
Nous montions, derrière l’infirmier major Mr Ouadichane, la piste pierreuse qui grimpe sur le plateau. Nous étions un médecin et deux infirmiers .nous allions par cette journée de novembre consulter les enfants atteints de bouzougagh (rougeole) dans le village enclavé Tigharmine, un coin perdu de la haute Moulouya orientale.
Notre arrivée ayant été saluée à coups de pierres, nous est il permit d’en augurer quelques succès dans notre tâche de quelques jours ?
Docteur Bouflja , Le jeune médecin exerçant à Meknès , ne cache pas son inquiétude.
- Les gens n’ont pas l’aire commode, ici, qu’est ce que nous allons bien pouvoir faire ?
- Vous allez les aimer, répond simplement Ouadichane ,originaire d’ un village non loin de Tigharmine.
- Aimer ! s’exclama Chakour, l’infirmier originaire de Tadla.
Comme s’il avait le pouvoir de révolter les forces malfaisantes, une ruée de pierres nous enveloppa.
Là haut, un petit mioche de rien du tout barbouillé et loqueteux nous lançait des cailloux.
Dressé sur une colline, face à nous, il semblait prendre la responsabilité de ses actes ne cherchait ni à se cacher ni à fuire.
Et le grand Ouadichane souriant, sa casquette rejetée en arrière montait le premier avec la sérénité de quelqu ‘ un qui recevait les dattes et du lait un jour de fête.
Les cailloux continuaient à pleuvoir. Ils nous rasaient , nous frôlaient, sifflotaient à nos oreilles sans nous atteindre.
L’infirmier major parlant la langue du petit, lui lança : « mayde da teggad aya naghdim ? tedide adakh temrzde ! » (arrête espèce de gredin , tu risques de nous blesser).
Arrivé face au gamin Ouadichane lui sourit et disait : « A mamiss n’ lahrame tassende taddarte n’ lamkaddem ? » (espèce de batârd connais tu la maison du mkaddem ).
Le jeune homme, qui pouvait bien avoir douze ans, s’attendait à recevoir autre chose qu’un sourire, poitrine haletante, reniflant avec force et déclarait.
-Si je la connais ! C’est la maison de notre voisine khalti Aicha Bassou, l’amkaddem Ali outamagharte est son fils. Il habite chez elle.
-Et bien !veux nous nous indiquer le chemin ?
-Vous n’avez qu’à me suivre………. A suivre….

5 commentaires:
bonour dr Mouhib
je serai le premier a te feliciter et moi aussi je vais suivre ton histoire
amities
patrick
Bonjour Si Mohamed.
Bravo! je suis content que tu te mettes à la création. Un premier billet et déjà l,eau à la bouche pour la suite.
J,ai bien rigolé en lisant le mot ANGHDIM que je n,ai pas entendu cela fait belle lurette. Tu nous plonge bien dans l'atmosphère des ighermanes pour des apnés à couper le souffle.
Vivement la suite.
Amitiés
Majid Blal
Bonjour Patrick,
tu as été également le premier à me féliciter quand j'ai publié le premier billet du blog.
Merci pour tes encouragements
Amitié
Bonjour Majid,
je t'avais parlé du monde de Aicha Bassou à l'hotel Asmaa. Je ne comptais le publier que l'hiver prochain, je ne sais quel "ticok" m'a piqué pour le commencer de suite.
Merci pour tes encouragements.
J'attends avec impatience "le pain chaud."
Amitié
"Amaḍal n Ɛica Bassu (1)"
Ar nttaliy ḍaret imsemgel ameqran Mas Uɛddican , abrid igan iẓran yulin g ifadden n ɛari .Nella s sin imsemglen d yan umjjujey . Nedda g wass-a n nuwanbir an zrey iycirran yaγ buzegwaγ g iγrem n Tiγrmatin illan g ufergan n melwit tamajyalet tugmiṭ.
Islliwen aγed igran itnan ideγ n ngula, ukan an sirem ad tzrey twuri neγ n-itsen wussan suyenna nra ?
Amjjujey Bufelja , aterras bu isafaren mi tlla twuri g Ameknas , ur iffir aḳuḳer nes .
- Mdden da ? ur bunan kạ, ukan mami nγey att neg ?
- Tsuled atten tirin , irar as s tagzlet Uɛddican , igan seg yan iγrem ur iɛriqen i Tiγrmatin .
- Tayri ! ar itrɛab Cakur amsmgel igan seg Tadla .
Zuned ittubder mayed ixxan ,taγed γifneγ tagut niselliwen .
Din afella , yan lbez nuwedḥaḥ , irkan ar iteddu suberduz , ar aγed ikkat sislliwen.iqqima xef yat taγrut dataγ , isressa tisattin nes , ur inada ad iffer , ur irwil .
Ameqran Uɛeddican ar itessa , lkasketa nes irurat s ḍaret ar ittaliy damezwaru sumedaz am unna yumzen tibɛucin d ugefa ass n tfaska .
Iselliwen sulen dad tṭaren γifneγ, da tekkan nnigaγ , tamaneγ ar aγ zizziyen tama nimeziyan maka ur daγ ssiγin .
Amsmgel ameqran , isawalen iles n umezzan innas « mayed da teggad ayaneγḍ̣im ? teddid adaγ tmerzed » ideγ n igula Uɛddican nil umezzan ,iṭtesas yiniyas « a icenti , tsned tigemmi n urqqas awankan ?
Afergas, mi iγey ad γures tili sin d mraw n-isgwasen , igan xef ka yaḍen , urid tadsa , admer nes ar isalkka , iman nes ddan ad fγen s-usuḍ , inna :
Ih sneγ , hat tigemmi n tanaraget neγ Tayawet inew Ɛica Bassu , areqqas Ɛli Utemγret hat memmis , izdeγ γures .
Iwa , ad tirid adaγ tskned abrid ?
Ugmiḍ = est, orient
Sirem = esperer
Amillus = Satan, mauvais esprits
Amedaz = joie
Awankan = étatique
Afergas = jeune homme
Anarag = voisin
Sken = montrer
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