samedi 28 août 2010

Le monde de Aicha Bassou (48)

Les jours passèrent, ils rallongeaient et les pluies du printemps achevèrent de faire fondre le manteau neigeux de la steppe et des forêts de la haute Moulouya orientale. Midelt et son cercle, Itzer, Boumia, Tounfite n'étaient plus isolés du reste du pays. Les col du Zad , de Talghoumt, de Tanout Oufilal étaient ouverts à la circulation .
Le camion d’Ait Ouribane , reliant Taghzout à Midelt, reprenait son activité. C’était Ouchari , le conducteur du camion qui rapporta à Ouadichane la rumeur qui circulait pendant plusieurs mois à Taghzout, concernant Oubaw et les autres mafieux du cèdre. Il lui confia, autour d’un verre de thé, dans le café habituel d’Ouadichane (café d’Addi) :
- Si la rumeur s’avère véridique, Oubaw et sa clique seront dans de beaux draps.
C'était une bonne nouvelle, et pourtant, nulle trace de joie n'apparut sur le visage d'Ouadichane. Il répondit avec grand scepticisme :
- Ecoute mon ami, Oubaw est sans aucun doute le plus puissant, le plus orgueilleux et le plus débauché de tous les habitants de Taghzout. Il s’est engraissé comme tu le sais dans le commerce illégal du cèdre. Il est devenu avec l’argent sale l’un des maitres de la région. Les décideurs locaux et régionaux le craignent, ils le mettront sans aucun doute à l’abri de tout danger.
Puis, se reprenant :
De toute façon, gloire à Dieu, seigneur des mondes, il est là, lui qui m’a facilité la séparation avec Souad éloignera sans aucun doute cette crapule d’Oubaw de notre route, Tassekourt et moi. Il laissa s'écouler un long silence avant d'ajouter:
Mon oncle disait toujours "que le bien est récompensé par le bien, le mal par le mal". Si les hommes de bien subissent des dommages et les mauvaises gens obtiennent satisfaction, alors ... "besslama, nemsamah"(au revoir)
- Je suis parfaitement de ton avis. Au fait, depuis quand vous vous êtes séparés Souad et toi ?
- Il y a à peine quinze jours. Il ajouta : j’ai passé un hiver très dur dans les tribunaux. Dieu merci, les trois années d’enfer passées avec Souad sont aujourd’hui oubliées. Il porta son verre aux lèvres , le but jusqu'au bout avant d'ajouter:
Je me sens libre maintenant. Je pense à mon avenir avec Tassekourt . Tout ira sûrement mieux. Je suis entrain d’effectuer toutes les démarches administratives nécessaires pour me rapprocher de ma bien aimée et des miens. Je viens de demander mon affectation au centre de santé le plus proche de chez moi, celui de Tounfit.

2 commentaires:

yassan a dit…

Bonjour Mer Mouhib
je n'arrive pas à envoyer de message ici.
j'ai essayé à maintes reprise d'envoyer l'épisode 48 mais en vain.
Salutations.

Dr Mouhib Mohamed a dit…

Bonjour Yassan

Je viens de trouver ce message, le problème est peut être du à l'utilisation de google chrome lors de ces derniers messages.
J'essaierai de retrouver la dernière configuration, et j'aimerais bien avoir aussi ton avis sur la fin de l'histoire.
Salutations