discussion.&lt;br /&gt;- Je sais que ce n’est normalement pas d’usage de questionner les invités, mais , si tu veux, j’ai besoin d’un entretien sérieux avec toi.&lt;br /&gt;- Sans aucun problème, murmura Ouadichane.&lt;br /&gt;- Voilà, ma mère, mon épouse et moi-même aimerions beaucoup savoir à quoi nous en sommes avec toi à propos de la jeune Tassekourt. Et il ajouta , cette fille est la nièce de ma femme . Elle a fugué chez nous depuis maintenant plusieurs jours . Elle est par conséquent sous notre protection. C’est pour cela que je te pose cette question.&lt;br /&gt;Ouadichane rougit ,et, après avoir hésiter répondit :&lt;br /&gt;- Eh bien, Ali, j’aime cette fille de tout  mon cœur. Je l’ai aimée depuis le premier jour où je l’ai vue chez vous. Et mon intention est bonne, je compte, après avoir assaini certains obstacles, demander sa main et en faire mon épouse In’Chaallah (si Dieu le veut).&lt;br /&gt;Il continua :&lt;br /&gt;- et sans indiscrétion, puis je savoir pour quelle raison Tassekourt a fui la maison de ses parents ?&lt;br /&gt;- C’est pour éviter le mariage que son père lui imposait avec un homme âgé , un richard de la région , quelqu’un qui a parait il, le vice dans la peau, un certain Oubaw.&lt;br /&gt;Ce nom paraissait crisper Ouadichane, comme s’il mordait un piment enragé, il ne put retenir un Yalatif (mon Dieu), Oubaw ! l’guens iharane ayna (c’est la mauvaise graine).&lt;br /&gt;- Tu le connais ?&lt;br /&gt;- Et comment ! Il est de mon bourg. Oubaw est , sans aucun doute, l’homme le plus puissant, le plus orgueilleux de tous les habitants de Taghzout. Il s’était engraissé dans le commerce du bois. Il est alcoolique et débauché. Ce Zenbil (gros couffin rectangulaire servant à transporter le fumier) ne compte plus ses mariages et divorces en dépit de tous ses défauts et vices.&lt;br /&gt;Tout en parlant, les gestes d’Ouadichane étaient moins naturels. Le pauvre était encore en proie à des sentiments singuliers associant jalousie, angoisse et pitié pour sa bien aimée. Il reprit dans sa langue maternelle :&lt;br /&gt;- Abaden (jamais !), je ne laisserai pas Tassekourt tomber dans le piège de cet Aboulkhir (porc).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ali Outamghart avait tout remarqué. Il dévisageait Ouadichane avec attention, sans la moindre gêne. Il ne perdait aucun mouvement de l’infirmier. Il perçut tous les changements qui s’opéraient sur son visage. Il conclut intérieurement qu’Ouadichane aimait vraiment Tassekourt. Et sur un ton apaisé il lui dit :&lt;br /&gt;- Il me semble que la catégorie de gens que tu viens de décrire existe en fait, et que, même hélas ! elle est la plus nombreuse dans nos contrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil avait perdu de sa bienveillance de l’après midi . Un vent sec faisait bouger les longues branches des deux chênes . Ali Outamghart croisa les deux pans de son burnous sur sa poitrine en s’adressant à Ouadichane:&lt;br /&gt;- Rentrons, il y a le Fquih qui m’attend à la maison pour l’établissement de l’acte de mariage de ma fille .&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-7029481566717688536?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/7029481566717688536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=7029481566717688536' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/7029481566717688536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/7029481566717688536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/03/le-monde-de-aicha-bassou-31.html' title='Le monde de Aicha Bassou (31)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2434755825761601582</id><published>2009-03-15T05:16:00.000-07:00</published><updated>2010-10-23T23:47:25.975-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (30)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le lendemain, vers dix heures du matin, deux Ihdadin (mulets gris), montés respectivement par M'ha Oukousser et son oncle avec son épouse , l' enfant sur le dos, en croupe, s’avancèrent de leurs pas secs jusqu’à la maison de Aicha Bassou.&lt;br /&gt;Aicha et son fils qui étaient sur le pas de la porte, échangèrent avec les arrivants les formules spécifiques à Toutra (fiançailles), ainsi que le voulait la tradition. Ils se saluèrent à la façon des Ait yahya, en se baisant les mains et le dessus de têtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des airs joyeux accueillirent le fiancé et sa famille dès qu’ils eurent pénétré dans la cour. Les youyous de Tassekourt et les amies de Hajjou rivalisaient d’entrain.&lt;br /&gt;M'ha, dans ses beaux habits de circonstance, arborait un large sourire , il se sentit tout à coup un autre homme. De simple ouvrier à tout faire, il deviendra sous peu le gendre de Ali Outamaghart, le fils de Aicha Bassou&lt;br /&gt;Moulana (Dieu) est grand, il ne l’avait pas oublié, se disait-il intérieurement. Son bonheur n’eut plus de bornes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la chaleur de la cuisine flottaient de riches odeurs, de tagine, de couscous, de bouchiar(pain fin ) et de thé à l’absinthe. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aicha Bassou éprouva tout à coup une merveilleuse impression de plénitude, de vanité et de joie. Toutes les femmes qui l’aidaient étaient siennes. Elles partageaient avec elle toutes sortes de sentiments et de souvenirs. Elles formaient sa famille, elles appartenaient à son Ighess (groupe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir installé ses invités, Ali Outamghart mit ses beaux habits et sortit pour inviter ses amis. Et comme convenu, il ne devait pas oublier Ouadichane qu’il alla chercher à la maison du garde forestier. Ouadichane n’avait pas cru ses oreilles quand il fut invité au diner de fiançailles de Hajjou et M'ha.&lt;br /&gt;S’adressant à Ali, il dit :&lt;br /&gt;- Meyda tinid ? (qu’est ce que tu dis ?), c’est Hajjou qui se marie avec M'ha ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; La surprise était telle qu’Ouadichane ne parvint qu’à balbutier des banalités. Il ne pouvait dissimuler son trouble. Il resta un bon moment muet avec la pomme d’Adam figée sous la peau.&lt;br /&gt;Et puis, il se répéta à lui-même :&lt;br /&gt;- Moulana est grand, alhamdoulillah (louange à Dieu)&lt;br /&gt;Il remercia Sidi Rabbi(Dieu) et le saint sidi Amer Ouhelli avec ferveur, du bonheur que la nouvelle d’Ali Outamghart lui avait procuré.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; Ses sentiments torturés étaient maintenant soulagés. Il se retourna vers Ali auquel il donna quelques bourrades dans le dos tout en le félicitant à haute voix.&lt;br /&gt;-Oua mabrouk ya Ali !, mabrouk ya sidi (félicitations)&lt;br /&gt;Il mit sa veste et sa casquette et sortit avec Ali qui lui demanda de l’accompagner à Tighermine. Les deux hommes se mirent en route, ils traversèrent la petite forêt en n' échangeant que peu de paroles. Ils étaient arrivés à l’Aghbalou d’où l’on voyait le village de Tighermine noyé dans une merveilleuse brume automnale et d’où l’on entendait le Muezzine appelant, avec son accent berbère, à la prière d’Al Asr.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2434755825761601582?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2434755825761601582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2434755825761601582' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2434755825761601582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2434755825761601582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/03/le-monde-de-aicha-bassou-30.html' title='Le monde de Aicha Bassou (30)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1333987142012758777</id><published>2009-03-10T06:14:00.000-07:00</published><updated>2010-09-26T16:35:43.230-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (29)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Au moment où Ouadichane dormait profondément , dans la maison de Aicha Bassou, Tssekourt et Hajjou discutaient dans la lueur calme d’une bougie posée sur un verre Hayati renversé .&lt;br /&gt;- Je suis vraiment contente pour toi Hajjou. Félicitations pour tes fiançailles avec M'ha. Que Dieu bénisse votre union et vous accorde une bonne descendance.&lt;br /&gt;- Merci bien, cousine, j’espère te voir heureuse toi aussi, tu le mérites. Et je demande à Dieu d’éloigner de ta route ce monstre d’Oubaw.&lt;br /&gt;A l’évocation de ce nom Tassekourt poussa un profond soupir. Le cœur serré par l’angoisse, elle songeait que rien , humainement, ne la sauverait de cette union forcée. Elle se ressaisit rapidement et ne laissa rien apparaître de ses profonds tourments. Elle continua à parler à Hajjou de son joyeux évènement.&lt;br /&gt;- C’est une chance pour toi de te marier avec M'ha, un homme très sérieux, bou ighil (travailleur). M'ha s’entend avec tout le monde, et en plus, il a la même éducation que toi et vous êtes tous les deux de mentalité semblable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai l’impression de rêver, murmura Hajjou, en passant sur son visage, ses belles mains brunes.&lt;br /&gt;Dans Tanessrit( la chambre de l’étage)se déroulait une autre conversation. Placée entre son fils et sa bru, en face d’un feu que Rabha venait de relancer, Aicha Bassou donnait les dernières instructions de la préparation de la fête de toutra (fiançailles) du lendemain.&lt;br /&gt;En parlant des invités, la vieille femme tourna vers son fils qui était à sa gauche et entreprit de lui parler d’Ouadichane.&lt;br /&gt;- Quand tu auras convié ton ami Oukezza , n’oublies pas d’inviter le jeune infirmier Ouadichane. Elle rappela à Ali que les Ait Ouadichane sont des gens bien et que dans le passé leur famille était sous la protection de la tribu des Ait Bassou.&lt;br /&gt;- Nous sommes leurs imssighen (protecteurs). Et elle ajouta qu’elle trouvait leur fils brave mais trop timide.&lt;br /&gt;- Je suis tout à fait d’accord avec toi, répondit Ali.&lt;br /&gt;- Toute la maisonnée est au courant de son intérêt pour Tassekourt continua Aicha Bassou, mais j’ignore ses véritables intentions. Si tu le veux bien, Ali, sonde le demain pour savoir ce qu’il veut au juste. Tires lui les vers du nez.&lt;br /&gt;- Ouakha (d’accord), répondit Ali.&lt;br /&gt;Rabha, la tante de Tassekourt, remercia sa belle mère.&lt;br /&gt;- Dieu vous bénisse pour votre grandeur d’âme et votre cœur. Ma nièce, la pauvre, a grand besoin de notre aide. Et elle continua : il me semble que je serais au paradis si la chose s’arrangeait.&lt;br /&gt;- Il est tard, et il nous faut dormir, nous aurons beaucoup à faire demain, conclua la vieille femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rabha, comme elle tenait à le faire chaque soir, se rendit dans la cuisine pour s’assurer que les braises étaient bien recouvertes des cendres dans l’almessi(l'âtre). Cela lui faciliterait la tâche le lendemain.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1333987142012758777?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1333987142012758777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1333987142012758777' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1333987142012758777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1333987142012758777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/03/le-monde-de-aicha-bassou-29.html' title='Le monde de Aicha Bassou (29)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4793989173004447747</id><published>2009-03-03T13:20:00.000-08:00</published><updated>2010-09-26T16:32:22.205-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (28)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ce même dimanche, le soleil commençait à baisser sur l’horizon. Dans  L’Almou (le pré)qui descendait vers le ruisseau, Saïd  Ounba, un grand ami de M'ha Oukousser paissait le troupeau. Le pâturage n’avait d’herbe fraiche qu’au plus prés de l’eau. Tout le haut du terrain, décoloré par des mois de sécheresse, offrait l’aspect d’une Tahsirt (natte) de doum desséché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Said Ounba , la trentaine, enturbanné et portant son burnous de trame rêche, changeait de temps en temps  son bélier –de race Timahdit- de place . II lui faisait manger les meilleures herbes. Le chien Rabbah, surveillait les brebis. Elles étaient agglutinées sous les branches d’un grand chêne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps Ouadichane dévala la pente et arriva à hauteur du berger. Le chien aboyait : Tais-toi ! cria said .&lt;br /&gt;- J’ espère  qu’il ne va pas me mordre ! dit Ouadichane .&lt;br /&gt;Said Ounba qui était dur d’oreilles répondait ;&lt;br /&gt;- Oualikoum salam oua rahmatou Allah ! (que le salut et la miséricorde de Dieu soit sur toi !)&lt;br /&gt;Puis Ouadichane demanda tout à coup.&lt;br /&gt;- As tu vu M’ha Oukousser ?&lt;br /&gt;Il répéta la question plusieurs fois  pour être entendu.&lt;br /&gt;- M’ha est allé chercher son oncle et son épouse à Izza Atmane. C’est pour  son mariage&lt;br /&gt;- Ah bon ! Et  c'est avec Taskourt qu’il se marie ? Cria Ouadichane&lt;br /&gt;- Il sera là demain. Répondit Said .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Ouadichane, M'ha ne pouvait se marier qu’avec Tassekourt. Il prenait son rêve d’hier pour une réalité.&lt;br /&gt;aux réponses de Said Ounba , les paroles s’étranglèrent dans le gosier d’Ouadichane. Sa pomme d’Adam ne cessait de monter et de descendre sous sa peau. Il sentit ses yeux sur le point de déborder leurs orbites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il quitta les lieux sans se retourner et se dirigea vers la maison du garde forestier, avec les espoirs anéantis. Le long  du sentier il tempêtait  et laissait libre cours à sa colère et à sa haine. Il répétait sans cesse :&lt;br /&gt;-  La chance s’est trompée d’adresse. C’était à moi que Tassekourt appartenait. Il se sentit soudain habité d’une rage de jalousie. Au paroxysme de sa rage il sentit les larmes couler sur ses joues. Arrivé dans la chambre d’hôte, il prit de la trousse médicale du Dr Boufelja un comprimé hypnotique, l’avala et s’allongea sur son lit où il sombra aussitôt dans un profond sommeil.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4793989173004447747?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4793989173004447747/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4793989173004447747' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4793989173004447747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4793989173004447747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/03/le-monde-de-aicha-bassou-28.html' title='Le monde de Aicha Bassou (28)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-6086042186807756010</id><published>2009-02-23T11:20:00.000-08:00</published><updated>2010-09-27T11:13:52.443-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (27)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Oudichane prit congé de ses amis et disparut derrière le saule pleureur et les grands noyers, encadrant la maison du garde forestier. Il y avait un soleil clairet mais la bise à ces hauteurs mordillait le nez, les joues et les oreilles. Il se dirigea vers Tighermine. Il marchait les mains dans les poches se parlant dans la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant de choses se bousculaient dans son esprit, échauffaient son cerveau. Arrivé au sommet de la colline, il s’assit un moment pour souffler un peu. Le village se découvrait à sa vue, il voyait au dessus des toits des maisons, couleur de terre, de la fumée qui sortait de tous les almessis (fourneaux), dessinant des fins volutes. Les tourbillons n’wagou (fumée) montant de la maison de Aicha Bassou rendaient son regard tendre et doux. Il savait qu’en ce moment sa bien aimée se chauffait devant un pétillant feu de bois, en discutant avec les siens .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouadichane aimait ce logis simple où vivait son amour. Il chérissait tous les occupants de cet Ighrem(maison), la brave Aicha Bassou, le sage Moha Ou N’Barch, Ali Outemghart , son épouse et leurs enfants, il chérissait les pièces et les meubles simples , et même les animaux, le mulet, la vache et son veau, l’ânesse et son ânon . Il aimait particulièrement le chien Meksaou et même le bouc que Aicha Bassou engraissait pour le baptême de sa voisine Takrirout.. Il aimait toute la maisonnée sauf M'ha Oukousser, que le mauvais rêve de la veille avait fait sortir de son cœur. Il voyait désormais dans ce jeune gaillard, robuste et travailleur qui habitait sous le même toit que son amour, un véritable rival. Il était comme sur des braises, le poison de la jalousie le rendait furieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, assises près d’almessi, Rabha, Tassekourt et Hajjou cardaient la laine. Elles travaillaient en causant. Posée entre elles, sur le sol, une peau de mouton recueillait la laine cardée. La laine lavée à l’eau n’Oughbalou, démêlée à l’aide n’Imechden (brosse à pointes de fer longues) et cardée à l’aide n’Iqerchal (brosse à pointes de fer fines).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour commençait à tomber, il n’y avait guère de soleil que dans la cour. C’était l’heure de la rentrée de la vache, Rabha s’apprêtait à la traire et à préparer le diner. Restée seule, un peu gênée et un peu hésitante, Hajjou s'adressa à sa cousine:&lt;br /&gt;- J’ai quelque chose à te dire.&lt;br /&gt;- A propos de quoi ?&lt;br /&gt;- À propos d’Ouadichane!&lt;br /&gt;Tassekourt rougit&lt;br /&gt;- Qu’est ce qu’il a Ouadichane ?&lt;br /&gt;- Je crois que ses va et vient réguliers chez nous, depuis qu’il est là, ont un autre but que celui qu’il prétendait.&lt;br /&gt;- Explique-toi, demanda Tassekourt.&lt;br /&gt;- J’ai la ferme conviction qu’il ne vient pas pour l'quissat (histoires) n’Ammi Moha.&lt;br /&gt;- Et d’après toi pourquoi vient-il alors ?&lt;br /&gt;- Mais il vient pour toi Ya Tahiout ! (ma folle)&lt;br /&gt;Tassekourt sourit et lui demanda :&lt;br /&gt;- Issam tina ? (c’est lui qui te l’a dit ?)&lt;br /&gt;- Il ne m’a rien dit, mais son but est clair, tu n’as qu’à voir la façon dont il te regarde. Il te dévore des yeux !&lt;br /&gt;- Mais tu m’avais dit qu’il est marié&lt;br /&gt;Il avait dit à nana Aicha qu’il comptait divorcer, rien ne va entre lui et son épouse illiss n’temdint ( une citadine) qui lui rendait la vie difficile .&lt;br /&gt;- Maydem tinikh, conclut Tassekourt, our sinkh mey deytnada Ouadichan ( que veux tu que je te dise , je ne sais pas ce que cherche Ouadichane).&lt;br /&gt;Dans la rue, Rahou et ses amis profitaient des derniers moments de la journée à jouer en criant à tue tête.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-6086042186807756010?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/6086042186807756010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=6086042186807756010' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6086042186807756010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6086042186807756010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/02/le-monde-de-aicha-bassou-27.html' title='Le monde de Aicha Bassou (27)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2108063506416769977</id><published>2009-02-14T14:00:00.000-08:00</published><updated>2010-09-26T16:25:36.410-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (26)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le lendemain de la consultation à Tirghist , Oukezza réveilla de bonne heure l’équipe médicale . Il leur montra un spectacle merveilleux : de la fenêtre de la chambre d’hôte ils voyaient distinctement une douzaine d’Oudaden (mouflons) alignés sur une crête enneigée de Jbel Moaskar. C’était un spectacle inattendu.&lt;br /&gt;Le Docteur Boufelja était émerveillé, il répétait :&lt;br /&gt;- Je suis bien content d’être venu dans cette région, quelle aventure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours du petit déjeuner, Boufelja, Chakor et le jeune forestier Boujemâa, apprenaient grâce aux nombreux échanges avec le vieux cavalier beaucoup de choses sur ce bovidé.&lt;br /&gt;C’était un émouvant plaidoyer qu’ils avaient entendu. Le sympathique Oukezza, leur raconta que dans les oueds aujourd’hui presque à sec, on pouvait naguère voir des troupeaux entiers d’oudaden. Quand il faisait très chaud, toute la journée sur les crêtes, ils descendaient boire tranquillement sans être dérangés. Et il ajouta en soupirant que dans les vallées et les cimes de nos montagnes, abondaient il y a encore quelques décennies, mouflons, perdrix, lièvres, palombes, chacals, sangliers et renards.&lt;br /&gt;Le jeune forestier intervint :&lt;br /&gt;- Je crois qu’à cause de la pression humaine, de la chasse et du braconnage abusifs, de la déforestation dévastatrice et également à cause de la sécheresse chronique, de nombreuses espèces de la faune de nos forêts deviennent de plus en plus rares.&lt;br /&gt;- Aandek l’haq assi bouâari (c’est vrai ce que tu dis là, Mr le forestier ), répondit Oukezza à son chef, en ajoutant que le gibier de l’Atlas avait été massacré en grande partie par Tahiyaht ( ratissage abusif), même moi, j’avais à maintes reprises participé à Tihiyahin : les jeunes robustes de Taqbilt ( la tribu) étaient poussés généralement par les autorités locales à courir et à crier à tue tête dans les forêts , les vallées, et dans tous les retranchements du gibier pour le ramener aux pièges des tireurs venus des grandes villes .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouadichane n’avait pas participé à cette passionnante discussion. Il était resté dans son lit . Il a été toute la nuit en proie à quelques cauchemars. Il voyait dans ses mauvais rêves sa bien aimée Tassekourt avec son ateffas multicolore des grands jours montée en croupe tantôt sur Oukaâmoun derrière le garde forestier, tantôt sur le mulet derrière M'ha Oukousser . Il s’éveillait , s’endormait et se retournait toute la nuit . Les deux soupirants du mauvais rêve Boujemâa et M'ha Oukousser ne le laissait pas en paix au point qu’il s’était mis à les redouter autant qu’il redoutait les autres obstacles qui le séparait de son amour : son épouse Souad et le manque d’argent. Toute la nuit il se posait la question : est ce que Tassekourtinou(ma tassekourt) est devenue une cause désespérée ? Le cœur du pauvre Ouadichane brulait entre amour et souffrance. Le doute et la jalousie rongeaient Ouadichane qui avait pris son mauvais rêve pour une réalité. Toute la matinée , il voulait aller élucider l’affaire avec son premier "rival "Boujemâa, mais il n’osait pas . Peur du ridicule ou peur de la vérité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un certain moment son âme désespérée aspirait à la paix . Il décida alors d’affronter ce péril face à face . Il murmura :" advienne que pourra". Il se dirigea vers le bureau du garde forestier , ouvrit la porte et lança un bonsoir auquel Boujemâa répondit, il s’assit à ses cotés et déclara sans préambule avec son accent du terroir :&lt;br /&gt;- Ouach katâaref Tassekourt ? (est ce que tu connais Tassekourt ?)&lt;br /&gt;Le jeune forestier qui venait d’apprendre les noms du gibier en berbère lui répondit :&lt;br /&gt;- Tassekourt, hiya l’hajla ( Tassekourt, c’est la perdrix)&lt;br /&gt;- Awa machi tassekourt dial jbel (je ne parle pas de tassekourt des forêts , je te parle de la fille qui vit chez Aicha Bassou.&lt;br /&gt;Boujamâa hésita un instant :&lt;br /&gt;- Et pourquoi cette question ?&lt;br /&gt;Ouadichane détourna les yeux comme s’il craignait que Boujemâa devine ses griefs et dit avec indifférence&lt;br /&gt;- Simple question.&lt;br /&gt;Le garde forestier, qui a deviné le pourquoi de la question, répondit :&lt;br /&gt;- Eh bien tranquilise toi , je ne connais pas cette fille . Tu n’as rien à craindre de moi .&lt;br /&gt;Ouadichane avait envie de lui prendre la main pour lui dire merci , feignit l’indifférence , sourit comme si de rien n’était.&lt;br /&gt;Chakor qui était assis sur une souche près de la fenêtre du bureau avait tout entendu , réprima un fou rire.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2108063506416769977?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2108063506416769977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2108063506416769977' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2108063506416769977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2108063506416769977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/02/le-monde-de-aicha-bassou-26.html' title='Le monde de Aicha Bassou (26)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4206707723856358204</id><published>2009-02-07T13:26:00.000-08:00</published><updated>2010-09-26T16:19:04.358-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou (25)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ouadichane avait passé la nuit dans le sanctuaire de Sidi Amar Ouhelli. C’était une nuit agitée par les aboiements de chiens et de chacals. En pleine nuit, il se demanda ce qu’il faisait là, lui , l’infirmier qui était en contact permanent avec la médecine moderne, que doit il attendre de l’intercession d’un mort ? Plutard le docteur Boufelja lui expliqua que beaucoup d’intellectuels sont comme lui. Ils ont un mode de pensée électif et contradictoire. Ils sont attirés de temps à autre par le secteur traditionnel qui leur procure l’attrait du mystère, du rituel et de la nostalgie du passé. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Toujours est-il qu’Ouadichane, le lendemain de cette Ziara (pèlerinage), avait l’âme apaisée. Il se sentait apte à dompter ses angoisses, à être objectif et à affronter la réalité.&lt;br /&gt;Il s’aspergea d’un peu d’eau à la fontaine du saint et prit le chemin du retour. Il marcha vite et se rendit à Tighermine plus rapidement qu’il ne l’espérait. Aucune idée précise n’était en lui, simplement il se répétait qu’il irait se dénicher un poste d’infirmier au dispensaire de Tounfit pour être à côté de sa bien aimée et des siens. Il rêvait de mener une vie simple dans son fief loin de la vie trépidante des villes. Il ne déserterait plus les terres de ses ancêtres, il se réconcilierait avec l’âme de ses grands parents qui reposent dans le cimetière de son village. Il ne resterait plus ingrat envers leurs mémoires, eux qui avaient tant peiné pour lui léguer des terres et des biens. Il ne cessait de se dire : je dois mettre fin à tout ce qui avait brisé ma vie .&lt;br /&gt;Dikh ad bedelkh aslikh am’ifighr ( je vais changer de peau comme un serpent)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil était au crépuscule lorsqu’il atteignit les premières maisons de Tighermine.&lt;br /&gt;Et, au lieu de se diriger directement vers la maison du garde forestier, où étaient ses collègues, il se rendit chez les Ait Bassou, il entra sans cogner à la porte . Tassekourt qui filait la laine, avec un Izdi (fuseau), ne s’était pas aperçue que Hajjou avait quitté la pièce. Quand elle releva la tête , elle vit près d’elle le jeune infirmier . Il cherchait ses mots .&lt;br /&gt;- M’selkhir, labass ? (bonsoir, ça va ?)&lt;br /&gt;Il tapa dans la paume de la jeune fille et baisa son propre index. Il plongea son regard dans les beaux yeux noirs de la belle fille et lui sourit avec sympathie.&lt;br /&gt;La jeune fille rougit, baissa les yeux, mordit sa lèvre inférieure et sourit avec confusion. Ouadichane se sentit saisi par quelque vague d’euphorie. A ce moment précis , M'ha Oukousser entra dans la pièce les bras pleins de bûches de bois . Tassekourt s’est sauvée et Ouadichane, pour prendre une contenance, dit à M'ha :&lt;br /&gt;- Iouikhed Azenar n’Ali Outamghart (j’ai ramené le burnous de Ali Outemghart). Le brave M'ha lui répondit :&lt;br /&gt;- Mrehba ich. (sois le bienvenu).&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4206707723856358204?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4206707723856358204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4206707723856358204' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4206707723856358204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4206707723856358204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/02/le-monde-de-aicha-bassou-25.html' title='Le monde de Aicha Bassou (25)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2241037590595079958</id><published>2009-02-02T12:55:00.000-08:00</published><updated>2010-09-24T12:18:22.181-07:00</updated><title type='text'>Aicha Bassou  (24)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Très tôt le matin, Aicha Bassou promena son regard dans le ciel. Elle reconnaissait les Isseflilan (petits nuages cotonneux) qui annonçaient le beau temps.&lt;br /&gt;La vielle femme fit hâter le petit déjeuner afin que sa bru et les deux jeunes filles aillent laver la laine à Aghbalou (la source).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la lumière triomphante du matin, Rabha , sa fille Hajjou et sa nièce Tassekourt suivaient à pied le mulet efflanqué d’un Chouari ( couffin de paille tressée) plein de toisons et de paniers d’osier, nécessaire au transport de la laine lavée. .&lt;br /&gt;Pendant que Hajjou attachait le mulet à un chêne non loin du ruisseau buissonneux,  Rabha, aidée de Tassekourt, préparait des bassins en pierre pour y décrasser la laine sale, à l’aide de Tighirecht (plante saponifère).&lt;br /&gt;Tout en battant la laine mouillée sur des pierres lisses et dures du ruisseau, les deux jeunes filles chantaient à gorge déployée des mélodies berbères qu’elles connaissaient par cœur .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La forêt de Moaskar faisait écho à leurs voix ensorcelantes. C’était poignant.&lt;br /&gt;Rabha paraissait toute contente des prouesses de sa fille et de sa nièce. Elle continuait à battre la laine en faisant semblant de ne pas prêter attention à ce qu’elles faisaient. A un certain moment elles chantaient un Izli qui vantait le travail de la laine :&lt;br /&gt;- Iddiss our tessin maich tadot awa …&lt;br /&gt;- Alliy ourtelssid tajellabit awa …( ta mère ne s’y connait elle pas en matière de laine…  Pour que tu ne sois pas habillé en djellaba…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu avant l’heure de Dohr (environ 13Heures) les chants des jeunes filles cessaient peu à peu. On interrompit le lavage de laine pour prendre le maigre repas du milieu de la journée fait de dattes et de pain.&lt;br /&gt;Au crépuscule, le lavage terminé, Rabha s’dressa aux jeunes filles :&lt;br /&gt;- Rentrons et pressons le pas, si nous tardons trop, la vache entrerait avant nous et le veau risquerait de nous priver du lait du soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le diner, Hajjou s’adressa à sa cousine :&lt;br /&gt;- Ta gaieté de tout à l’heure m’a procuré du plaisir. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tassekourt sourit et dit :&lt;br /&gt;- Je ne sais pas. Je ris, je pleure mais j’ai l’impression que tout est factice. Il me semble que je suis nuit et jour entrain de rêver, mais les Izlanes(chants) de tout à l’heure m’ont fait beaucoup de bien, ils m’ont surtout fait oublié Tanaimalt N’Oubaw (le porteur de poisse ).&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2241037590595079958?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2241037590595079958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2241037590595079958' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2241037590595079958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2241037590595079958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/02/aicha-bassou-24.html' title='Aicha Bassou  (24)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-873462659563421664</id><published>2009-01-25T04:20:00.000-08:00</published><updated>2010-09-24T12:12:50.473-07:00</updated><title type='text'>Aicha Bassou  (23)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Aicha Bassou était blottie contre la grosse poutre en bois tordu de sa Tanessrit (chambre de l’étage). Elle triait les Tlissine (les toisons de laine), les soupesait les unes après les autres, en éprouvait la qualité de la laine en évaluant sa longueur et sa résistance. Elle en avait choisi les plus belles. Rabha, Hajjou et Tassekourt savaient que la vielle femme tenait beaucoup à un tapis qu’elle comptait exécuter avec le plus grand soin, allant jusqu’à y travailler elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle comptait également pour la réalisation de cet ouvrage sur l’aide de sa bru et de sa voisine Takrirout dont elle estimait bien l’habileté.&lt;br /&gt;Si Aicha Bassou attachait tant d’importance à ce tapis, c’était qu 'elle avait l’intention de l’avoir à la fête de Timeghriouine (mariage collectif) qui aura lieu le mois de Juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tissage devait commencer au plus vite si elle tenait à le terminer pour la fête où elle comptait marier M'ha Ou Kousser , son jeune homme à tout faire, avec sa petite fille Hajjou.&lt;br /&gt;Personne dans la maison, à part son fils Ali, n’était au courant du projet. La vielle femme, toujours égale à elle-même, souhaitait par ce tapis, qui sera multicolore, épater les Ait Taqbilt(les gens de la tribu).&lt;br /&gt;De son côté Rabha, sa bru, cherchait dans un grand Sandouk(caisse), tout ce qui pouvait servir au nouvel Asseta (métier), les restes de pelotes de laine, les plantes tinctoriales ….&lt;br /&gt;Récupérer tout ce qui pouvait l’être était l’un des principes de Aicha Bassou, principe qu’elle perpétuait à sa bru et que ,elle , devait passer à sa fille Hajjou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la cuisine, quand le tajine fut cuit, Hajjou déposa sur l’Almessi (fourneau) la plus grande des marmites et fit chauffer de l’eau pour le lavage des cheveux. Les deux jeunes filles devaient se préparer pour la fête du baptême qui aura lieu, dans quelques jours, chez Takrirout .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hajjou ferma la porte de la cuisine, ramena une grande bassine et s’approcha de sa cousine.&lt;br /&gt;- Laisse-moi faire !&lt;br /&gt;- Elle s’empara de la belle et épaisse natte de Tassekourt et se mit à la défaire mèche par mèche.&lt;br /&gt;- Tu as vraiment des cheveux splendides !&lt;br /&gt;- Tu as aussi de beaux cheveux, Hajjou, j’aime leur couleur noire de plumage des Ikajoun (corneilles).&lt;br /&gt;A son tour Tassekourt dénoua la natte de Hajjou , elle restèrent un moment à se laver les cheveux, se brossèrent mutuellement avant de les tresser chacune pour soi.&lt;br /&gt;Tout en manipulant ses cheveux Hajjou s’adressa à sa cousine :&lt;br /&gt;- As-tu remarqué la façon dont cet Ouadichane te dévisageait hier au déjeuner ?&lt;br /&gt;Tassekourt rougit&lt;br /&gt;- Isshechmi s’ousghouzzer ness (il m’a vraiment intimidé avec ses œillades emflammées), répondit Tassekourt !&lt;br /&gt;- Et tu sais qu’il est marié ?&lt;br /&gt;- S’nit ? (est ce vrai ?)&lt;br /&gt;- Je l’ai entendu dire à Nana Aicha qui lui avait posé la question : Ioulekh, our ioulekh..( je suis marié sans être vraiment marié).&lt;br /&gt;Et Tassekourt d’ajouter :&lt;br /&gt;- Aanikh our ibouna choui ouryaz na !( il me semble qu’il n’est pas tout à fait normal cet homme).&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-873462659563421664?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/873462659563421664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=873462659563421664' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/873462659563421664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/873462659563421664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/01/aicha-bassou-23.html' title='Aicha Bassou  (23)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1737192857218130606</id><published>2009-01-04T10:24:00.000-08:00</published><updated>2010-10-17T00:11:09.948-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (22)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le sourire, avec lequel Tassekourt, avait gratifié Ouadichane était pour lui une véritable déclaration d'amour.&lt;br /&gt;En sortant de chez les Ait Bassou, des ondes d'euphories le parcouraient &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec sa taguia (calotte) enfoncée jusqu’aux oreilles sur son crâne rasé, et le burnous de Ali Outemghart sur les épaules, il décida d’aller au pèlerinage du tombeau de Sidi Aamer Ouhalli, afin de demander à l'Agourem(le saint) pardon pour ses péchés passés et de lui demander également  de lui accorder sa bénédiction. Il tournait le dos aux maisons et aux maigres cultures de Tighermine et emprunta un sentier muletier qui monte en zigzag au dessus du village. Il arriva au bout de quelques heures sur le haut d’Agheddou et les sommets de la région de Tirghist. De là , le paysage est grandiose. Sous les quelques nuages bas qui couraient bien vers l’horizon, le regard embrasse sur l’autre versant, des montagnes ocre, et par endroits vertes de chênes rabougris, ainsi que les méandres de l’Assif Ikassen (rivière) et les plateaux de l’Issourta sillonnés par l’Assif N’Ouirin. Ces montagnes, avec leurs forêts, leurs vallées, et leurs gorges n’avaient pas de secret pour Ouadichane. Comme les garçons qu’il avait rencontrés sur le chemin, il avait commencé tôt à courir ces reliefs. Il avait comme eux des instincts de chasse. Il se livrait avec frénésie, comme le fait aujourd’hui, Rahou Aneghdim, à la chasse des Idouis (gerboises). Il avait suivi des moutons et les chèvres dans les Ilmouten (prairies) rares de ces contrées. Il s’était caché dans les grottes pour fuir les orages fréquents de ces altitudes.&lt;br /&gt;Entre les rochers , aux bords des ruisseaux , des Oueds et des séguias, il avait, avec ses amis, cherché les herbes comestibles (guizguiz, aoujdem, ….)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce paradis, Ouadichane, l’avait perdu depuis qu’il avait réussi ses études primaires à Tounfit. Son rêve aujourd’hui est de revenir y vivre avec son amour Tassekourt.&lt;br /&gt;Il dégringola à travers la belle forêt de cèdres et de chênes verts, en empruntant la descente qui mène vers l’Assif N’Ougheddou pour arriver au beau village de l’Agouram Sidi Amer Ouhelli. Village aux maisons aveugles, ramassées autour du tombeau du saint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se rendre au tombeau de Sidi Amer, cela ne lui était pas arrivé depuis plusieurs années. Il atteignait le tombeau, y pénétra en répétant le mot Tesslim (paix). Des souvenirs de son enfance effleurèrent sa mémoire. Souvenirs du temps où il visitait ce lieu avec ses tantes et sa défunte mère, avec insouciance des enfants. Il invoquait Sidi Amer Ouhelli avec tout son être et son âme.Et chaque fois qu'il prononçait le nom de sidi ameur ,il portait respectueusement sa main droite à son front puis à sa bouche. Il s’inclinait sur La tombe du saint et ne cessait de dire, les larmes aux yeux,&lt;br /&gt;- Aha Sidi Amer, yikh tawaglalt, zlani imekssaoun (je suis comme une brebis touchée du tournis, je me sens perdu). Je te demande d’intercéder pour moi auprès de Dieu, toi qui es connu pour ta force magique ambivalente car tu peux punir comme tu peux répandre le bien. Je te prie de nous protéger, Tassekourt et moi, du mauvais œil et de faciliter notre union. Je te demande également d’accabler de malheur mon épouse Souad, source de mes tracas et d’activer notre séparation. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La dessus il lit convenablement la Fatiha ( première sourate du Coran), passa les paumes de ses mains sur son visage . Et conclut par un " Amine ya Rebbi " prononcé à très haute voix .&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1737192857218130606?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1737192857218130606/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1737192857218130606' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1737192857218130606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1737192857218130606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2009/01/le-monde-de-aicha-bassou-22.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (22)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2664340279716616074</id><published>2008-12-27T11:04:00.000-08:00</published><updated>2010-09-26T16:11:43.197-07:00</updated><title type='text'>Le Monde de Aicha Bassou  (21)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les cousines dormirent profondément, jusqu’à ce qu’elles furent réveillées par Rabha, la mère de Hajjou. Elles plièrent soigneusement leur Tissi (literie).&lt;br /&gt;Hajjou s’agenouilla pour ouvrir le volet en bois de la seule fenêtre de la chambre. Une fenêtre minuscule qui était si basse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors le temps était splendide. Les petits lopins de terrain labourés étaient encore de couleur marron, car le blé et l’orge germaient à peine.&lt;br /&gt;Les deux jeunes filles se dirigèrent vers la grande salle où la famille prenait son petit déjeuner fait d’Ahrir (bouillie de farine d’orge).&lt;br /&gt;A cet instant Ouadichane tapa à la porte, il venait voir le vieux rebouteux, du moins c’est ce qu’il prétendait. Le matin, dans l’après midi, le soir, chaque jour il était là et il restait longtemps, cela durait depuis le premier jour de la consultation. Il disait qu’il aimait les paroles d’Ami N’ barch et qu’il s’intéressait à l’histoire de la région que ce dernier maitrisait très bien. Il ne cessait de dire que le vieux rebouteux était une bibliothèque vivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouadichane salua tout le monde, baisa la main de Aicha Bassou et s’inclina sur l’épaule du vieux N’Barch comme il convient de faire avec les  personnes qu’on honore.&lt;br /&gt;Aicha lui offrit une peau de mouton pour s’installer entre elle et son cousin le rebouteux. Rabha lui tendit aussitôt un bol de bouillie.&lt;br /&gt;Le regard de Ouadichane tomba sur son aimée qui était assise en face de lui, il se mit à l’observer tout en soufflant sur sa bouillie chaude. Il la suivait des yeux tandis qu’elle portait son bol à la bouche, y trompait ses lèvres minces et avalait le breuvage onctueux.&lt;br /&gt;Elle était couronnée d’une masse de cheveux couleur Iderrans mures (châtain) qui émerveillait Ouadichane. Il émanait d’elle, en dépit de son bas âge, une dignité rappelant celle d’Aicha Bassou.&lt;br /&gt;Soudain Tassekourt jeta vers Ouadichane , avec Aoujim N’Tit ( coin de l’œil) un regard furtif. Elle le surprit entrain de la regarder immobile, il lui sourit et Tassekourt devint toute rouge, tout son sang lui montait au visage. Elle se sentit très gênée et esquissa un sourire des coins des lèvres. En ce moment, Aicha Bassou interrompit le silence et rendit Ouadichane du monde des rêves au monde de la réalité.&lt;br /&gt;- Avez-vous fini votre travail à Tighermine ? demanda Aicha Bassou à Ouadichane.&lt;br /&gt;- Demain, ce sera le dernier jour de vaccination à Tighermine.Mais le Dr Boufelja , profitant du beau temps de ces jours ci, a décidé de finir le programme de vaccination dans les localités avoisinantes : Anefgou, Tirghist et Tighedouine. Ce qui va prolonger notre séjour dans la région. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et il ajouta .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; je ne manquerai pas de vous rendre visite , puisque nous allons continuer à loger dans la maison du garde forestier.&lt;br /&gt;- Mrehba ich (tu es le bienvenu), lui répondit la vieille femme avant de s’adresser à sa bru.&lt;br /&gt;- On dit souvent : avant la neige, on a le beau temps pendant quelques jours, nous devons nous aussi profiter de ce temps pour travailler la laine. L’hiver va venir et on restera enfermés pour plusieurs semaines, sinon plusieurs mois.&lt;br /&gt;De nouveau chacun se tut, Ouadichane qui avait tardé à contempler le visage de sa bien aimée , buvait bruyamment , gorgée par gorgée, le fond de son bol d’Ahrir.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2664340279716616074?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2664340279716616074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2664340279716616074' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2664340279716616074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2664340279716616074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/12/le-monde-de-aicha-bassou-21.html' title='Le Monde de Aicha Bassou  (21)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-6331669373716288373</id><published>2008-12-15T08:32:00.000-08:00</published><updated>2010-09-24T11:53:00.493-07:00</updated><title type='text'>Le Monde de Aicha Bassou  (20)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Hajjou dormait profondément aux côtes de Tassekourt. Elle fut réveillée en sursaut par un cri. Tassekourt s’aggripait à elle de toute son ardeur .&lt;br /&gt;- Hajjou, amournem ! (Hajjou, sauve moi !)&lt;br /&gt;- Tassekourt, Tassekourt ! que se passes t il ?&lt;br /&gt;Tassekourt bredouilla quelques mots en guise de réponse. Elle écarquilla les yeux et regarda Hajjou d’un air hagard. Et tandis que son front se perlait de sueur, elle reprenait ses esprits. Elle laissa échapper une tikhte (soupir) et esquissa un sourire.&lt;br /&gt;- J’ai fait un rêve épouvantable.&lt;br /&gt;- Qu’as tu rêvé ? tu m’as fait terriblement peur !&lt;br /&gt;Dans l’autre coin de la chambre, Talbicht dormait d’un sommeil profond. C’était l’heure où le Muezzen appelait à la prière d’el fajr (l’aube). Il faisait planer avec l’accent berbère des Ait Yahya Ou Youssef une longue prière&lt;br /&gt;- Dis moi, quel rêve as-tu fait ? chuchota Hajjou&lt;br /&gt;- J’ai rêvé que j’étais dans la famille des Ait Oubaw….Tout autour de moi, il n’y avait que des inconnus, pas une tête que je connaisse….Ils avaient Iqma n’widakh yaden , iqma n’ait rebbi (ils avaient l’apparence des innommables, une apparence démoniaque.)&lt;br /&gt;Je voulais m’échapper …ils m’encerclèrent … je ne sais comment mais j’ai pu m’enfuir….&lt;br /&gt;Un certain moment, Bennacer Oubaw, avec sa tête chevaline et son visage de mejjeghioule (hyène) était à mes trousses. Il m’appelait de toutes ses forces, et quand il prononçait mon nom, un tic curieux tirait sa bouche vers le côté. J’ai couru longtemps, longtemps….Et quand il avait posé sur moi ses larges mains couvertes de poils frisés … je t’ai vue debout devant moi , je ne pouvais plus courir, alors je t’ai enserrée et j’ai crié .&lt;br /&gt;- Maintenant, oublie ce mauvais rêve et calme toi un peu.&lt;br /&gt;Hajjou profita de la lumière du jour qui jaillit en diagonale de Talfouyt (le trou de fumée se trouvant au plafond à solives) pour regarder le beau visage ovale et sympathique de sa cousine et lui murmura.&lt;br /&gt;- Tu es ensorcelée, ma pauvre ! Il faut faire tout de suite quelque chose.&lt;br /&gt;Elle attisa le peu de braises qui était resté dans l’almessi (fourneau) en soufflant dessus. Elle y jeta une poignée de sel . Et au fur et à mesure que le sel brûlait, Hajjou marmonnait des phrases magiques que sa grand-mère Aicha Bassou disait dans des situations similaires. Elle répétait :&lt;br /&gt;- N’traoun chraâ ayayt oudghar ! heydatass i’Tssakourt ! (nous vous prions, oh maîtres des lieux, de vous éloigner de Tassekourt et de la laisser en paix !)&lt;br /&gt;La compassion et les gestes de Hajjou avaient agi comme un baume apaisant sur l’esprit de Tassekkourt. S’approchant d’elle, elle lui souffla à l’oreille :&lt;br /&gt;- Tu es une gentille cousine Hajjou, tu es vraiment une cousine adorable.&lt;br /&gt;Tassekourt et Hajjou échangèrent encore quelques phrases et s’endormirent.&lt;br /&gt;A l’extérieur, ikkajoun (corneilles) croassaient sur le village paisible de Tighermine.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-6331669373716288373?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/6331669373716288373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=6331669373716288373' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6331669373716288373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6331669373716288373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/12/le-monde-de-aicha-bassou-20.html' title='Le Monde de Aicha Bassou  (20)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4529187004938262502</id><published>2008-12-09T05:56:00.000-08:00</published><updated>2008-12-09T07:31:50.230-08:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (19)</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CADMINI%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:35.4pt; 	mso-footer-margin:35.4pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ansi-language:#0400; 	mso-fareast-language:#0400; 	mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;Apres le dîner, le Dr Boufelja se dirigea vers la chambre de service, c'est une pièce utilisable en bureau et pouvant faire par occasion, office de chambre d'hôte. L'équipement de la pièce était le plus sommaire: un bureau, un placard de rangement, une cheminée, un téléphone et quelques lits alignés. Boufelja en choisit un qu'il défit et s'y affala.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;Dans le salon, devant le feu crépitant, qu'on venait de relancer, les deux infirmiers, Ouadichan et Chakor divisèrent une bonne partie de la nuit à discuter.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ouadichan changea de place, s’approcha de Chakor et se mit à raconter sa légende.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Ecoute Chakor, je trouve que les choses de la vie sont assez étranges des fois. Je sens que ma vie est entrain de prendre un grand tournant que je n'avais pas envisagé, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;avant notre arrivée à Tighermin.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Ah bon, et comment? &lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;Ouadichan avait changé de ton pour continuer:&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- J"aurais préféré garder mon histoire pour moi, mais je ne sais pourquoi ma pudeur a disparu et une espèce de sentiments me pousse à me confier à quelqu'un.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;Sa pomme d"Adam bougeait sans cesse sous sa peau. Il se tut un bon moment avant de continuer. Je me confie à toi, je ne me confierais pas à n'importe qui. Tu es un homme sérieux. En un mot le bilan de mon mariage avec Souad est un gâchis, j'ai décidé de rompre, je ne me reconnais plus dans ce couple.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Tu ne l’aimes plus? &lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Je l'ai aimée bêtement, elle faisait de moi ce qu'elle voulait, Souad est une femme exigeante, elle me met beaucoup de pression et elle n'est&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;jamais attentive à mon égard.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Mais maintenant, puisqu'elle vient avec toi à Midelt, cela veut bien dire qu'elle t'aime.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Elle a accepté notre mutation depuis quelques mois à l"hôpital de Midelt pas pour mes beaux yeux Mr Chakor, mais bien pour autre chose.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;- De quoi s'agit il ?&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Souad et sa famille sont de grands dépensiers, nos deux salaires ne nous permettaient plus de joindre les deux bouts à Meknès. Les derniers mois avant notre arrivée à Midelt nous commencions à tirer le diable par la queue, c'était vraiment dur.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Et qu'est ce qu'elle a sa famille à voir dans l'histoire, demanda Chakor&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- C'est que nous faisions maison ensemble et table commune. J’étais ce que les gens de chez moi appellent un (amhars), j’étais vraiment dans une situation inconfortable ,c’était déshonorant &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;surtout vis à vis des miens. Chakor qui est arabophone demanda la signification du terme (amhars).&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- C'est le nom qu'on donne à l'homme qui vit avec sa femme sous le toit de ses beaux parents.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Chakor alluma une cigarette, Ouadichan poussa un long soupir avant de continuer.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- La famille de Souad parlait beaucoup d’argent et elle en manquait souvent parce qu"elle vivait au dessus de ses moyens. Figures toi par exemple que Souad s’est fait faire un (ateffas) (Caftan) avec les deux tiers de mon salaire ( setin alf rials) et que sa mère ,Lalla Zahia invitait tout le temps beaucoup de monde.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;A l'évocation de sa belle mère Ouadichan resta un instant silencieux. Un combat violent s'était emparé de son âme avant d'ajouter.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Lalla Zahia se plaignait éternellement. Elle n’aimait pas&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ma famille quelle traitait d’ailleurs de (mkelkhin)&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;( blédards arriérés et butés). Elle oubliait que ces paysans vivaient de leurs terres durement peut être, mais&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;combien libres et dignes!&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;J'ai fini par me fatiguer des lamentations de Lalla Zahia , et entre nous je crois qu'elle a (le mauvais œil) et meme (tabaa) (la poisse , la guigne),(adakh ister rebbi) Que Dieu nous préserve!&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Peut être que ton épouse a accepté de changer de ville et venir avec toi pour fuir le climat malsain de sa famille'&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Pas du tout Mr Chakor, Souad qui se croit plus intelligente que tout le monde est venue avec moi pour me pousser à réclamer à mon père ma part d'héritage de &lt;tourhimt&gt; ma défunte mère. Elle ne cessait de me dire : ‘ quand on est en difficulté on pense un peu à faire pression sur ceux qui pourrait nous aider’. Elle faisait allusion à mon père.&lt;/tourhimt&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Ce que Ouadichan raconta était, du début à la fin, l’entière et pure vérité.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;Il &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;remarqua que Chakor commençait à somnoler&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Je t'ai cassé les oreilles avec mon histoire chagrine, &lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;Et &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;il ajouta,&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;-Au fait pourquoi est ce que tu souriais tout à l'heure quand tu me tendait le verre de thé?&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- Tout simplement parce que j'ai constaté que depuis notre arrivée à Tighermin, tu es devenu quelqu'un d'autre, et ce qui m'a fait sourire ce sont tes va et vient de façon exagérée chez Aicha Bassou, et Chakor de plaisanter:&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;- (khrouj men rountek ) &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;étale tes cartes, avoue que tu aimes Tassekourt.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;Et Ouadichane fier comme un coq tapa la main de son ami, en riant et continua :&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;-C'est vrai que je l'ai aimée dès que je l'ai vue, et c'est vrai aussi que je vais souvent là bas pour l'apercevoir. Tassekourt comme on dit chez nous, (toukhlayi), (elle m'a tué).Je l’aime, (tehla ghouri). Mais jusqu'à présent j'ignore tout de sa vie. Et tout ce que j'espère c'est qu'elle soit libre.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4529187004938262502?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4529187004938262502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4529187004938262502' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4529187004938262502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4529187004938262502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/12/le-monde-de-aicha-bassou-19_09.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (19)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-6368949569097266490</id><published>2008-11-29T11:04:00.000-08:00</published><updated>2010-09-24T11:38:00.702-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou .  (18)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;De retour de chez Aicha Bassou, Ouadichane retrouvait tout le monde dans le salon de la maison du garde forestier . Boufelja, Chakor , boujemâa et Oukezza ( le cavalier) prenaient du thé à l’absinthe, devant le fourneau où brulaient des troncs de taqqa (genévrier) qui laissaient voler de temps en temps des iftiouejen ( palettes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’extérieur, la nuit était glaciale et noire. Chakor, qui commençait à suspecter des choses chez son collègue Ouadichan, lui tendit, sourire aux lèvres, un verre bien chaud.&lt;br /&gt;Bien installé sur une peau de mouton, Oukezza entreprit de rouler une cigarette de  tadriha ( tabac), et quand il eut planté entre ses lèvres sa cigarette, il tendit le paquet et le carnet de feuilles à Chakor. La cigarette de l’infirmier était tordue. Il n’avait pas l’habitude de fumer des cigarettes à rouler. Les deux hommes allumèrent leurs cigarettes avec la même brindille.&lt;br /&gt; L’ambiance était chaleureuse et cordiale. Chacun y allait de quelques anecdotes sur son passé. Il y avait des moments de gros rires.&lt;br /&gt; Un certain moment, Dr Boufelja demanda au cavalier de leur parler de l’histoire de cette maison qu’il avait trouvé mystérieuse et pleine de magie.&lt;br /&gt; Oukezza leur apprit qu’il vivait là depuis trente six ans. Il leur parla des moments joyeux ou mornes qu’avait connue cette demeure : comme le bonheur sans égal ,qu' avait procuré la naissance, dans son couple, de jumelles à deux reprises . Ou la tristesse noire  vécue par la famille après la disparition accidentelle de son fils ainé Said. Il réfléchit un instant en comptant sur ses doigts et reprit :&lt;br /&gt;- Si Said, Dieu ait son âme, avait vécu il aurait ton âge, s’adressant à Ouadichane. La  trentaine.&lt;br /&gt;- ad irhem rebbi ouina imouten ! (que Dieu prenne les morts en sa miséricorde !), répondit Ouadichane.&lt;br /&gt;Le silence retomba, Oukezza poussa une tikht (soupir ) pronfonde , provoquée par l’évocation de la mort de son fils, avant de continuer.&lt;br /&gt;- Cette maison avait été bâtie par Mr Bruno, le premier garde forestier français affecté dans notre région. Mr Bruno aimait les gens de la région. Il s’était marié à l’une des plus belles femmes des Ait Yafelman , Tghouda N'Ouchaarour.  Mr Bruno , rebbi atirhem ouakha d’aroumi  ( Que Dieu ait son ame , meme si c'est un chrétien ) m’avait appris mon métier de cavalier du garde forestier. Il m’avait appris également , comment vivre dignement de la foret , tout en respectant ses arbres et son gibier.  Oukezza ajouta que Mr et Mme Bruno l’aimaient bien, et que lui ne les avaient jamais déçus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oukaamoun hennissait, Oukezza se disait : yah, toukh iyyiss , (j’ai oublié le cheval ). Il se dirigea vers l’écurie et lui donna trois bonnes fourchées de paille et deux poignées d’orge, son repas de la nuit.&lt;br /&gt; Il rentra ensuite dans la cuisine en demandant si le manger était prêt, et Zinba, son épouse, lui répondit qu’on aurait déjà pu manger depuis longtemps. Il revint dans le salon, les bras chargés d’un aghessal (cuvette) et d’un moukraj ( bouilloire) contenant de l’eau tiède, pour le rituel lavage des mains avant de passer à table. Il apporta ensuite un gros tagine qu’il mit sur une table basse . Lorsqu’il souleva le couvercle, une forte odeur d’épices envahit  l’espace. Le tagine succulent et vaporeux contenait deux lièvres, accompagnés d’oignons et de raisins secs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oukezza restait à l’écart ,et encourageait de temps en temps, ses hôtes à manger. - tchat, m’rehba issoun  ( mangez donc !), tout en  s’excusant de ne pas pouvoir mieux les recevoir  qblat ghif ouna iouajden ( acceptez ce qui est disponible) . Puis il cria à nouveau : -  Ouadichan , biye aghroum , chassn imeden  ( sert le pain !)&lt;br /&gt;Le diner, préparé par Zinba Lehboub, l’épouse d’Oukezza, fut exquis. Il laissera sans doute l'un des meilleurs souvenirs à l’équipe médicale et au nouveau garde forestier.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-6368949569097266490?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/6368949569097266490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=6368949569097266490' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6368949569097266490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/6368949569097266490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/11/le-monde-de-aicha-bassou-18.html' title='Le monde de Aicha Bassou .  (18)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1242592831481194431</id><published>2008-11-18T11:40:00.001-08:00</published><updated>2010-09-27T11:19:10.594-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (17)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis en face du jeune garde forestier, Mimoun Oukezza lui apprenait à prononcer les noms amazighs des lieux et des sites existants dans le district de son commandement. Oukeza les récitait d’un ton chantant comme s'il les égrenait en caressant les cordes d’un Outar (guitare) de l’Atlas : Tizi N’Ighil, Iwerghissen, Akhdar, Ich N’Ifran, Moutfoud, Fzaz, Oudidi, Imin Taqat, Izza Athmane, Talat N’Ouaarab, Assaka……&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boujemâa qui avait la manie des cartes depuis son enfance, colorait en écoutant son cavalier les lieux de son district : les forêts de chêne ou plutôt ce qui en restait en vert, ce qui restait de cédraies en jaune clair, les sources et les oueds en bleu. Il traçait les frontières en rouge vif. Ce qui frappait le jeune responsable c'est la longueur ainsi que la variété des paysages de la haute Moulouya orientale. Les différentes régions colorées de la carte ,lui donnaient l’allure d’un tapis multicolore de Taznakht(petit village de la région de Ouarzazate). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oukezza, fils de la région n’était ni archéologue ni historien, et pourtant, il savait  que les noms des lieux, donnés par ses aïeuls , n’étaient pas des signes arbitraires. Ils racontaient leur naissance, situaient leurs sites, décrivaient leur aspect ou évoquaient leur histoire.&lt;br /&gt;Boujemâa avait trouvé que les sobriquets dont on affublait certains lieux étaient amusants : le mont Afoud N’Ammi Lahcen (montagne ressemblant au genou de tonton Lahcen), Tizi N’Ouazyiaou ( col du couffin), Iyenzer N’Oufouness ( narines de taureau) .….  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nulle forêt au monde, n’était aux yeux de Mimoun Oukezza ,aussi sacrée que celles de la Haute Moulouya Orientale. Aucune d’entre elles n’a abrité autant de saints : Sidi Yahya Ouyoussef, Sidi Abderrahman Ouyoussef, Si Boubker , Sidi Mohand Ousaid, Sidi Ahmad Oulmghani…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les montagnes escarpées et difficiles d’accès, celles d’Aghedou et celles des Ait Amar étaient des lieux pleins de symboles pour Mimoun Oukezza. Elles étaient le théâtre de faits d’armes contre l’occupant, elles rappellaient les guerres : tin Ou Nefgou , tin t'ghalline et tin Tzizaout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La carte qu’avait dessinée le garde forestier contenait pas mal de bleu : Assif N’Ouirin, Taghbalout N’Sidi Blal, Aqa N’Tatrout, Aghbalou Iyenzar N’Oufouness, Ighboula N’Moulouyt, Assif N’Ait Moussa , Aghbalou N’Lfiteh ... . &lt;br /&gt;Oukezza raconta la légende d’Aghbalou N’Lfiteh ( source de la révélation) , selon la croyance locale : «  celui qui jusqu’alors ignorait Dieu le connaitra désormais en buvant l’eau bénite de cette source. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Docteur Boufelja , en apprenant cette légende , s’adressa en rigolant à Mr Mimoun Oukezza en lui disant : &lt;br /&gt;- Il va falloir que tu emmènes ce kafer bellah ( mécréant ) de Chakor à Aghbalou N’Lfiteh.&lt;br /&gt;Et à tout le monde de s’esclaffer.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1242592831481194431?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1242592831481194431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1242592831481194431' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1242592831481194431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1242592831481194431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/11/le-monde-de-aicha-bassou-17.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (17)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4384759611218959714</id><published>2008-11-06T12:30:00.000-08:00</published><updated>2010-10-16T23:42:53.115-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (16)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Dans la cuisine Hajjou et Tassekourt étaient bien installées sur  ahedoun (couverture). Hajjou se dirigea lentement vers  almessi(réchaud ), prit la théière qui chauffait doucement sur les braises, remplit un verre et s’adressa à sa cousine.&lt;br /&gt;- Veux-tu du thé ?&lt;br /&gt;- Donnes m’en donc un verre.&lt;br /&gt;- Attention, c’est chaud ! Prévint Hajjou et elle se versa un verre pour elle-même.&lt;br /&gt;Hajjou but une gorgée, cala son verre au creux de ses mains et s' adressa à Tassekourt.&lt;br /&gt;- J’ai constaté que tu ne dormais pas la nuit.&lt;br /&gt;Tassekourt poussa un long soupir et répondit au bout d’un moment :&lt;br /&gt;- Je n’arrive pas à m’endormir, je reste allongée à penser à des tas de choses, et elle disait cela avec un air de désespoir. Ses beaux yeux noirs étaient brillants de larmes. Hajjou  constata que le chagrin réhaussait la beauté de Tassekourt.&lt;br /&gt;- Cesse de te tourmenter, à propos de la famille Oubaw !&lt;br /&gt;Elle posa son verre de thé sur une table basse. &lt;br /&gt;- Je ne sais quoi faire, murmura- t-elle, tète baissée.&lt;br /&gt;- La situation, comme l’avait dit Nana Aicha n’est pas désespérée, et crois moi, elle trouvera une solution.&lt;br /&gt;- Quelle solution puis je espérer ? Je suis jeune et faible et en réalité notre destin est ainsi fait. Regarde notre cousine Fadma Oulbouche, elle vit le calvaire après son mariage forcé avec Said Ouzdouz.&lt;br /&gt;- Ton père n’a vraiment pas de cœur, de vouloir envoyer ainsi une jeune fille, belle et « tamehroucht », dans une famille pareille, coupa Hajjou qui perdait son calme.&lt;br /&gt; Et, au fait, est ce qu’il est au courant  de ton opposition à ce mariage?&lt;br /&gt;- Je ne pense pas, répondit Taskourt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela, son père l’ignorait. Quand il rentra le soir de la fugue de sa fille, sa femme lui apprit qu'elle était partie voir sa grand-mère malade qui avait réclamé son aide. Il s’agit de nannass ( grand mère) de Tounfit.&lt;br /&gt; Elle savait que son mari, ne pouvait supporter que sa belle mère malade, venir chez lui, aussi ne fut elle pas surprise de l’entendre dire : toughzand  (tu as bien fait).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mère  de Tassekourt , qui savait que sa fille ne pourrait être que chez l’une de ses tantes, avait improvisé cette réponse pour éviter les foudres de son mari.&lt;br /&gt;Le silence se fit . Tassekourt inspira plusieurs fois pour reprendre haleine, puis  ajouta : &lt;br /&gt;- Ouallah ar houelkh bezzef. Bdikh inyer denb d’essekht n’loualdin d’yiouel n’oumghar! (ce qui me trouble le plus, c’est la peur du péché! je suis partagée entre la malédiction des parents et le mariage avec ce vieux.)&lt;br /&gt;- Adakh issameh Rebbi zi’lhaq loualdin ! (Que Dieu nous pardonne les tourments que nous causons à nos parents!) Cesse de penser à des choses pessimistes.&lt;br /&gt; De nouveau Tassekourt se mit à sanglotter comme une enfant. Ses larmes étaient grosses. Elles tombaient sur le dos de ses mains.&lt;br /&gt;Hajjou attira la tète de sa cousine vers elle et lui dit tendrement :&lt;br /&gt;- Il ne sert à rien de pleurer, cela ne peut que nuire à ta santé. Sèche tes larmes. « Adyamez Rebbi l’haq y’Oubaw ! (Que Dieu maudisse Oubaou !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle ajouta : « ne t’en fais pas, Dieu et la providence veillent toujours sur les désespérés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’autre salle Aicha Bassou discutait avec son cousin le rebouteux, elle dodelinait  de temps en temps de la tète en laissant échapper des aha yaha ( soupirs) nostalgiques.Les deux amghars parlaient du temps de jadis.  &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4384759611218959714?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4384759611218959714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4384759611218959714' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4384759611218959714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4384759611218959714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/11/le-monde-de-aicha-bassou-16.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (16)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4632776571306063848</id><published>2008-10-26T10:35:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T14:42:29.472-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (15)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Assis sous les chênes jumeaux centenaires et sacrés, ombrageant la source de Tighermine, Ouadichane se remémorait la discussion qu’il avait eu avec son père, il y a exactement trois ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son père, un grand fellah (agriculteur) de Taghzout, lui fit signe, et tous deux s’assirent sur le rebord d’un fossé.&lt;br /&gt;- Alors, ta décision est prise, tu te maries avec cette citadine ?&lt;br /&gt;Ouadichane, gêné, baissa la tête.&lt;br /&gt;- Oui, a bab, nighecht baada,(je te l’avais déjà dit). Je t’avais dit aussi que Souad ne pourra jamais se faire à la campagne. Elle ne peut pas vivre à Tounfit comme tu le suggères.&lt;br /&gt;- Ya, makh ? (pourquoi ?)&lt;br /&gt;- Ecoute a bab, songes que Souad a toujours habité la ville de Meknès. Changer de vie brusquement et venir vivre dans tamara d’oukhoub  (misère) de chez nous est un peu risqué.&lt;br /&gt;- Il n’y aurait  pas de misère, vous êtes deux  mouadafins (fonctionnaires ), deux mandats, en plus , Souadench (ta Souad) aurait  pour la guider tes  sœurs et tes cousines, est ce donc si difficile de s’y mettre ?&lt;br /&gt;- Je lui ai dit tout ça. Et je lui ai même dit que les français qui avaient vécu à Tounfit y avaient mené la belle vie. Je lui ai vanté la vie calme de la région , mais que veux tu, elle ne peut se résigner à quitter la ville.&lt;br /&gt;- Meydech tinikh amemi, ikhoubach ouadou. (je te plains mon pauvre fils), si elle t’aimait véritablement, elle te suivrait.&lt;br /&gt;- J’ai insisté, elle a menacé de rompre.&lt;br /&gt;- Eh bien il fallait rompre, ayahyoud,( espèce de fou). Ourkhessant toutmin à Tounfit. (Il ne manque pas de filles à Tounfit), belles simples et courageuses.&lt;br /&gt;- Ne parlons plus de cela mon père.&lt;br /&gt;- Tu as raison. N’en parlons plus, mais saches qu’à Meknès tu vas tirer la langue. Le loyer, les dépenses journalières …. La bas il faut avoir toujours le porte monnaie ouvert. Ton salaire d’infirmier fondra comme neige au soleil.&lt;br /&gt;Un mois après cette discussion, Ouadichane et Souad étaient mariés. Avec leur premier rappel, les jeunes infirmiers avaient célébré une cérémonie grandiose dans une salle de fête à Meknès.&lt;br /&gt;Personne de la famille du mari, n’avait assisté à la fête et ceci parce que Souad, quand elle était venue à Taghzout, avait laissé mauvaise impression chez les Ait Ouadichan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’était comportée de façon hautaine et orgueilleuse. Elle ne cessait de montrer de manière théâtrale, ses doigts boudinés, admettant difficilement des grosses bagues d’or, et quand elle mangeait elle entrechoquait exprès à chacun de ses gestes, les bracelets en or couvrant ses poignets. Et avec ses chaussures noires aux épais talons des années vingt, elle ne savait où mettre ses pieds comme s’il est déshonorant d’avoir un peu de terre sur les souliers. Souad, qui avait passé une seule nuit à Taghzout, ne cessait de dire aux sœurs et aux cousines de Ouadichane :&lt;br /&gt;-  Baz likoum ( je vous plains) , moi, si j’habitais Taghzout ou même Tounfit (chef lieu de la région), je mourrai d’ennui.&lt;br /&gt;Souad, la citadine née, ne vivait que par le côté extérieur et artificiel des choses. Cette évidence n’avait  pas échappé à la famille Ouadichane qui était défrisée par le comportement  de la future épouse de leur fils. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui le couple est dans une situation qui ne lui permet pas de joindre les deux bouts qu’à force de grands sacrifices. &lt;br /&gt;Après ce retour en arrière Ouadichane prit un temps, se leva , but dans le creux des mains ,comme au temps de son enfance l’eau fraiche et limpide d’Aghbalou.&lt;br /&gt;Un jeune paysan, derrière son âne transportant un chouari(Couffins) de poires tardives (tifirass) le salua. Sur sa route le brave fellah rencontra la vieille guérisseuse du village .&lt;br /&gt;- Khalti Tamhaoucht, ourt’ghezat chen tfirass ?(vous ne voulez pas croquer quelques poires ?) &lt;br /&gt;- Smi amemi, mani oukhssan ? (avec quelles dents , mon fils ?)&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4632776571306063848?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4632776571306063848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4632776571306063848' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4632776571306063848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4632776571306063848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/10/le-monde-de-aicha-bassou-15.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (15)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5382534052606104711</id><published>2008-10-21T15:08:00.000-07:00</published><updated>2010-09-23T17:40:59.159-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (14 )</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Toute la maisonnée de Aicha Bassou était au courant du problème de Tassekourt . &lt;br /&gt;Son père  Oujeghrour, un pauvre paysan, avait donné son accord oral pour son mariage en deuxième femme à Said Oubaw, un septagénaire,  père de plusieurs enfants , et cela sans son consentement.&lt;br /&gt;Elle savait peu de choses sur la famille des Ait Oubaw mais elle avait ouïe dire  que celle-ci avait mauvaise réputation et que Said Oubaw était fainéant, akemar (joueur) et aimait fréquenter tidial ( filles de joie).&lt;br /&gt;Elle avait appris tout cela d’une voisine dont les renseignements étaient sûrs. De plus, ses cousins et ses frères critiquaient souvent les Ait Oubaw dans leurs conversations. &lt;br /&gt;Toutes ces considérations faisaient que Tassekourt ne trouvait rien qui vaille à ce mariage. Mais, surtout, elle ne voulait pas quitter sa famille pour aller servir comme deuxième femme et comme bru dans une autre famille, surtout dans une famille semblable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sentait bien qu’elle ne pouvait rien faire d’autre qu’obéir à son père. Il était impossible pour elle de poser des questions sur cette affaire.&lt;br /&gt;Quant à sa mère, elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait compter sur son appui . Elle ne saurait la comprendre. Jamais elle n’avait eu d’autre volonté que celle de son mari. Elle écoutait en toute chose ce que disait Oujeghrour . Si Oujeghrour disait tbekhin (c'est noir) , alors tbekhin  (c'est noir) , jamais elle ne l’avait contredit d’un mot. Et pour elle, de toute façon, c’est le père qui devait décider du mariage  de sa fille. C’était une évidence pour elle, et " c’est comme ça au pays. Les générations d’avant avaient fait comme çela, les générations d’après devraient suivre". Elle ne cessait de lui répéter : &lt;br /&gt;- aynam tcha tawen’nza nem ayna . (c’est ton destin).&lt;br /&gt;Tassekourt n’avait pas achevé son récit qu’Aicha Bassou lui coupa la parole.&lt;br /&gt;- Ayelli, Oujeghrour et Fadma sont quand même tes parents. Ils ne peuvent marier leur fille à n’importe qui .&lt;br /&gt;- Mais tu devrais  savoir, khalti Aicha, que les Ait Oubaw ont beaucoup d’argent. Bennacer apporte chaque jour de souk un gigot d’agneau et une tadouart ( les abats) à mon père. Il connait bien sur son point faible, outchi ( la bouffe) . En outre mon père croit que Bennacer Oubaw , après le mariage, ne laisserait dans le besoin les parents de sa femme. Il ne cesse de dire à ma mère que ce mariage changerait notre vie. Bennacer aurait à sa charge notre pauvre famille : père, mère et mes trois soeurs. Il ne sait pas qu'il n'ya pas plus radin que les Ait Oubaw à Taghzout.&lt;br /&gt;Voilà la principale raison pour laquelle Tassekourt était venue chez sa tante Rabha,  pour lui demander de l'aide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir achevé son récit Tassekourt appuya la tète sur ses genoux et se laissa aller à pleurer d’une voix étouffée. &lt;br /&gt;En voyant sa cousine dans cet état, Hajjou mit son bras atour d’elle et la consola doucement. &lt;br /&gt;Il y avait un silence lourd et insupportable que Aicha Bassou a rompu.&lt;br /&gt;- La situation ne semble pas désespérée, nous pourrons trouver une solution…..&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5382534052606104711?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5382534052606104711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5382534052606104711' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5382534052606104711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5382534052606104711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/10/le-monde-de-aicha-bassou-14.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (14 )'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1838871489600471911</id><published>2008-10-15T14:43:00.000-07:00</published><updated>2010-09-27T11:25:10.264-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (13)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Ayant fini la consultation, nous sortions faire un tour dans les ruelles étroites de Tighermine. Nous croisions des femmes qui déhanchaient sous des fardeaux d’herbe et de luzerne. On entendit des claquements des sabots au tournant des ruelles. Des hommes menaient leurs ânes dont le chargement de bois mort ballotait à chaque pas. C’était l’heure du retour des champs et de la forêt. Les vaches de « taouala » entraient une à une dans leurs maisons. Elles connaissaient la route «  par cœur ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mulet de M'ha Ou Kousser transportait le dernier « zenbil » de fumier de la journée vers le verger d’Aicha Bassou. L’odeur de bouse de vaches était pénétrante. &lt;br /&gt;Près de la mosquée quelques personnes abordaient Boufelja et Chakor, ils leur posaient des questions et discutaient avec eux. Les gens, dans ces contrées, sont affables et cherchent le contact. Les Amazigh de l’Atlas se livrent facilement. Ils sont chaleureux et gais. Ce qui contraste franchement avec le climat de la région réputé froid et attristant.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Devant la seule boutique du village, une vielle femme, pliée en deux, peinait à ouvrir sa  takoumist ( bourse en tissu)  pour payer ses commissions. Elle avait les traits grossiers et le visage complètement  tatoué.&lt;br /&gt;C’était Mouna  Tamhaoucht, la guérisseuse et sorcière du village. Elle ne s’était jamais mariée, elle n’avait pas eu d’enfants. Tamhaoucht était une grand amie de Aicha Bassou qui croyait aveuglément en ses pouvoirs . Mouna Tamhaoucht était respectée pour sa « baraka ». Faute de médecins dans la région, sa clientèle était nombreuse. Elle voyait notre présence dans le pays d'un mauvais œil. Pour elle, la rougeole était le fait des puissances occultes, et les médecins ne pouvaient rien contre les ait rebbi ikhan ( les démons malfaisants).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la prière d’al asr nous montions à la maison du garde forestier, c’était là que nous devions loger pendant le restant de notre séjour à Tighermine. Nous prenions, par un temps maussade, le sentier qui montait en zigzagant vers la maison forestière qui était blottie sur une colline. Nous nous trouvions enveloppés d’un brouillard opaque à tel point qu’Ali Outemghart, que nous suivions, marchait au pas pour trouver sa route. Heureusement que le brouillard s’était dissipé avant  notre arrivée au haut de la colline.Un soleil pâle paraissait par moment.Lorsqu'il pleut et que dans le même temps il fait soleil;on dit dans cette région :&lt;br /&gt;"-Que c'est le loup qui se marie". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chakor, 82 kg pour 1m.60, gros fumeur,un citadin-né n’ayant jamais mis les pieds dans les régions escarpés, peinait à nous suivre . Il soufflait,  suait, et finit par arriver avec beaucoup de retard.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La maison de Bouâari était construite en pierre, elle possédait un étage avec une dizaine de  fenêtres mais, malheureusement, une bonne partie des tuiles avait été arrachées par les vents perpétuels qui soufflaient à cette altitude. &lt;br /&gt;Les chiens de garde de cette maison isolée aboyaient.  &lt;br /&gt;Boujemâa, le garde forestier nous attendait. Il devait avoir l’âge de Oudichane. Il portait sa belle tenue de service. Boujemâa était célibataire et venait d’être affecté à Tighermine. Il était accompagné de son ordonnance  Mimoun Oukezza.&lt;br /&gt;Il faisait chaud à l’intérieur, le poêle était bourré jusqu’à imi ( la gueule). Il brulait avec un grondement, tellement le tirage était bon. Un petit moteur électrogène donnait la lumière . L’ambiance était conviviale.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1838871489600471911?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1838871489600471911/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1838871489600471911' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1838871489600471911'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1838871489600471911'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/10/le-monde-de-aicha-bassou-13.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (13)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4327394187354205492</id><published>2008-10-05T11:56:00.000-07:00</published><updated>2010-09-23T17:20:21.772-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (12)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;La consultation médicale avait eu lieu dans une ancienne pièce en pisée. Les murs étaient un peu lézardés et  bombés par endroits  mais ils étaient solides quand même car ils étaient épais et les fondements profonds.&lt;br /&gt;De tous les coins de Tighermin, ils étaient venus, des femmes accompagnées de leurs enfants, malades et non malades, elles ne pouvaient laisser ces derniers seuls à la maison.&lt;br /&gt;Notre équipe médicale était vraiment débordée. Les femmes se bousculaient sur le pas de la porte. Elles parlaient à haute voix et criaient même.&lt;br /&gt;- « nekkine aydi zouarn » c’est moi la première)&lt;br /&gt;- - « ouhou,  nekkine » (non, c’est moi)&lt;br /&gt;- Mais non&lt;br /&gt;- Si, si….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je m’en vais, dit une autre, « berrakh douansen » (je n’ai pas besoin de leurs médicaments)&lt;br /&gt;Les infirmiers ne s’étaient pas laissés intimidés ; aidés par les trois jeunes volontaires qui avaient ramené les médicaments et le matériel médical de la voiture,  avaient réussi à mettre de l’ordre.&lt;br /&gt;Dr Boufelja avait enlevé son manteau et enfilé sa blouse blanche, insigne de sa fonction. Il essayait de se faire une idée précise de la situation. Il s'adressa aux deux infirmiers.&lt;br /&gt;- Commencez par compter les enfants atteints de rougeole et donnez la priorité à ceux qui toussent.&lt;br /&gt;Il y avait de nombreux gamins, tout rouges, légèrement vêtus de djellabas ou de gandouras, les jambes et les lèvres cyanosés par le froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouadichane et Chakor procédaient au triage. Au bout d’un moment, ils tendaient la liste des malades au médecin. Dr Boufelja  programma  alors une consultation de trois jours.&lt;br /&gt;La salle de consultation provisoire, bordait la petite place du village un  anrar (aire d'abattage). Quelquefois, des jeux (tighilt(lutte) tandoua(saut) quenyoufer(cache-cache.….) et des divertissements ahidous(danse) s’y déroulaient . De l’autre coté de la place, il y avait une petite mosquée sans minaret jouxtant la boutique et la maison du forgeron.&lt;br /&gt;Les vieux du village, enroulés dans leurs burnous d’hiver dont la trame était grossièrement tissée et rêche, passaient des heures entières  à se réchauffer au soleil dans la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rahou, aneghdim (le vilain petit garçon), s’était mis en tète de venir à la consultation. De temps en temps, quand la fantaisie lui en passait, il faisait des croche-pieds aux jeunes filles, pour le seul plaisir de les voir s’étaler sur le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A midi, une jeune fille vêtue d’amples itfessen(caftans), multicolores nous apporta à manger. Elle  portait sur la tète une tissouit(plat en doum ), contenant un tagine et trois pains chauds. Elle marchait tout doucement, et regardait en coin pour garder l’équilibre. C’était la fille d’un autre notable du village Said Ouamalich.&lt;br /&gt;L’odeur du tagine ntalfin(navet) au poulet local et du pain chaud, qui venait d’être tiré du four à main embaumait la pièce.&lt;br /&gt;Chakor dit : &lt;br /&gt;- L’hospitalité n’est pas un mythe ici.&lt;br /&gt;Ouadichane tout fier du comportement des siens, répondit : &lt;br /&gt;- Le même scénario devrait se reproduire dans chaque village de la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de l’après midi, Aicha Bassou nous amena son dernier petit fils, âgé de trois ans. Elle le portait sur le dos. Elle l’avait nommé Bennacer en mémoire de son mari  porté disparu en Indochine. Le petit avait le visage légèrement rouge et une toux sèche.&lt;br /&gt;A soixante dix ans passés, Aicha Bassou restait mère de ses petits enfants comme elle avait été celle de son fils unique Ali.&lt;br /&gt;Ouadichan l’avait fait entrer la première. Aucune des autres femmes qui étaient là avant elle n’avait rouspété.&lt;br /&gt; Aicha Bassou était crainte, jalousée mais aussi aimée à Tighrmin.&lt;br /&gt;On la craint parce qu’elle s’attachait à sa personne un charisme et un pouvoir mystérieux.&lt;br /&gt;Son père ayant été amghar(chef de tribu ), son mari militaire et son fils moqadem(agent d'autorité), on la considère comme étant elle aussi du makhzen.&lt;br /&gt;On la jalouse aussi parce que iouejed oughroummness (elle a  son pain de cuit). Elle touchait tous les trois mois une retraite, la pension de son défunt mari.&lt;br /&gt; Mais on aime aussi Aicha Bassou pour sa sagesse, sa droiture, ses arbitrages dans les conflits familiaux du village et aussi parce que, avec elle, il ya quelque chose «  à gratter », elle donnait toujours facilement à manger à ceux qui avaient faim. Et puis, elle aimait beaucoup les enfants , les siens et ceux des autres.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4327394187354205492?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4327394187354205492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4327394187354205492' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4327394187354205492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4327394187354205492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/10/le-monde-de-aicha-bassou-12.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (12)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5077110888768808300</id><published>2008-09-29T16:26:00.000-07:00</published><updated>2010-09-23T17:18:48.314-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (11)</title><content type='html'>&lt;strong&gt; Lancée sur son passé Aicha Bassou , ne donnait pas l'impression d’être prête  de s’arrêter. Said Ouadichane, l'écoutait religieusement : &lt;br /&gt;- Je suis née à Tghermine, une année que la mémoire locale n’oubliera jamais : l’année de  Tin Tzizaout: (une guerre contre l'occupant) .&lt;br /&gt;Benha Boulakhouad, le rigolo du village, me taquinait toujours en me disant : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Ta naissance Aicha a été un grand événement ! Elle a été saluée par le roulement des armes à feu, pas ceux d’une fantasia. Mieux ! Ceux d’une guerre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon cousin  le rebouteux, qui se rappelle de la journée de ma naissance comme si c’était hier , me disait : «  ce jour là, une fusillade a eu lieu tout près de notre village dans les montagnes difficiles d’accès d’Aghedou. C’était le commencement de la guerre entre l’armée de l’occupation et les hommes  du résistant téméraire Sidi El Mekki. Un massacre. Une hécatombe. Le nombre des iaarimen(jeunes) tombés dans le champ d’honneur se comptaient par dizaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon cousin ajouta : -«  Tu as failli naitre dans le cimetière de l’Igherm(village) , il s’en était fallu de peu .&lt;br /&gt;Ta mère, paix sur son âme ! , avait eu « Oqdi3 » (les contractions de l’accouchement) au moment où elle participait aux cotés des femmes de l’Ighrem à la cérémonie macabre « Ouiyha ». Au moment où les pleurs et les cris «  awa hay » atteignaient leur paroxysmes, les contractions s’étaient accentuées.&lt;br /&gt;Le destin m’avait épargné ce désagrément. Tourhimt n'mma(ma défunte mère) avait eu juste le temps de me déposer sur une peau de mouton dans la maison la plus proche du cimetière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes parents étaient des gens comme on en fait plus, tous les deux d’une forte carrure. Une sélection de la nature. J’étais la troisième d’une fratrie de cinq enfants, un garçon et quatre filles, sans compter les morts en couches.&lt;br /&gt;Mon père était passé maitre aux champs et à l’écurie. Il cultivait lui-même ses terres, donnait à manger aux bêtes. Il buvait le lait de ses chèvres et on ne l’avait jamais vu aller au souk avec un sac sur l’épaule pour acheter le blé. Il entretenait avec beaucoup de zèle son Iyyiss(son cheval), c’était sa fierté. Il faisait partie des valeureux cavaliers de Taqbilt (tribu). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aicha Bassou se plaisait à évoquer cette époque. Elle continua : Après le décès accidentel de mon frère et le mariage de toutes mes sœurs, mon père m’accordait tout son temps libre. Jamais il ne revenait des champs ou de la forêt sans s’informer d’abord à mon sujet. Il m’avait appris, que Dieu ait son âme, à marchander au souk, à m'occuper de l' élevage des ovins, à manier le fusil "Bouchfer" avec dextérité. Il avait fait de moi une cavalière hors pair. Il m’avait appris à rivaliser avec les meilleurs cavaliers de la région. J’avais participé à des fantasias régionales, à Tizi N’Imneyn chez les Ait Ayach et à Igr N’Jamaâ à Aghbala ,chez les Ait Soukhman. Dans  Tassrebt  (l’équipe de cavaliers) des Ait Bassou  , il y avait toujours à côté de moi mon futur mari, le père de Ali . Nous étions jeunes et beaux, j’avais à cette période l’âge de Tasekourt  . J’avais moi aussi, la même taille fine à cet âge, les mêmes cheveux châtains et la même ardeur de vivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aicha marqua une pause et soupira profondément avant de continuer : mon père n’avait jamais fait de différence entre les garçons et les filles. J'ai appris avec lui à m’imposer  au nez et à la barbe de la gente masculine.&lt;br /&gt;Quant à ma mère, elle me chérissait également, elle avait fait de moi la fille laborieuse:Tamhrouchte,maitrisant les travaux ménagers et ceux de la laine. &lt;br /&gt;J’ai eu leur bénédiction. « Ahn’Irhem rebbi !que dieu ait leur âmes! »&lt;br /&gt;Il y avait dans le vent léger, qui soufflait sur Tighrmine, l’odeur du fumier que M’Ha transportait au verger.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5077110888768808300?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5077110888768808300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5077110888768808300' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5077110888768808300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5077110888768808300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/09/le-monde-de-aicha-bassou-11.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (11)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-3897632985725225802</id><published>2008-09-26T14:55:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T05:14:38.839-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (10)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les jeunes filles sortirent. Elles traversèrent la cour pour vaquer à leurs tâches domestiques habituelles. Tasekourt, en fille laborieuse ( tamehroucht ), aidait au ménage  depuis son arrivée chez Ait Bassou, il y a environ une semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque matin, tasekourt  s’installa  près de l’unique vache d’Aicha Bassou . Une belle vache au poil roux, de race locale, et faisait habilement gicler un lait mousseux dans un sceau de zinc.&lt;br /&gt;Hajjou, ramassait les œufs du jour et allait chercher l’eau de l’aghbalou (source), se situant à quelques centaines de mètres de la maison.&lt;br /&gt;L’aghbalou de tighermin est unique, c’est une source abondante, intarissable, elle alimente plusieurs ruisseaux en aval. L’eau est limpide et glaciale. Elle a le gout de la roche et de la terre de la chaine montagneuse Ayachi-Moaskar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enfant de deux ans sur le dos, Rabha mettait Toumlilt sur l’almessi et préparait Bouchiyer(sorte de crêpe) pour le petit déjeuner.&lt;br /&gt;Ouadichen parut au seuil de la chambre où il avait passé la nuit avec ses amis. Il devait avoir l’âge de M’Ha Oukousser , la lumière  du jour mettait en évidence son visage  osseux  avec un menton creusé d’une fossette que sa lame de rasoir habituelle " minora " ne parvenait jamais à raser tout à fait. Il portait une veste en cuir usée,  achetée d’occasion à la  joutia (  marché aux puces), l’hofra de Midelt. Il se dirigea, vers Aicha Bassou qui discutait avec son fils Ali, le programme du jour. Il leur souhaita la bonne journée, baisa la main de Aicha avant de s’assoir sur une souche près d’eux.&lt;br /&gt;- Lequel des Ait Ouadichan est ton père ?lui demenda la vieille femme.&lt;br /&gt;- Bennacer , paix sur son ame !&lt;br /&gt;- Je ne l’ai pas connu, par contre, j’ai bien connu son frère Feu Lahcen. Il était l’ami d’armes de l'ourhim (défunt)  Said Oualibou, le père de mon fils Ali.&lt;br /&gt;Said Oualibou, le mari de Aicha Bassou, était porté disparu, dans les années 50-54 en Indochine.&lt;br /&gt;Said Oualibou et Bennacer Ouadichane furent partie " des indigènes " qui s'étaient battus pour la France, mais que l’on a oubliés aujourd'hui.&lt;br /&gt;Aicha et son fils gardaient de cet épisode de leur vie des souvenirs douloureux. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-3897632985725225802?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/3897632985725225802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=3897632985725225802' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3897632985725225802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3897632985725225802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/09/le-monde-de-aicha-bassou-10.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (10)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-3626989337673743160</id><published>2008-09-22T16:50:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T09:23:02.281-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (9)</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Assise sur un bout de tronc de chêne, Aicha Bassou préparait, dans la moitié d’une ancienne tazleft (plat en bois), le repas pour son fidèle chien : Meksaou un Aidi (berger de l’Atlas), bon gardien de troupeau, un brave chien. Meksaou était aussi usé par le temps que sa maitresse. Il était tout content devant son plat d’ilemen (son) et remuait sa queue pelée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brusquement, un cri énorme s’éleva tout près d’elle. Elle sursauta. C’était ashorod (braiment) de son âne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alatif, aaoudou billahi min chitan rajim ! (je me fie à Allah, contre satan le maudit !). Et s’adressant à son âne&lt;br /&gt;- Tssekert meden aya ghendour ! (tu as réveillé les gens, espèce de tocard !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres ânes répondirent beaucoup plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la chambre attenante à la cuisine, Rabha  réveilla sa fille Hajjou et sa nièce Tasekourt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes si intimes toutes les deux que vous n’avez pas arrêté de parler toute la nuit.&lt;br /&gt;Effectivement, les deux jeunes filles avaient passé presque toute la nuit à discuter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assises dans un coin douillet près d’almessi , une lampe à carbure accrochée à une poutre en bois, projetait sa lueur sur leurs beaux visages. Hajjou qui savait dans quelle humeur se trouvait Tasekourt faisait exprès de la taquiner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il ya quelques mois, on te critiquait pour ta gaieté exagérée. Maintenant, tu peux rester des heures silencieuses, perdue dans tes réflexions, kissi meydem ijran (dis-moi ce qui ne va pas).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tasekourt sentait la plaie de son cœur se rouvrir douloureusement. Elle poussa une profonde tikht(soupir).&lt;br /&gt;Hajjou se rapprocha d’elle et la pris par achdad (pan) de sa couverture et lui dit d’une voix douce :&lt;br /&gt;- Touda, Touda ! (son vrai nom)&lt;br /&gt;Un oui confus, lui parvint en guise de réponse, suivi d’un autre grand soupir&lt;br /&gt;- Pourquoi tant de soupirs ? Aurais-tu une peine de cœur ?&lt;br /&gt;- Je n’ai rien, répondit Tassekourt. Elle resta un bon moment silencieuse, puis, murmura :&lt;br /&gt;- Toufi l’mout dounit (je pense qu’il serait préférable pour moi que je meure).&lt;br /&gt;Et toute la nuit, Tasekourt raconta à sa cousine la principale raison pour laquelle son humeur s’était assombrie. Elle lui avait détaillé, ses préoccupations et le problème qui rongeait son cœur et qui l’avait poussé à fuguer de Taghzout.&lt;br /&gt;Hajjou était touchée, elle s’efforçait de présenter un visage souriant et, à un moment, attira sa cousine vers elle. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au réveil, les paroles de Tasekourt continuaient à résonner dans ses oreilles. Hajjou comptait, après le départ des hôtes, rapporter les propos pleins de deséspoir de Tasekourt à sa grand-mère Nana Aicha. Elle était presque certaine que Aicha Bassou intercèderait en sa faveur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors le ciel était gris et blanc, et on entendait les  iqajoun (corneilles) croasser au dessus des maisons de Tighermine.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-3626989337673743160?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/3626989337673743160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=3626989337673743160' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3626989337673743160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3626989337673743160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/09/le-monde-de-aicha-bassou-9.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (9)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-3133825187901795103</id><published>2008-09-15T14:07:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T05:09:11.533-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha  Bassou . ( 8 ) .</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le lendemain, Aicha Bassou s’éveilla la première. Avec l’âge, le sommeil s’amenuise. Ce matin tombait une pluie fine et froide, mais si peu abondante que certainement le sol restera sec et qu’il y aura demain  autant de poussière qu’hier.&lt;br /&gt;Aicha se dirigea tout droit vers l’autre côté de la maison où il y avait encore une petite cour, au milieu de laquelle il y avait tazribt (un enclos).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jouxtant la petite cour, une chambre  d’où sortait justement M'ha Oukousr : un jeune d’une trentaine d’années bien bâti. C’était l’homme à tout faire de la maison, l’homme le plus proche de Aicha, après son fils Ali. C’est avec M'ha que Aicha discutait de tout.&lt;br /&gt;M'ha , fils adoptif d’une cousine de Aicha , avait comme la majorité des gens en montagne appris tout seul le métier de la terre. Il s’occupait du verger familial, soignait les animaux et engraissait le beau troupeau de moutons que Ali Outamghart préparait pour L’Aid akhatar(la fête du  mouton).&lt;br /&gt;Il les vendait à Azaghar (plaine). Cette activité faisaitt chaque année des rentrées respectable pour la famille  des Ait Bassou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aicha, après la mort de son père et de son mari, veillait au grain, elle organisait la vie ménagère, mais dirigeait aussi les affaires et les activités agricoles.&lt;br /&gt; La vieille femme, ordonnait à M'ha Oukousr la tâche de la semaine, faire transporter  le fumier stocké depuis le dernier été  de l' abedouz (amas de fumier)  au verger familial, et ceci avant l’arrivée des premières pluies. Tout en écoutant les directives de la vieille femme, M'ha hochait de la tête respectueusement.&lt;br /&gt;- achi âaoun rebbi (que Dieu t'aide).&lt;br /&gt;Aicha lui souhaita bon courage et prit congé de lui. Elle alla vers la volaille. Ifouloussen (les poules)venaient en courant vers la vieille femme, qui les appelait en poussant des " koulou, koulou"  pour la béquetée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hôtes dormaient encore d’un sommeil épais. Les thoutliouines (brochettes de foie)  et les quartiers du bouc embrochés et rôtis à la braise, servis durant le diner, avaient alourdis les corps. Le menu était excellent. Le Docteur Boufelja et l’infirmier Chakor l’avaient savouré avec d’autant de plaisir que c’était le repas de la vieille tradition amazigh qu’ils mangeaient pour la première fois.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-3133825187901795103?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/3133825187901795103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=3133825187901795103' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3133825187901795103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/3133825187901795103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/09/le-monde-de-aicha-bassou-8.html' title='Le monde de Aicha  Bassou . ( 8 ) .'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-506813933130854544</id><published>2008-09-07T14:38:00.000-07:00</published><updated>2010-09-30T15:47:25.807-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (7)</title><content type='html'>Depuis notre arrivée, dans les autres pièces de la maison, ce n’était qu’un remue ménage et va et vient.&lt;br /&gt;Aicha Bassou montait dans tanessrit  (la chambre de l’étage), pour chercher les ustensiles à thé. Elle avait sorti d’une commode en bois, une belle théière et des verres multicolores dont personne n’avait usé depuis plusieurs mois. Dans les dessins de la théière et ceux des verres, la poussière s’était mise formant une croûte noire.&lt;br /&gt;Aicha ouvrit la petite fenêtre d’au dessus de tariyaht (patio) et appela en direction de la cuisine.&lt;br /&gt;-« Manikount? » ( où est ce que vous êtes?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux adolescentes inséparables hajou , la petite fille de Aicha et tassekoutrt, sa protégée, montaient en courant.&lt;br /&gt;- Prenez le service à thé et rincez-le à l’eau bouillante, faites vite. Et dites à Rabha , sa bru, de préparer tassendout ( le beurre du jour) aux invités. Et n’oubliez pas de donner un peu de petit lait du jour à Rkia Assou .&lt;br /&gt;La vente des produits laitiers était une honte à Tighermine. Aicha offrait le petit lait en surplus aux voisins qui n’avaient pas de vaches à traire. Comme c’est le cas de Rkia Assou, la mère de Rahou et de Talebicht. Rkia a eu une pauvre vie où les déboires succédaient aux maladies, la malchance à la guigne. Les Ait Bassou la surnommaient Tanaimalt(porteuse de poisse) . Elle a été mal mariée plusieurs fois et ses enfants de plusieurs lits poussent comme ils peuvent. Rkia venait d’accoucher pour la neuvième fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On allait servir le thé, Talebichit avait mis la petite table basse. Ali Outemghart, le maitre des séants, confortablement assis sur une peau de mouton, près du vieux N'barch préparait le thé. Il accomplissait soigneusement le rituel pour honorer ses hôtes. L’odeur de  chiba  (absinthe) parfumait la salle. Au mois de novembre, la menthe n’a pas eu encore le temps de pousser dans ces contrées. Tassekourt, apportait un grand plat en terre cuite contenant une bonne pile de baghrir (crêpes) toutes chaudes et un grand bol de miel et de beurre fondu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tassekourt était très jolie. Elle avait des masses de cheveux. Ils étaient châtains, rassemblés sous une tassebnit de couleur jaune grenat noués dans la nuque. Lorsqu’elle les dénouait, ils tombaient à ses hanches. Elle avait une bouche fine et une belle taille. " taqmout oubouri , tiddi n’temlalt ", disait l’izli ( bouche fine et taille de gazelle).&lt;br /&gt;Le vrai nom de la jeune fille était: Touda , son surnom lui venait de sa belle démarche de perdrix (tassekourt).&lt;br /&gt;Ouadichan , fixait les belles chevilles de tassekourt, c’est aux chevilles que les berbères de l’Atlas jugeaient la beauté des femmes . Les grand mères, conseillaient d’ailleurs aux jeunes filles des recettes à base d’aristoloche (berreztem) pour avoir de belles chevilles.&lt;br /&gt;Chakor fixait la jeune fille des yeux jusqu’à en loucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boufelja, Chakor et Ouadichan, trempaient les crêpes dans le bol de beurre et de miel et mangeaient avec grand  appétit. Les deux étrangers de la région s’étonnaient de cette cordiale hospitalité .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-506813933130854544?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/506813933130854544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=506813933130854544' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/506813933130854544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/506813933130854544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/09/depuis-notre-arrive-dans-les-autres.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (7)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-7775824972662345247</id><published>2008-09-02T14:27:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T16:35:56.580-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou .(6) .</title><content type='html'>Aicha Bassou, aidée d’une jolie petite fille, qu’elle appelait TALBICHT  (Petite crème),  répandaient d’autres tapis sur le sol pour nous faire honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Talbicht , nous disait elle,  est la fille de nos voisins. C’est la sœur cadette de Rahou. Elle n’a rien à voir avec ce bandit.&lt;br /&gt;" Talbicht je l’adore, je n’ai jamais eu le courage de la gronder ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne femme nous installa prés de N'barch, autour d’Almessi (Fourneau). Nous étions sales, éreintés par le voyage, transis par le froid. Dr Boufelja et Chakor étaient totalement dépaysés.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le pas de la porte se profilait la silhouette du Moqqadem, Ali Outamghart(de la vieille), le fils unique de Aicha et de Said  ou Alibou porté disparu en Indochine. Après la naissance de Ali, Aicha était demeurée inexplicablement stérile en dépit de multiples recettes réchauffantes, et de pèlerinages  aux divers saints de la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La quarantaine passée, Ali était d’une corpulence osseuse respirant la santé. Un visage rond, avec un collier de barbe noire et la peau tannée. Il était vétu d’un burnous beige et d’une gandoura marron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ali, qui attendait notre arrivée, nous salua, nous souhaita la bienvenue et nous tranquillisa sur notre voiture laissée au bout de la piste praticable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-7775824972662345247?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/7775824972662345247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=7775824972662345247' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/7775824972662345247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/7775824972662345247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/09/le-monde-de-aicha-bassou-6.html' title='Le monde de Aicha Bassou .(6) .'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1010357453684236153</id><published>2008-07-24T11:29:00.000-07:00</published><updated>2010-09-30T15:39:16.185-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (5) .</title><content type='html'>N’Barch Oubassou était rebouteux. Ouadichane l’a immédiatement reconnu.&lt;br /&gt;Ce vénérable vieillard dit-il en s’adressant à ces deux compagnons, est le rebouteux de la haute Moulouya. A Tighermine et dans les communes voisines de Tounfite, chacun connaissait le don de N’Barch, " don " qu’il aurait reçu de sa mère Tagourramte  (la sainte) n’Ait Ali Oubrahim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Ait Ali Ou Brahim sont, selon la tradition orale, une famille de guérisseurs et de rebouteux qui avait soigné, depuis des siècles, des centaines et des centaines d’accidents allant de la petite entorse à la fracture ouverte. J’ai entendu dire beaucoup de bien de ses interventions dans les fractures des membres. Il remettait avec des gestes innés les os ou les articulations brisés bout à bout. Il était doué d’une habileté extra-ordinaire pour réduire les luxations.&lt;br /&gt;Il sillonnait toute la région à dos de mulet, il était chez lui partout.&lt;br /&gt;N’Barch respectait la règle fondamentale du " possesseur du don ". Il devait toujours l’exercer aussitôt qu’on le lui demandait et pour qui que ce fut, et surtout  il ne devait jamais recevoir d’argent comme prix de ses soins.&lt;br /&gt;Le Dr Boufelja restait bouche bée devant cette sage " déontologie orale " des ancêtres de N’Barch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenu très vieux, N’Barch était pris en charge par la famille très soudée des Ait Bassou. Aicha Bassou , qui n’était pourtant qu’une cousine lointaine de N’Barch   ylliss n’memmiss n’aamiss  ( cousine issue issue de germain), s’occupait très bien de lui.&lt;br /&gt;A Tighermine l’inter-générationnel est présent, et un vieillard, il faut bien le souligner, ne rejette jamais un autre vieillard comme c’est le cas ailleurs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1010357453684236153?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1010357453684236153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1010357453684236153' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1010357453684236153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1010357453684236153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/07/led-monde-de-aicha-bassou-5.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (5) .'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1800848259775097060</id><published>2008-07-20T08:58:00.000-07:00</published><updated>2010-10-17T00:27:34.463-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . ( 4)</title><content type='html'>Aicha Bassou , grande femme, se tenait aisément debout  malgré son âge avancé. Elle se coiffait, d’une tassebnit noire ( foulard épais), grossiérement parcourue de rayures oranges.Son corps maigre était couvert d’une tahandirt qu’elle retenait par une large épingle à nourrice.&lt;br /&gt;        Elle nous souhaita la bienvenue, en souriant.&lt;br /&gt; -M’rahba issoune, kchmate.(soyez les bienvenus ,entrez ).&lt;br /&gt;         Dans le pays berbère, laisser les hôtes attendre  plus qu’il  ne convient dehors est une incorrection grave . Expliqua Ouadichane aux étrangers de la région .&lt;br /&gt;   -Assamid nekh  day rezza imsmare (Le froid de chez nous casse les clous).&lt;br /&gt;           Effectivement, la majesté de ses montagnes n’a d’égale que la rigueur du climat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        La maison d’Aicha Bassou est une demeure hospitalière. Elle avait toujours &lt;br /&gt;été Takhamt n’taam (la demeure de la nourriture).&lt;br /&gt; Depuis son défunt père qui était  l’amghar de la tribu, l’un des grands notable des Ait Yahia, non par une charge sociale . Il ne savait pas lire , personne ne savait lire à son époque à Tighermine, et même aujourd’hui encore, personne ne sait lire dans ses contrées à part le taleb !&lt;br /&gt;       Aicha, était enchantée de voir sa  demeure continuer  à recevoir des  gens du makhzen. C’était un honneur,  auquel toute la parenté des Ait Bassou  restait sensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Ali  Outamghart, le fils unique de Aicha, devenu moqqadem depuis quelques semaines, allait éclater de vanité.&lt;br /&gt;          Après avoir traversé une grande cour, Aicha nous recevait dans une  vaste pièce rectangulaire  en pisé. Le toit était en troncs de cèdres , les seuls ouvertures : une porte, de minuscules fenêtres et une Tinibba ( un trou de fumée au plafond d’où jaillissait un rayon de lumière).&lt;br /&gt;          Un  grand sandouk(coffre) en bois représentait tout le mobilier . Dans un coin, la richesse de la famille : une haute pile de couvertures de laine et des tapis.&lt;br /&gt;       Aicha nous présentait  N’barch Ou Bassou , un petit vieux emmitouflé dans son burnous, recroquevillé au font de la pièce .Il était assis sur un tapis  rouge grenat. &lt;br /&gt;       Dans  l’ almessi  brulait un véritable tronc  de Takka qui dégageait une odeur Agréable.Dans l'écurie les animaux soufflaient dans leur mangeoires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1800848259775097060?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1800848259775097060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1800848259775097060' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1800848259775097060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1800848259775097060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/07/le-monde-de-aicha-bassou-4.html' title='Le monde de Aicha Bassou . ( 4)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5454802919937931803</id><published>2008-07-12T10:09:00.000-07:00</published><updated>2010-09-25T04:47:21.312-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou . (3)</title><content type='html'>Tout petit, en compagnie de ses amis, Ouadichane errait et patrouillait  à longueur de journée, entre les arbres et les champs de blé et de mais à la recherche des œufs de perdrix. Il cherchait les nids de pigeons, d'alouette et de moineaux.&lt;br /&gt;Leur seul jouet était le lance pierres avec lequel ils envoyaient des cailloux sur les oiseaux . C’était des moments délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’entrée du village, au bord d’un ruisseau, qui serpentait au pied d’un rocher, une bergère qui devait avoir l’âge de Rahou était assise entourée de maigres moutons qui broutaient de l’herbe sèche. Elle portait Tahandirt (une couverture blanche) spécifique à la tribu Ait yahya . &lt;br /&gt;Dans ces montagnes du haut atlas oriental les femmes de chaque groupe ( Ighess ) portaient des couvertures de couleurs différentes. La jeune fille nous souriait.&lt;br /&gt;Les Ait Yahya qui habitent cette enclave montagneuse, comptaient pour les populations les plus isolées du haut Atlas oriental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre guide s’arrêta devant une bâtisse qui ne manquait pas de beauté. La maison d’Aicha Bassou dominait, d’un étage, les autres maisons du douar. Avec sa fière simplicité, elle prenait l’air important d’un petit Ksar.&lt;br /&gt;La nuit, commençait déjà à tomber quand nous arrivions devant la demeure du Moqadam.&lt;br /&gt;Rahou tapait avec ses deux petites mains , sur la grande porte entrouverte et criait :&lt;br /&gt;“  Khalti Aicha Bassou ;&lt;br /&gt;  Khalti Aicha bassou, Meden N’tmdint  “&lt;br /&gt;     (Tante Aicha bassou, ce sont les gens de la ville)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dr boufelja mit une pièce dans la main du petit. C’était peut être la première pièce d’argent que Rahou recevait, il était surpris et très content. Il la mit dans son Agounoun (capuchon).&lt;br /&gt;Dans ces contrées  les enfants ne connaissaient pas d’argent de poches. Et d’ailleurs, Les poches de leurs parents étaient désespérément vides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;SCRIPT type="text/javascript" SRC="http://www.1tpe.com/pubJSban.php?af=younym"&gt;&lt;/SCRIPT&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5454802919937931803?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5454802919937931803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5454802919937931803' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5454802919937931803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5454802919937931803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/07/le-monde-de-aicha-bassou-3.html' title='Le monde de Aicha Bassou . (3)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-8009123887487357698</id><published>2008-07-09T14:41:00.000-07:00</published><updated>2010-09-30T15:33:10.792-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou  (2)</title><content type='html'>De là haut, l’œil embrasse l’immensité de la vallée qui sépare la chaine Ayachi- Moasker des montagnes du moyen Atlas.&lt;br /&gt;Bouflja et Chakor, s'extasiaient devant la beauté unique du paysage fait de montagnes multicolores: ocre et vert, les plus lointaines à l'horizon prenaient à cette heure de la journée une couleur orangée. Bouflja dit : &lt;&lt; on se sent  infiniment petit devant la nature souveraine! &gt;&gt;&lt;br /&gt;Il faisait un froid de canard.&lt;br /&gt;Le petit Rahou N’Tkriroute marchait devant nous pour nous indiquer le chemin.&lt;br /&gt;Ouadichane de plus en plus souriant, nous déclara :&lt;br /&gt;-Mes Amis, vous allez  faire connaissance, ce soir,  avec une campagnarde dont tout le monde loue la sagesse . J’ai entendu parler de Aicha Bassou depuis mon  bas âge, sa  renommée dépasse la frontière de sa tribu. Elle est  ici  comme l’Amghar de l’endroit (chef de tribu), très écoutée par la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en parlant nous suivions le gamin, sur le fond d’un oued sec . Nous marchions sur des galets des deux cotés du sentier , des murettes entouraient des champs de maigres cultures de subsistances : mais, orge,navets, luzerne ….&lt;br /&gt;Après quelques minutes de marche, nous arrivions enfin à Tighermine. C’est un pittoresque village du bout du monde.Tighermine est juché sur un piton autour d’une forteresse, constituant autrefois un moyen défensif. Les maisons de Tighermine étaient construites en pisé et en bois de cèdre. Le village était entouré d’une végétation rabougrie faite d’arbustes solidement campés, aptes à résister à la neige et aux grands froids.&lt;br /&gt;Ouadichane enfant du pays connaît bien les secrets et les merveilles  de ces forêts.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-8009123887487357698?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/8009123887487357698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=8009123887487357698' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8009123887487357698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8009123887487357698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/07/le-monde-de-aicha-bassou-2.html' title='Le monde de Aicha Bassou  (2)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1536892845997790097</id><published>2008-07-05T10:37:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T11:34:39.880-07:00</updated><title type='text'>Le monde de Aicha Bassou. (Nouvelle)    1  .</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SG-zUzN1tcI/AAAAAAAAATk/1jfFxXGl-eo/s1600-h/montagne-village-mont-vue-amssakou-5210.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SG-zUzN1tcI/AAAAAAAAATk/1jfFxXGl-eo/s320/montagne-village-mont-vue-amssakou-5210.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219587663072703938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous montions, derrière l’infirmier, Said Ouadichane, la piste rocheuse, étroite et glissante qui grimpe sur le plateau. Nous étions une petite équipe médicale:un médecin et deux infirmiers pratiquant à l'hôpital régional de Midelt. Nous allions par cette journée de novembre  consulter les enfants atteints de bouzougagh (rougeole) dans le village enclavé: Tigharmine, un coin perdu de la haute Moulouya orientale.&lt;br /&gt;Notre arrivée a été saluée par une volée de coups de pierres! Docteur Bouflja ne cachait pas son inquiétude.&lt;br /&gt;- Les gens n’ont pas l’air commode ici, qu’est ce que nous  allons bien pouvoir faire ?&lt;br /&gt;- Vous allez les aimer, répondait tout simplement Ouadichane ,originaire de taghzout, un petit village attenant à Tigharmine.&lt;br /&gt;- Aimer ! s’exclama l'infirmier Chakor,.&lt;br /&gt;Comme s’il avait le pouvoir de révolter les forces malfaisantes, une ruée de pierres nous enveloppa.&lt;br /&gt;Là haut, un petit gamin de rien du tout , barbouillé, loqueteux et les joues en flammes nous  lançait des cailloux.&lt;br /&gt;Dressé sur une colline, face à nous, il semblait prendre la responsabilité  de ses actes  ne cherchait ni à se cacher ni à fuire.&lt;br /&gt;Et le grand Ouadichane souriant, sa casquette rejetée en arrière, montait le premier avec la sérénité de quelqu'un qui recevait des dattes  et du lait un jour de fête. &lt;br /&gt;Les cailloux continuaient à pleuvoir. Ils nous rasaient, nous frôlaient, sifflotaient à nos oreilles sans nous atteindre.&lt;br /&gt;Oudichane parlant la langue du petit, lui lança : « mayde  da teggad aya naghdim ? tedide adakh temrzde ! » (arrête espèce de gredin  , tu risques de nous blesser).&lt;br /&gt;Arrivé face au gamin Ouadichane lui sourit et lui demanda: - espèce de petit bandit connais-tu la maison  du  mkaddem ?&lt;br /&gt;Le jeune homme, qui pouvait  bien avoir douze ans, s’attendait à recevoir autre chose qu’un sourire, poitrine haletante, reniflant avec force et déclarait.&lt;br /&gt;-Si je la connais ! C’est la maison de notre voisine  khalti  Aicha Bassou,  l’amkaddem  Ali outamagharte  est son fils. Il habite chez elle.&lt;br /&gt;-Et bien ! Veux tu nous indiquer le chemin ?&lt;br /&gt;-Vous n’avez qu’à me suivre……….&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1536892845997790097?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1536892845997790097/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1536892845997790097' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1536892845997790097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1536892845997790097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/07/le-monde-de-aicha-bassou-nouvelle-1.html' title='Le monde de Aicha Bassou. (Nouvelle)    1  .'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SG-zUzN1tcI/AAAAAAAAATk/1jfFxXGl-eo/s72-c/montagne-village-mont-vue-amssakou-5210.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-8307518076774138815</id><published>2008-06-29T12:58:00.000-07:00</published><updated>2008-07-05T10:46:38.922-07:00</updated><title type='text'>Hommage au Dr Maxime Rousselle .</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SGfqBhy-a7I/AAAAAAAAASs/JWYh5KW54mc/s1600-h/Scan1.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SGfqBhy-a7I/AAAAAAAAASs/JWYh5KW54mc/s320/Scan1.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217396005304953778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je tiens aujourd’hui  à rendre hommage sur mon blog avec respect et considération à une immense personnalité qui a rendu et rend toujours des services éminents à notre pays. Il s’agit de mon grand ami le DR Maxime Roussel vivant aujourd’hui à Talence en France&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cher ami et confrère, je n’estime pas avoir  le talent suffisant pour que ce simple message soit à la hauteur de votre personne &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour parler objectivement de votre carrière de médecin et d’écrivain au Maroc, c’est une biographie qu’il faudrait écrire  et cela me semble relever du travail d’un professionnel de l’écriture. De toute évidence, mon billet sera très insuffisant. Il ne peut englober votre riche carrière de longue haleine au Maroc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1951, à la fin de vos études de médecine, vous avez demandé à servir dans un poste de bled plutôt qu’en ville. Au moment où vos camarades de promotion avaient choisi de s’installer en privé, vous rentrez dans la santé publique. La fortune ne vous intéressait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous dites dans le préambule de votre bouquin intéressant «  le médecin du bled » :  «  je me sens incapable de demander de l’argent à des gens pauvres, malades de surcroit. Au moins à la santé publique, je n’aurais pas à tendre la main pour vivre. «   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous ajoutez :  «  si à défaut de se remplir les poches on s’enrichit l’âme, n’est ce pas la meilleure façon de vivre ?   » Quelle leçon d’altruisme et d’oubli de soi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous étiez affecté à Tounfite et vous vous étiez voué corps et âme à votre vocation de médecin. Vous aviez œuvré avec des moyens de bord aidé par un aide soignant que vous aviez  formé sur le tas ( Ali Oudbib que Dieu ait son âme !) dans les régions enclavées du cercle de Tounfite ( Anemzi, Agoudim, Anefgou, Tirghiste, Izza Atmane, Sid Yahya Ou Youssef),  puis Itzer, Aghbalou, Krouchen… avant de continuer dans d’autres régions du Maroc : Erfoud et Rabat où vous avez servi jusqu’en 1975.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans l’un de vos e mails vous dites que vous  avez laissé un peu de vous  au Maroc .&lt;br /&gt;Cela se sent dans tous vos écrits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A coté de votre travail colossal de médecin vous portez une autre casquette non moins intéressante, celle de l’écrivain chevronné impregné de la culture marocaine,  comme en témoigne votre travail «  le médecin du bled «  Préfacé  par Dr Michel Jobert et où vous nous apportez en fin «  quassass » ( narrateur ) un témoignage captivant plein d’humour sur ce que vous avez vécu dans le bled.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans votre  2è ouvrage d'érudition «  médecins, chirurgiens et apothicaires français du Maroc (1577-1907)  vous rendez hommage à d’anciens médecins qui avaient pratiqué au Maroc au cours des  siècles passés. Sans oublier vos nouvelles pleines d’anecdotes et de légendes marocaines que vous n’avez pas publiées (Tiguelmamines, Ijebli, la buveuse de houle, etc….)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, veuillez accepter cher ami, les remerciements et la gratitude de tous ceux qui vous ont connu à travers mon blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tiens à vous remercier aussi pour les jouets que vous envoyez régulièrement et qui font la joie de petits méritants de l’association.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’espère, cher ami et confrère, que vous allez garder longtemps votre dynamisme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-8307518076774138815?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/8307518076774138815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=8307518076774138815' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8307518076774138815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8307518076774138815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/06/hommage-dr-maxime-rousselle.html' title='Hommage au Dr Maxime Rousselle .'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SGfqBhy-a7I/AAAAAAAAASs/JWYh5KW54mc/s72-c/Scan1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5114699693004183103</id><published>2008-06-17T12:54:00.000-07:00</published><updated>2008-07-23T08:46:38.624-07:00</updated><title type='text'>RICH : PERSPECTIVES D ’ AVENIR  DES DEUX SOURCES</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SFgmTciTAxI/AAAAAAAAASM/HvROa2p7jOI/s1600-h/1140185661.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SFgmTciTAxI/AAAAAAAAASM/HvROa2p7jOI/s320/1140185661.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212958684200764178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Personne ne parle de la région de Rich, en matière de thermalisme, et pourtant les deux sites sus cités constituent un gisement d’ eaux thermales important. Elles sont exploitées par les curistes locaux, régionaux, nationaux et par des étrangers mais toujours de façon traditionnelle. Dans ce message, nous allons essayer de projeter ce que ,nous voyons comme perspectives d’ avenir de ce potentiel thermal important  mais malheureusement mal exploité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On assiste actuellement à un  engouement pour le thermalisme et le tourisme de santé et du bien être un peu partout dans le monde. Nous souhaitons que les décideurs, à l’ instar des pays concurrents, s’ intéressent à ce secteur et feront de la région de Rich une destination thermale digne de ce nom. Les deux sources offrent d’ énormes possibilités pour la création d’ emploi mais aussi pour l’ amélioration du niveau de vie de la population dans la région. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela des études hydrologiques devraient être faites afin de déterminer la véritable composition chimique des deux sources. Et les données recueillies devraient être illustrées sur des brochures et des CD, pour les présenter aux investisseurs intéressés. Elles devraient également servir à informer le public. &lt;br /&gt;Des études de faisabilité devraient être effectuées par la commune et présentées aux investisseurs privés et au gouvernement pour les intégrer dans le cadre du développement régional.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les points forts des deux sources &lt;/strong&gt;: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur situation sur un secteur touristique important, celui du Sud Est marocain très fréquenté par les touristes étrangers puisqu’il offre plusieurs produits : - le tourisme du désert : les dunes de Merzouga à Erfoud. - le tourisme des oasis –palmeraies - le tourisme de montagnes : randonnées. - le tourisme culturel : Zaouiat Sidi Hamza, Moussem d ’ Imilchil et celui des juifs de Gourrama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les infrastructures d’accueil existantes &lt;/strong&gt;: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux sources ont motivé quelques opérateurs économiques à investir dans les infrastructures d’ accueil. La commune de Kerandou compte notamment une auberge de 12 lits très fréquentée par les touristes et quelques maisons d’ accueil pour les curistes locaux et régionaux. L ’ entourage des bains compte également quelques commerces et quelques cafés maures. La commune rurale n’ arrive pas encore à commercialiser son tourisme du bien être. Selon le gérant de la source thermale Moulay Ali Chrif, le flux touristique étranger demeure insignifiant. Toutefois, les grandes vacances connaissent une affluence assez bonne grâce à la clientèle marocaine résident à l’ étranger , qui vient profiter des effets bénéfiques des deux sources. Ces infrastructures existantes sont dans un état assez dégradé et ne mettent pas en valeur le potentiel important des deux stations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propositions &lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le projet proprement dit consiste en un réaménagement des stations :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Construction d ’ une cité thermale avec toutes ses composantes et éléments collectifs  en intégrant des piscines et des bains, avec apport de matériel répondant aux normes internationales en matière de thermalisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Construction d’ un hôtel de capacité moyenne d’ une centaine de lits près de la station thermale. - Construction d ’ appartements pour les curistes venant en famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Construction d ’ un jardin d ’ enfants, de mosquée et de commerces.&lt;br /&gt; Aménager des surfaces pour le sport .  Et des habitations du personnel qui, lui-même, devrait être formé et qualifié pour ce genre de prestations.&lt;br /&gt; L ’ investissement global doit s ’ élever à mlusieurs millions de DH. En plus de l ’ investissement, le ministère de tutelle devrait promouvoir le tourisme de santé en général pour développer ce secteur dans tout le pays à l’ instar de la Tunisie et de la France qui mettent tout en œuvre pour  faire de leurs sources thermales de vrais temples de bien être et de remise en forme et pour attirer une clientèle qui cherche de plus en plus à combattre le stress, l’ obésité, le tabagisme, plus qu’ à soigner des maladies proprement dites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo publiée d'une station thermale européenne modèle, revons d'en avoir une station semblable dans notre belle vallée de Kerrandou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;SCRIPT type="text/javascript" SRC="http://www.1tpe.com/pubJSban.php?af=younym"&gt;&lt;/SCRIPT&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5114699693004183103?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5114699693004183103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5114699693004183103' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5114699693004183103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5114699693004183103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/06/rich-perspectives-d-avenir-des-deux.html' title='RICH : PERSPECTIVES D ’ AVENIR  DES DEUX SOURCES'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SFgmTciTAxI/AAAAAAAAASM/HvROa2p7jOI/s72-c/1140185661.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4982342770475238470</id><published>2008-06-12T12:36:00.000-07:00</published><updated>2008-07-22T18:05:10.781-07:00</updated><title type='text'>Rich : Fréquentation et constitution des eaux des deux sources</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SFF8kJFFpSI/AAAAAAAAARs/pEh5A-PnilI/s1600-h/Hamat2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SFF8kJFFpSI/AAAAAAAAARs/pEh5A-PnilI/s320/Hamat2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211083204198769954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les deux sources sont fréquentées par les curistes locaux, régionaux et également nationaux - Pour la source Moulay Hachem , Les curistes viennent faire une cure hydrique . Ils emmènent également des réserves d’ eau de sources pour finir la cure à domicile. De la route, le nombre de bidons qu ’ on peut voir est impressionnant.&lt;br /&gt; Pour la source chaude Moulay Ali Chrif, et selon le gardien, une moyenne de 60 personnes viennent chaque jour prendre des bains. Ceux qui viennent de loin logent chez l’ habitant, étant donné qu’ il n’ y a ni auberge ni hôtel sur les lieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La constitution des eaux des sources : Aucune analyse récente ne figure sur les lieux ni dans la monographie de la ville de Rich. Les gens utilisent l’ eau de Moulay Hachem pour soigner les maladies rénales et digestives. Ils l'assimilent à l’ eau Sidi Hrazem qui est bicarbonatée magnésienne. &lt;br /&gt;L’ eau chaude de Moulay Ali Chrif est sulfureuse comme en témoigne la forte odeur qui s’ en dégage. Elle ressemble beaucoup à l’ eau de Moulay Yacoub, et elle est employée pour soigner les maladies de la peau. Il n’ est pas signalé de composition sur les lieux mais une pancarte indique les usages que l’ on peut en faire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4982342770475238470?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4982342770475238470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4982342770475238470' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4982342770475238470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4982342770475238470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/06/rich-frquentation-et-constitution-des.html' title='Rich : Fréquentation et constitution des eaux des deux sources'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SFF8kJFFpSI/AAAAAAAAARs/pEh5A-PnilI/s72-c/Hamat2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2587972393104932265</id><published>2008-06-06T14:49:00.000-07:00</published><updated>2008-06-06T15:19:54.368-07:00</updated><title type='text'>Les sources thermales de Rich</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SEm1VlcjCYI/AAAAAAAAARk/aYA86sz_2nY/s1600-h/Hamat1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SEm1VlcjCYI/AAAAAAAAARk/aYA86sz_2nY/s320/Hamat1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208893826464418178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Situation géographique des deux sources thermales.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Emplacement des sources&lt;/strong&gt; : les deux sources thermales , sont situées à 8 km l ’une de l ’autre sur la route allant de Meknès à Errachidia.  La première source froide est à 11 km de Rich.  La deuxième source chaude est à 19 km au sud de Rich et à 55 km d ’ Errachidia. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; - Le site des deux sources&lt;/strong&gt; : Les deux sources se trouvent dans l’entourage du splendide ksar Kerandou. C ’ est une des Caidats du cercle de Rich. Le site est fabuleux, et c’ est un endroit comme on en trouve qu’ au Sud Est marocain. La région est idéale pour ceux qui aiment les randonnées dans les montagnes: zaouiat sidi Hamza, et pour ceux qui cherchent le tourisme du désert : dunes de sable de Merzouga à Erfoud. En un mot, dans ce site des deux sources thermales, le contact avec la nature prend une dimension hors du temps. A mentionner également que cet endroit n’ est pas loin d'Imilchil : autre Caidat de Rich, où se déroule le célèbre moussem des fiançailles. Et il faut aussi ajouter que ce site est proche du Marabout Juif « Bouhssira » se trouvant à Gourama : autre Caidat de Rich, visité chaque année par de nombreux pélerins juifs qui viennent de tout horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; L ’ état des lieux :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;- La source thermale Moulay Hachem &lt;/strong&gt;: C’ est une source froide très fréquentée par les curistes pour les maladies des reins, des voies urinaires et pour soigner les troubles digestifs. Elle est restée en l’ état, il n’ y a pas de constructions. Elle est entourée de beaux palmiers sous lesquels les visiteurs dressent des tentes et un camping sauvage, et elle se situe en face d’ une belle oliveraie bordant l' Oued Ziz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; - La source thermale Moulay Ali Chrif&lt;/strong&gt; : C’ est une source chaude, la température à l’ émergence est à 52-54°. Elle se situe au bord de la route à 8 km au sud de la première en allant vers Errachidia. Le paysage est subdésertique. La source est bordée de cimes majestueux dénudés et ocres. En 1984, une station thermale a été aménagée, deux salles de bain, avec des bassins, ont été construites, une pour les hommes et l'autre pour les femmes. Autour des bains, des cafés maures et des boutiques ont été construits de façon anarchique. Et aujourd’ hui l’ état des lieux laisse beaucoup à désirer. Il y a un manque patent d’ infrastructure touristique digne de ce lieu paradisiaque. à suivre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2587972393104932265?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2587972393104932265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2587972393104932265' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2587972393104932265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2587972393104932265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/06/les-sources-thermales-de-rich.html' title='&lt;strong&gt;Les sources thermales de Rich&lt;/strong&gt;'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SEm1VlcjCYI/AAAAAAAAARk/aYA86sz_2nY/s72-c/Hamat1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-738785401316118494</id><published>2008-06-04T12:17:00.000-07:00</published><updated>2008-07-23T09:01:49.105-07:00</updated><title type='text'>Liberté - par Dr Maxime Rousselle -</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SEbzcdak28I/AAAAAAAAARc/yKGHrIkWHWc/s1600-h/dama_newby.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SEbzcdak28I/AAAAAAAAARc/yKGHrIkWHWc/s320/dama_newby.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208117689358539714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Liberté :&lt;br /&gt;             Gazelle, ma belle amie&lt;br /&gt;             Adieu !&lt;br /&gt;             Pardonne-moi cette vie&lt;br /&gt;             Captive&lt;br /&gt;             Entre ces murs&lt;br /&gt;             De leuh.&lt;br /&gt;             Cette herbe à volonté&lt;br /&gt;             Si verte&lt;br /&gt;             Et ta sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Je te rends à ton reg,&lt;br /&gt;            A tes touffes jaunies d'herbe rare,&lt;br /&gt;            A ta fuite éperdue&lt;br /&gt;            Devant l'inconnu.&lt;br /&gt;            Adieu !&lt;br /&gt;            Non , tu ne comprends pas.&lt;br /&gt;            Qu'importe&lt;br /&gt;            Cours, cours,&lt;br /&gt;            Ne reviens pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           Ai-je bien fait ainsi ?&lt;br /&gt;           Depuis longtemps déjà&lt;br /&gt;           Captive, n'as-tu perdu&lt;br /&gt;           Tes qualités sauvages&lt;br /&gt;           Qui faisaient ton courage&lt;br /&gt;           Et ton désir de vivre ,&lt;br /&gt;           Ne seras-tu dès ce soir&lt;br /&gt;           La proie de quelque errant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          Qu'importe !&lt;br /&gt;          Puisque tu es libre maintenant !&lt;br /&gt;          Libre de te battre ou de fuir&lt;br /&gt;          De vivre ou de mourir.&lt;br /&gt;          N'est pas digne de vivre&lt;br /&gt;          Qui ne risque sa vie.&lt;br /&gt;          Ta vie est faite de l'amour&lt;br /&gt;          Du jour et de la nuit,&lt;br /&gt;          Du vent et de l'espâce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         Ah ! Emmène avec toi&lt;br /&gt;         Ma carapace&lt;br /&gt;         Tu n'as rien&lt;br /&gt;         Mais tu as Tout !&lt;br /&gt;         Je voudrais comme toi&lt;br /&gt;         N'avoir que l'essentiel&lt;br /&gt;         Qui se résume à ...  rien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Emporte mon âme avec toi,&lt;br /&gt;        Dans ta course infinie&lt;br /&gt;        Sème-la aux quatre vents,&lt;br /&gt;        Perds la en courant.&lt;br /&gt;        Une âme d'homme, pour moi,&lt;br /&gt;        C'est bien trop grand !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                Taouz ( Sahara) 1955&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   J'ai tenu à partager, avec tous les lecteurs d'echomidelt, ce beau poème écrit par mon grand ami Le Dr Maxime Rousselle quand il servait dans la région d'Erfoud au Maroc en 1955.&lt;br /&gt;En mon personnel et au nom de tous, je tiens à le remercier vivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;SCRIPT type="text/javascript" SRC="http://www.1tpe.com/pubJSban.php?af=younym"&gt;&lt;/SCRIPT&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-738785401316118494?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/738785401316118494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=738785401316118494' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/738785401316118494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/738785401316118494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/06/libert-par-dr-maxime-rousselle.html' title='Liberté - par Dr Maxime Rousselle -'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SEbzcdak28I/AAAAAAAAARc/yKGHrIkWHWc/s72-c/dama_newby.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-7898998258108308259</id><published>2008-05-20T11:35:00.000-07:00</published><updated>2008-05-20T11:54:27.224-07:00</updated><title type='text'>MIDELT , la ville des cristaux et des pommes .</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SDMeBB1F93I/AAAAAAAAARU/Vo6HHuOWpW0/s1600-h/sa7a.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SDMeBB1F93I/AAAAAAAAARU/Vo6HHuOWpW0/s320/sa7a.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202534997562881906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ville de la tolérance , construite sur un passé récent mais prodigieux.&lt;br /&gt;La région de Midelt actuelle a de tout temps joué la fonction de région transit entre le nord et le sud est du Maroc.&lt;br /&gt;Midelt est depuis toujours connue pour la rudesse de son climat ( hivers très froids  et très difficile  à supporter.)&lt;br /&gt;La ville est installée au pied du majestueux  Jbel Al Ayachi. Elle se situe à 200 Km au Sud de Meknès et à 140 Km au Nord de la ville d’Errachidia. Elle fait partie de La Haute Moulouya Orientale à une altitude de 1510 m .&lt;br /&gt;Vers les sources intarissables Tatitouines se niche l’ancienne Midelt : L’Outat . Au délà du Ksar Atmane Ou Moussa est Ksar Tachiouine , la ville nouvelle ( construite à l’entrée française  en 1917 ) étire vers la route d’Errachidia et celle de Meknès, des constructions diverses où l’on trouve outre un habitat populaire, un centre de ville fait d’anciennes constructions européennes( aux toits en «  V inversé  » faits de tuiles rouges )des écoles et des établissements administratifs. Le centre de ville est animé d' artisans et de commerçants de toutes catégories.&lt;br /&gt;Si l’on connaît bien l’origine du nom de Midelt qui est tiré selon la tradition orale de Tassemdelt qui signifie couvercle en berbère. (1)&lt;br /&gt;En ravanche, l’origine du nom de l’Outat  est controversé et de nombreuses  hypothèses ont été émises sur sa provenance .&lt;br /&gt;Pour les plus anciens L’Outat venait du mot Oudad. Les Ait Izdeg  se nommaient les Ait Oudad ( adad = doigt). Ce nom montre la générosité par laquelle se caractérisaient  et se caractérisent toujours les habitants de cette ville. Ils montraient du doigt les visiteurs qui arrivaient dans leur région et chacun d’eux se précipitait pour l’accueillir chez lui. Pour d’autres le mot Outat vient tout simplement du mot arabe Outat qui veut dire plaine. (2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Tassemdelt  est le nom que porte le monticule se trouvant entre Midelt et Zaida près de la route 21. Il tenait lieu de souk pour les anciennes populations de la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      (2) Voir le travail de Mme Amina Aouchar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photo de Midelt.com .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-7898998258108308259?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/7898998258108308259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=7898998258108308259' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/7898998258108308259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/7898998258108308259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/05/ville-de-la-tolrance-construite-sur-un.html' title='MIDELT , la ville des cristaux et des pommes .'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SDMeBB1F93I/AAAAAAAAARU/Vo6HHuOWpW0/s72-c/sa7a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4657170081073098479</id><published>2008-05-08T11:53:00.000-07:00</published><updated>2008-05-08T12:13:34.049-07:00</updated><title type='text'>Légende marocaine de la cigogne.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SCNQ0ryafMI/AAAAAAAAARM/-OinexDS7yQ/s1600-h/untitled.bmp"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SCNQ0ryafMI/AAAAAAAAARM/-OinexDS7yQ/s200/untitled.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5198087260953279682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au Maroc, la cigogne n'est pas chassée comme c'est le cas dans certains pays africains. Elle est considérée par la croyance populaire marocaine comme un oiseau sacré et porte bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La légende populaire raconte que la cigogne serait un imam, un homme saint habillé de deux burnous, l'un noir et l'autre blanc. Un jour, là bas au Sahara, l'Imam manqua d'eau nécessaire à ses ablutions pour sa dévotion, et pour ne pas manquer la prière, il utilisa le petit lait pour faire sa toilette comettant de ce fait un grave péché, le petit lait était béni parce que rare dans ce pays désertique. Le Tout Puissant le métamorphosa en cet oiseau paisible et l'expédia chez nous au Maroc pour expier son péché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir travail de Dr Bernard Kessel : Des Zemmours berbères aux flandres Chtimies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4657170081073098479?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4657170081073098479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4657170081073098479' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4657170081073098479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4657170081073098479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/05/lgende-marocaine-de-la-cigogne.html' title='Légende marocaine de la cigogne.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SCNQ0ryafMI/AAAAAAAAARM/-OinexDS7yQ/s72-c/untitled.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-889159304450288620</id><published>2008-04-29T11:57:00.000-07:00</published><updated>2008-07-22T17:07:23.428-07:00</updated><title type='text'>Ifrane : Panorama d'Itto - légende .</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SBd0Vra-pNI/AAAAAAAAARE/qwwGVbNQgkk/s1600-h/ITTO+Panor.bmp"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SBd0Vra-pNI/AAAAAAAAARE/qwwGVbNQgkk/s320/ITTO+Panor.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194748610977113298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans la province d'Ifrane, en allant de Meknès à Azrou, vous découvrirez à une dizaine de kilomètres d'El Hajeb l'un des plus beaux paysages du moyen Atlas: le site panoramique d'Itto , un paysage lunaire fait de montagnes multicolores dans une zone "affaissée au dessous du niveau de la mer". Les touristes fréquentant cette route s'extasient devant le paysage unique d'Itto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lisant le travail de Bernard Kessel : " des Zemmours berbères aux flandres Ch'Timis " , un ouvrage fort intéressant qui m'a été envoyé par l'auteur ( un autre ami du Net) , j'ai découvert qui est réellement Itto dont le fameux site porte le nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Itto, femme begère le jour, vivant seule avec ses chèvres, mais brigande et chef de bande la nuit vers 1920, détroussant tout ce qui passait à sa portée, assassine aussi, passant un bras armé d'un poignard pour éventrer la nuit à travers les franges d'une tente civile ou militaire isolée, tout ce qui se mettatit en travers de ses intéréts et représentait les forces de l'ordre ou de la loi.&lt;br /&gt;Elle fut capturée et  fusillée par la légion etrangère quelques années plus tard. Itto fut entérrée dans ce paysage désolé, lieux de ses méfaits qui porte aujourd'hui son nom. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://go.younym.christobal.2.1tpe.net" target="_blank"&gt;&lt;IMG src="http://www.ebooks-loisir.com/images/img2.png" border="0" &gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-889159304450288620?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/889159304450288620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=889159304450288620' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/889159304450288620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/889159304450288620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/04/ifrane-panorama-ditto-lgende.html' title='Ifrane : Panorama d&apos;Itto - légende .'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SBd0Vra-pNI/AAAAAAAAARE/qwwGVbNQgkk/s72-c/ITTO+Panor.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5473029765635488175</id><published>2008-04-21T12:00:00.000-07:00</published><updated>2011-05-22T04:46:32.275-07:00</updated><title type='text'>Image de l'un des derniers lions du Maroc.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SAzqZAkoCfI/AAAAAAAAAQ8/_DnVXdWV8Vw/s1600-h/doc%5B1%5D.scan%C3%A9.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SAzqZAkoCfI/AAAAAAAAAQ8/_DnVXdWV8Vw/s320/doc%5B1%5D.scan%C3%A9.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191782185822587378" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette carte postale datant de la fin des années 1920 m'a été envoyée cette semaine par mon grand ami DR Maxime Rousselle. Elle montre l'un des derniers spécimens des magnifiques lions marocains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon la légende de la carte postale, ce bel animal a été photographié en avion  sur la ligne Casa-Dakar. "C'était à la pleine épopée de l'Aéro-postale Paris-Buenos Aeres"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après M.Rousselle la photo devait etre prise soit dans les gorges de l'Oued Moun, soit dans celles de Rio De Oro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la lettre accompagnant la carte postale , Dr Rousselle nous livre les enseignements suivants: dans ses lectures sur les pirates de Salé et leurs captifs, il a souvent trouvé la mention : " pour les captifs qui tentaient l'évasion de Fès, de Meknès ou meme de Salé, le plus grand danger venait des animaux sauvages qu'ils étaient amenés à rencontrer en dormant à la belle étoile", c'est dire qu'il devait y avoir pas mal de lions au Maroc en ces temps là. ( XV au XIX siècles)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce beau cadeau , entre autres, dont Dr Rousselle me gate  m'a procuré beaucoup d'émotion que je tenais à partager avec les amis et les lecteurs du blog. Qu'il me soit permis d'exprimer ma grande estime et mes plus vifs remerciements au Dr Rousselle pour tout ce qu'il a fait et ce qu'il continue à faire pour Midelt et régions. Mes remerciements vont également à cet anonyme qui a immortalisé l'image de ce bel animal dans l'une des vallées de notre beau pays.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5473029765635488175?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5473029765635488175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5473029765635488175' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5473029765635488175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5473029765635488175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/04/image-de-lun-des-derniers-lions-du.html' title='Image de l&apos;un des derniers lions du Maroc.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/SAzqZAkoCfI/AAAAAAAAAQ8/_DnVXdWV8Vw/s72-c/doc%5B1%5D.scan%C3%A9.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1444726659874829995</id><published>2008-04-06T06:21:00.000-07:00</published><updated>2008-07-23T09:02:25.989-07:00</updated><title type='text'>Tahendirt :  emblème des tribus</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R_jbQkH-jVI/AAAAAAAAAQk/Z2--2bvm8aI/s1600-h/008_001.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R_jbQkH-jVI/AAAAAAAAAQk/Z2--2bvm8aI/s320/008_001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186136048538651986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chez les Ait Hdidou,( région d'Imilchil) aucune femme n'avait en théorie le droit de se marier à l'extérieur du territoir de la tribu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les territoires de chaque tribu étaient, jusqu'aux années soixantes bien limités. Exemple: sur le plateau des deux lacs, les Ait Brahim se rassemblaient autour du lac le plus grand: le lac Isli ; les Ait Azza autour du lac le plus petit, le lac Tislit.&lt;br /&gt;Le partage territorial reflète bien leur force numérique respective (Bousquet)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début des années soixantes Mr David Hart, dans ses notes personnelles ( les institutions des Ait Merghad et des Ait Hdidou) a noté un détail interessant : " les femmes de chaque groupe portaient des couvertures "tahendirt" de couleurs différentes : noires avec des raies brunes et blanches pour les Ait Brahim, blanches avec des raies noires pour les Ait Azza ". Il ajoute que dans les années soixantes, cette rivalité traditionnelle fut réexprimée dans un nouveau langage , celui des partis politiques modernes. Les Ait Brahim approchaient Al Haraka d' Aherdane, tandis que les Ait Izza portaient leurs voix sur le parti de l'Istiqlal. &lt;br /&gt;On passe alors des rayures des handiras spécifiques de chaque groupe aux couleurs   jaune et rose , emblèmes des deux partis .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;SCRIPT type="text/javascript" SRC="http://www.1tpe.com/pubJSban.php?af=younym"&gt;&lt;/SCRIPT&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1444726659874829995?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1444726659874829995/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1444726659874829995' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1444726659874829995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1444726659874829995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/04/handiras-emblmes-des-tribus.html' title='Tahendirt :  emblème des tribus'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R_jbQkH-jVI/AAAAAAAAAQk/Z2--2bvm8aI/s72-c/008_001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1287982251937595043</id><published>2008-04-02T12:32:00.000-07:00</published><updated>2008-04-02T13:49:07.092-07:00</updated><title type='text'>Hopital de Midelt anciennement nommé Paul Chaubet.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R_PseUH-jSI/AAAAAAAAAQM/tGDQFD50M18/s1600-h/Scan10001.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R_PseUH-jSI/AAAAAAAAAQM/tGDQFD50M18/s200/Scan10001.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184747601575972130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Paul Chaubet est le nom que portait l'hopital de Midelt .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est Paul Chaubet ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse nous vient d'un grand confrère avec lequel j'ai le grand honneur de communiquer par e mail ces jours ci , il s'agit de Dr Maxime Rousselle qui a rendu d'éminents services dans le domaine médical au Maroc en général et dans la haute Moulouya orientale  en particulier  ( Tounfit-Boumia-Aghgbalou-Itzer ...). C'est également l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment :  " Le toubib du bled " .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; " Dr. Chaubet : est né en 1996 à Padern, dans le département de l'Aude (Sud de la France).&lt;br /&gt;     Il a fait la guerre de 1914-18 dans les troupes envoyées en Orient ( je suppose l'expédition désastreuse des Dardanelles)&lt;br /&gt;     Après la guerre il entre à l'école de Santé Militaire de Lyon et obtient sa thèse de doctorat en 1922. Il arrive au Maroc en tant que médecin militaire  &lt;br /&gt;   Dans le début des années Trente il quitte l'armée et entre à la Santé Publique Chérifienne où il est affecté à l'hôpital de Ouezzane jusque vers 1942-43.&lt;br /&gt;  Pour une raison que j'ignore il est envoyé en disgrâce (moi j'aurais plutôt pris ça comme une faveur ! ) à Midelt. Il décède à Midelt en 1946 d'une affection pulmonaire (pneumonie probablement).  Il n'y avait pas encore l'usage courant des antibiotiques."&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R_PwfEH-jUI/AAAAAAAAAQc/yF98shkd4aY/s1600-h/Scan10002.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R_PwfEH-jUI/AAAAAAAAAQc/yF98shkd4aY/s320/Scan10002.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184752012507385154" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1287982251937595043?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1287982251937595043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1287982251937595043' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1287982251937595043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1287982251937595043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/04/hopital-de-midelt-anciennement-nomm.html' title='Hopital de Midelt anciennement nommé Paul Chaubet.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R_PseUH-jSI/AAAAAAAAAQM/tGDQFD50M18/s72-c/Scan10001.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-8800270835434101585</id><published>2008-03-26T13:33:00.000-07:00</published><updated>2008-07-23T09:04:35.353-07:00</updated><title type='text'>La litterature d'Outat : le Conte.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R-rBy0H-jRI/AAAAAAAAAQE/5hUMfrk4Y3c/s1600-h/50qw-soustenteberbere-p.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R-rBy0H-jRI/AAAAAAAAAQE/5hUMfrk4Y3c/s320/50qw-soustenteberbere-p.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182167399972900114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ls contes étaient l'apanage des anciens. Ils alimentaient les longues veillées d'hiver.&lt;br /&gt;Comme partout au Maroc, les habitants d'Outat ne disaient pas les contes pendant la journée: conter en plein jour c'est "risquer d'avoir des enfants teigneux".&lt;br /&gt;Les conteuses et les conteurs n'avaient pas les memes sujets. Les  grand- mères racontaient des contes où le magique et le surnaturel se confondent.&lt;br /&gt;Leur monde  est fait de jnouns, de sorciers , de mendiants et de princes.&lt;br /&gt;C'est un monde où les objets parlaient et où l'ogre ( tari), le chacal ( ouchen), le hérisson ( inssi) occupaient une place prépondérante.&lt;br /&gt;L'une des histoires les plus connues chez les gens d'Outat est celle de l'ogresse et les trois enfants ( rar'n'tid aya ghounou): c'est l'histoire où l'un des trois enfants égarés dans la foret avaient mangé par mégarde le couscous préparé avec le lait de l'ogresse . Il est devenu une proie facile entre ses mains, contrairement à ses frères qui n'ont pas gouté à ce repas.....&lt;br /&gt;Les vieux, eux, racontaient leurs aventures, les guerres de leurs parents avec les Ait Atta et avec les autres tribus de la région. Ils racontaient également les légendes des saints et des marabouts locaux et régionaux. La tradition orale rapporte que les légendes de Sidi Bouyaacoub, d'Abou Salim El Ayachi, de Sidi Yahya Ou Youssef, de Sidi Mohamed Oulmgheni avaient une place importante  dans les contes socio religieux des hommes d'Outat .&lt;br /&gt;La modernité ( l'avénement de la télévision) avait concurencé le conte traditionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;SCRIPT type="text/javascript" SRC="http://www.1tpe.com/pubJSban.php?af=younym"&gt;&lt;/SCRIPT&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-8800270835434101585?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/8800270835434101585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=8800270835434101585' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8800270835434101585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/8800270835434101585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/03/la-litterature-doutat-le-conte.html' title='La litterature d&apos;Outat : le Conte.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R-rBy0H-jRI/AAAAAAAAAQE/5hUMfrk4Y3c/s72-c/50qw-soustenteberbere-p.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-4636116044522927149</id><published>2008-03-16T13:54:00.000-07:00</published><updated>2008-03-31T00:37:12.051-07:00</updated><title type='text'>L'ane: un animal mal traité.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R92Q0XN3ysI/AAAAAAAAAP8/C6Eb2Gp3Mf4/s1600-h/ane2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R92Q0XN3ysI/AAAAAAAAAP8/C6Eb2Gp3Mf4/s320/ane2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178454375805733570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chez nous , au Maroc, L'ane est injustement traité par les hommes. On parle avec mépris de l'ane, " bete comme un ane" , "ignorant comme un ane", et "tetu comme un ane". Et, au lieu de lui reconnaitre sa qualité de travailleur infatigable, on le maltraite. Nous n'avons qu'à le voir au souk, le baudet marocain est malingre, malheureux, couvert de plaies et de mouches.&lt;br /&gt;Rares les anes qui ne portent pas de plaies ou de cicatrices indélébiles au niveau du cou causées par "l'menghaz": pour le faire troter plus vite et pour le faire avancer coute que coute , l'ane est constamment aiguillonné à l'aide de ce court baton acéré .&lt;br /&gt;Sous d'autres cieux, l'ane est beaucoup mieux considéré. Il est meme l'emblème d'un grand parti américain.&lt;br /&gt;Contrairement à ce qu'on croit, et selon les spécialistes, l'ane a beaucoup d'esprit et d'excellentes qualités. Pour eux, quand l'ane hésite et se bloque au milieu du chemin, cela ne veut absolument pas dire qu'il est tétu mais qu'il est prudent. Il ne se hasarde pas devant une situation inconnue. Et, toujours , selon les memes spécialistes, l'ane sent le danger bien avant l'homme.&lt;br /&gt;Jacques Clouteau , dans son travail " randonner avec un ane" , nous rapporte: "qu'il n' y a chez les anes ni dominants ni dominés, et chaque individu est peu dépendant du groupe. Les groupes eux memes se font et se défont au gré des humeurs ....  C'est une société "ane-archique"..... L'ane est un animal sensible et indépendant, il faut lui laisser vivre le monde à son rythme. NB:la photo n'est pas à moi elle circulait sur le net.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-4636116044522927149?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/4636116044522927149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=4636116044522927149' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4636116044522927149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/4636116044522927149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/03/lane-un-animal-mal-trait.html' title='L&apos;ane: un animal mal traité.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R92Q0XN3ysI/AAAAAAAAAP8/C6Eb2Gp3Mf4/s72-c/ane2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1045773002828786635</id><published>2008-03-02T10:10:00.000-08:00</published><updated>2008-03-02T10:48:00.470-08:00</updated><title type='text'>Les Ait Seghrouchen.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R8r2U44FfYI/AAAAAAAAAP0/wRECJjLGkf4/s1600-h/760_001.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R8r2U44FfYI/AAAAAAAAAP0/wRECJjLGkf4/s320/760_001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173217960713878914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On les appelle Les Ait Marmoucha ou les Ouled Mulay Ali Ben Amer. Ils prétendent que le Cherif Moulay Ali Ben Amer est leur ancetre commun.&lt;br /&gt;Les Ait Seghrouchen sont une grande tribu berbère Sanhaja qui vit au sud du Haut Atlas, région de Talsint Dahra dans le moyen Atlas, région de Marmoucha, Boulmane et Sefrou.&lt;br /&gt;Dans l'Outat, ils occupent Ksar Tissouit Ait Seghrouchen qui avait beaucoup d'affinités avec Abou Salim El Ayachi.&lt;br /&gt;C'est une grande tribu guerrière qui s'est opposée héroiquement à l'entrée française en 1908 dans la région de Boudnib sous le commandement du grand moujahid Moulay Ahmed Ou Lahcen Sbai.&lt;br /&gt;A.Bernard, dans les "Confins" P.170-171, disait de cette guerre : " c'est une véritable guerre sainte , pour l'appeler par son nom, qu'avait déchainée contre nous Moulay Ou Lahcen et ses pareils. Tout le Maroc berbère avait fourni des contingeants."&lt;br /&gt;Son fils Mohamed Ould Cheikh Sbai avait continué la résistance dans la région de Taza aux cotés de Sidi Rahou avant de retourner dans son petit village Ait Sbaa près de Talsint.&lt;br /&gt;La tribu guerrière courageuse  Ait Hammou qui a combattu aux cotés des Ait Yahya en 1931 faisait partie des Ait Serghrouchen , Huré disait d'elle la plus grande tribu guerrière du Maroc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1045773002828786635?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1045773002828786635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1045773002828786635' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1045773002828786635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1045773002828786635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/03/les-ait-seghrouchen.html' title='Les Ait Seghrouchen.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R8r2U44FfYI/AAAAAAAAAP0/wRECJjLGkf4/s72-c/760_001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-5471941917016987244</id><published>2008-02-23T07:22:00.001-08:00</published><updated>2008-07-23T09:03:39.813-07:00</updated><title type='text'>Aghbala (Bouizmaoune)</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R8BCyl20UXI/AAAAAAAAAPs/_zQNNSUuBM0/s1600-h/lion05-b.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R8BCyl20UXI/AAAAAAAAAPs/_zQNNSUuBM0/s320/lion05-b.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5170205809144254834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Izm en amazigh veut dire lion . La foret Bouizmaoun signifie la foret des lions . C'est une foret qui se situe à une dizaine de Km à l'ouest d'Aghbala. Il parait que cette foret était au début du siécle passé infestée de lions d'où son nom "la foret des lions ".Un vieux éleveur soukhmani nous rapporte qu' au cours d'une tempete de neige à la fin des  années trente du siécle passé , il avait aperçu  un lion solitaire ,roder autour  de sa tente de nomade .C 'était à Tizi N'Ali non loin de Bouizmaoune .&lt;br /&gt;  Selon L'encyclopedie du Maroc Page 261,le lion de l'atlas est le plus grand félin ayant vécu au Maroc au début du siécle passé il est de couleur fauve . La criniére de longs poils qui caractérise les males s' étendait chez les lions de l'atlas de la téte à la moitié du tronc . Par ailleurs les écrits  des geographes arabes laissent supposer que cette éspece occupait autrefois tout le moyen Atlas.&lt;br /&gt;   Pourchassé impitoyablemnt  le lion de l'atlas n'a pu persister au dela des années trente du siécle passé . Certaines sources mentionnent que le dernier  individu a été  tué  dans la nature en 1936. Actuellement quelques spécimens subsistent en captivité dans les zoos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;SCRIPT type="text/javascript" SRC="http://www.1tpe.com/pubJSban.php?af=younym"&gt;&lt;/SCRIPT&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-5471941917016987244?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/5471941917016987244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=5471941917016987244' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5471941917016987244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/5471941917016987244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/02/aghbala-bouizmaoune.html' title='Aghbala (Bouizmaoune)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R8BCyl20UXI/AAAAAAAAAPs/_zQNNSUuBM0/s72-c/lion05-b.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1190506886530221824</id><published>2008-02-15T10:44:00.000-08:00</published><updated>2008-02-15T12:00:35.351-08:00</updated><title type='text'>L'Outat  ( 2 )</title><content type='html'>Toujours selon Charles De Foucauld, l'Outat avait " un marché permanent à Bouzmella, et il comptait deux mellahs, l'un à Atmane OuMoussa, l'autre à Bouzmella. Nous constatons qu'à la liste des ksours manquait celui de Taaquit et celui de Tadamoute. Cela nous laisse supposer qu'ils ont été très probablement construits après 1883 - date de passage de C. De Foucauld dans la région. Les Ksours decrits par De Foucauld existent encore aujourd'hui, la tradition orale nous rapporte que Ksar Ikhremjioun a été detruit au moment du protectorat et supplanté par le marché central de la ville ( souk). La population de l'Outat , comme nous l'avons déjà signalé , était composite. En plus, les Ait Izdeg qui habitaient la majorité des Ksours et des Ait Ouafella qui constituaient le deuxième groupe humain de la vallée; Ksar Berrem était habité par les Ait Hdidou, Ksar Tissouit, par les Ait Seghrouchen et Ksar Iguerouan par les Iguerouan. Le nom du Ksar Tachaouit, selon Mme Amina Aouchar, semble la bérbérisation d'un nom qui n'est pas d'origine berbère:" peut etre que ce Ksar ait été construit à l'emplacement d'ancien Ksar ou refuge occupé par Bni Hssen ( arabes maaquil venus du Tafilalt au XIV siècle". Toujours, selon Aouchar , il ya près de Tachaouit, un lieu dit " issemùdal n'bni Hssen " (le cimetière de bni Hssen) - voir " colonisation et campagne berbère au Maroc - A.Aouchar - page 22. Une source orale, en l'occurence, un arrière fils de l'Amghar Brahim Oussimour, nous rapporte que l'imposant Ksar Sammoura construit par le terrible Amghar ( nommé Caid du Tafilalt pâr le Sultan Moulay Abderrahmane en 1854 ) avit supplanté un petit Ksar appelé " aousser " . L'Amghar avait choisi le lieu pour sa position stratégique. Et , selon la meme source, ce sont les habitants de Ksar aousser qui avaient construit le beau Ksar de Tachaouit. N.B : selon l'architecte Mr El Harrane : Ksar Atmane Ou Moussa et Ksar Tachaoiuit ont été récemment retenus par le ministère de la culture dans le programme de restauration des anciens Ksours du Sud Est marocain. Bonne nouvelle pour la ville de Midelt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1190506886530221824?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1190506886530221824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1190506886530221824' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1190506886530221824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1190506886530221824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/02/loutat-2.html' title='L&apos;Outat  ( 2 )'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-2171998554306426688</id><published>2008-02-06T09:30:00.000-08:00</published><updated>2008-07-23T09:09:28.542-07:00</updated><title type='text'>Midelt avant le protectorat  : L'Outat (1)</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R6n8fVDYPAI/AAAAAAAAAPk/L4ia6SniAG8/s1600-h/tashawit.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R6n8fVDYPAI/AAAAAAAAAPk/L4ia6SniAG8/s320/tashawit.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163936062914444290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'Outat est le nom que reçoivent la petite rivière et l'ensemble des Ksours construits sur ses rives.&lt;br /&gt; Midelt s'appelait Outat El Foukania ou Outat Ait Izdeg par opposition à Outat El Haj qui se trouve à 150 Km à l'Est .&lt;br /&gt;La tradition orale rapporte que l'Outat venait du mot Oudad. Les Ait Izdeg se nommaient les Ait Oudad ( adad = doigt) parce qu'"ils choisissaient leurs invités à l'index".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rivière Outat prend sa source dans une localité nommée Tatiouine ( ensemble de sources) au pied de Jbel El Ayachi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est très probablement ces sources intarissables qui ont déterminé les ancetres des Ait Izdeg à choisir le site de la petite vallée d'Outat.Il réunissait les conditions de vie recherchée par l'homme de l'époque: l'eau présente , les ksouriens pouvaient cultiver la bande de terre fertile longeant la rivière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils pouvaint également se défendre: les montagnes d'El Ayachi dominant l'Outat pouvaient servir de refuge en cas d'attaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les habitants d'Outat étaient regroupés dans les ksours en fractions ou en clans pour l'exploitation des terres , des paturages et également pour des raisons de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Outatiens étaient majoritairement sédentaires. Ils vivaient des produits de l'élevage et de la culture vivrière: navet, pomme de terre, etc....La céréaliculture comprenait le mais, l'orge et le blé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bétail se composait généralement d'une vache, d'un ane ou d'un mulet, les plus aisés possédaient en plus quelques brebis.&lt;br /&gt;L'alimentation du bétail était faite de paille, de luzerne et de halfa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles De Foucauld qui a visité l'Outat à la fin du XIX siècle nous livre des renseignements précis sur la situatioin des ksours de l'outat et sur le nombre de guerriers que comportait chaque Ksar: " voici  l'ordre où on les trouve en descendant l'Oued:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rive droite : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tatiouine:                60 fusils&lt;br /&gt; Aflilou:  2ksars         150 fusils&lt;br /&gt; Tissouit :                20 fusils&lt;br /&gt; Assellim : 2 ksars       150 fusils&lt;br /&gt; Ait Ouafella : 3 ksars   150 fusils&lt;br /&gt; Ikhremjioune :            60 fusils&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rive gauche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Barrem :                 100 fusils&lt;br /&gt;  Tabenaatout :            50 fusils&lt;br /&gt;  Sammoura :               60 fusils&lt;br /&gt;  Bouzmella :              60 fusils&lt;br /&gt;  Atmane Oumoussa :        150 fusils&lt;br /&gt;  Tachaouit :              100 fusils&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE..... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiré de  " Esquisses historiques de Midelt - publié en 1998 par Dr M.Mouhib.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;SCRIPT type="text/javascript" SRC="http://www.1tpe.com/pubJSban.php?af=younym"&gt;&lt;/SCRIPT&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-2171998554306426688?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/2171998554306426688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=2171998554306426688' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2171998554306426688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/2171998554306426688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/02/midelt-avant-le-protectorat-loutat-1.html' title='Midelt avant le protectorat  : L&apos;Outat (1)'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R6n8fVDYPAI/AAAAAAAAAPk/L4ia6SniAG8/s72-c/tashawit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-1262999848208704479</id><published>2008-01-29T10:26:00.000-08:00</published><updated>2008-01-29T10:58:10.194-08:00</updated><title type='text'>Labellisation de la pomme de Midelt.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R591dVDYO_I/AAAAAAAAAPc/JsHnzAUDMy0/s1600-h/pomme3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R591dVDYO_I/AAAAAAAAAPc/JsHnzAUDMy0/s320/pomme3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160972844717849586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour valoriser et diversifier les produits agricoles marocains la chambre des représentants vient d'adopter un projet de loi relatif aux signes distinctifs d'origine et de qualité de produits agricoles . C'est, selon le Ministère de l'agriculture , "un premier pas vers la labellisation des produits du terroir marocain".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs produits sont, selon La MAP , concernés par cette loi: les produits animaux: les ovins de Timahdit et de Béni M'Guild...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les produits végétaux: les dates (mejhoul), les clémentines du Souss....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait souhaitable que la pomme de Midelt figurerait sur la liste des produits à labélliser. La "Golden" et la "Délicious" de la région de Midelt sont de renommée nationale. Elles sont appréciées pour leur saveur sucrée, leur pulpe acidulée et croquante,leur taille et leur couleur unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La labellisation de ces fruits qui est le centre d'intérét des agriculteurs de la région permettra à ces derniers d'accroitre et de sécuriser leur revenu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-1262999848208704479?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/1262999848208704479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=1262999848208704479' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1262999848208704479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/1262999848208704479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/01/labellisation-de-la-pomme-de-midelt.html' title='Labellisation de la pomme de Midelt.'/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_Pb3pBIOMUEY/R591dVDYO_I/AAAAAAAAAPc/JsHnzAUDMy0/s72-c/pomme3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7580291795250802820.post-799107129954463962</id><published>2008-01-17T11:18:00.000-08:00</published><updated>2008-01-27T12:39:26.658-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7580291795250802820-799107129954463962?l=echomidelt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://echomidelt.blogspot.com/feeds/799107129954463962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7580291795250802820&amp;postID=799107129954463962' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/799107129954463962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7580291795250802820/posts/default/799107129954463962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://echomidelt.blogspot.com/2008/01/le-meilleur-casino-franais.html' title=''/><author><name>Dr Mouhib Mohamed</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10974153489473315280</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
